MANUELS SCOLAIRES

COURS D’HISTOIRE, 4ÈME ANNÉE PRIMAIRE

Edition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC

Préliminaires

0.1. Introduction Générale au Cours

Ce cours d’histoire de quatrième année primaire marque le passage fondamental de l’observation des changements dans le milieu local à la construction d’un récit national structuré. Les élèves explorent pour la première fois les grands jalons, les figures marquantes et les dates symboliques qui ont façonné la République Démocratique du Congo. L’objectif est de bâtir les fondations d’une conscience historique et patriotique, en comprenant l’évolution de la société congolaise à travers le temps.

0.2. Objectifs Pédagogiques du Degré Moyen

Conformément au programme national, ce cours vise à amener l’élève à traiter avec succès les situations qui lui demandent de situer des événements dans le temps (heure, jour, mois, année, siècle), de montrer les différents changements intervenus dans la vie humaine (outillage, habitat, transport, culture), d’expliquer les grands moments de l’histoire du pays (avant, pendant et après la colonisation), de situer les personnages historiques importants et de comparer les inventions anciennes aux découvertes récentes.

0.3. Compétences Visées à la fin de l’année

À l’issue de cette année, l’élève doit être capable d’utiliser une ligne du temps pour ordonner des événements. Il saura comparer l’outillage ancestral (hache en pierre) et l’habitat traditionnel (hutte) avec les équivalents modernes (outils en métal, maison en dur). L’élève pourra nommer les principales figures de l’histoire de la RDC, de Kimpa Vita à Laurent Désiré Kabila, et lister les événements clés comme la proclamation de l’indépendance ou la Conférence Nationale Souveraine, en expliquant leur importance.

0.4. Approche Méthodologique et Matériel Didactique

L’enseignement privilégie une approche active basée sur la comparaison et la chronologie. L’outil principal sera la ligne du temps, construite collectivement au mur de la classe. L’enseignant s’appuiera sur des supports visuels (images d’outils anciens, photos de personnages historiques, portraits des Pères de l’indépendance), des sources orales (récits de parents sur la vie « avant ») et des visites de monuments locaux (si disponibles) pour rendre l’histoire concrète et vivante.

 

 

PARTIE 1. LES OUTILS DE L’HISTOIRE ET LA MESURE DU TEMPS

Cette première partie établit les fondations conceptuelles de la discipline. Avant d’étudier le passé, l’élève doit comprendre ce qu’est l’histoire et comment les historiens la reconstituent. Il acquiert ensuite l’outil indispensable de la chronologie, en apprenant à maîtriser les différentes unités de mesure du temps, des plus courtes (l’heure) aux plus longues (le siècle), afin de pouvoir situer, ordonner et contextualiser les événements futurs du cours.

CHAPITRE 1. QU’EST-CE QUE L’HISTOIRE ?

Ce chapitre introductif définit l’histoire comme une science et non comme un simple conte. Il explore la nature des preuves que les historiens utilisent pour reconstituer le passé, en mettant un accent particulier sur les sources orales et matérielles, fondamentales pour comprendre l’histoire congolaise.

1.1. Définir l’Histoire : La Science du Passé

📜 L’élève apprend que l’histoire est l’étude scientifique des événements passés et de la vie des êtres humains. L’enseignant insiste sur la différence entre « l’histoire » (basée sur des preuves) et « les histoires » (contes ou légendes). L’objectif est de comprendre comment les sociétés, comme celle de la RDC, se sont transformées au fil du temps pour devenir ce qu’elles sont aujourd’hui.

1.2. Les Sources de l’Histoire : Les Traces du Passé

Ce module explique que l’historien travaille comme un détective qui cherche des « traces » ou des « preuves » du passé, appelées sources historiques. Les élèves comprennent qu’on ne peut rien affirmer en histoire sans une source pour le prouver. Ces sources sont classées en différentes catégories qui seront étudiées en détail.

1.3. Les Sources Orales : La Mémoire Vivante

Dans le contexte congolais, les sources orales sont primordiales. L’élève découvre que la tradition orale (récits des anciens, généalogies, chants, proverbes) est une manière de transmettre l’histoire de génération en génération. Un exercice pratique consiste à interroger ses grands-parents sur un événement de leur jeunesse, comme la vie à Kinshasa (Léopoldville) avant l’indépendance.

1.4. Les Sources Matérielles et Muettes

L’élève identifie les sources matérielles comme étant tous les objets fabriqués par les hommes du passé (outils, poteries, armes, monnaies anciennes). Il apprend que les vestiges (ruines d’anciens bâtiments, monuments) et les œuvres d’art (masques, statues) sont aussi des sources « muettes » qui nous renseignent sur les techniques et les croyances des sociétés anciennes, comme celles des royaumes Luba ou Kongo.

CHAPITRE 2. LA MESURE DU TEMPS (LES UNITÉS COURTES)

Ce chapitre se concentre sur la maîtrise des unités de temps qui rythment la vie quotidienne. L’élève apprend à utiliser ces repères pour situer des événements proches dans une chronologie personnelle et sociale, ce qui constitue la première étape de la structuration temporelle.

2.1. L’Heure et le Jour : Situer les Événements de la Journée

🕰️ L’élève apprend à situer un événement historique ou personnel avec précision dans la journée. L’enseignant utilise l’emploi du temps de la classe pour montrer la succession des moments (matin, midi, après-midi) et l’importance de l’heure (la récréation est à 10h00, la sortie à 12h30). Cette compétence permet de comprendre la chronologie d’une bataille ou d’une cérémonie.

2.2. La Semaine : Organiser le Temps Court

La semaine, avec ses sept jours, est étudiée comme une unité de temps cyclique fondamentale dans l’organisation sociale et scolaire. L’élève apprend à se repérer dans la semaine (hier, aujourd’hui, demain, lundi prochain) pour planifier des activités ou raconter des événements récents. L’enseignant fait le lien avec les jours de marché ou les événements religieux hebdomadaires.

2.3. Le Mois et l’Année : Le Calendrier

🗓️ L’élève consolide sa maîtrise du calendrier. Il mémorise l’ordre et le nom des douze mois de l’année et comprend leur fonction pour organiser le temps long (année civile et année scolaire). Il apprend que le calendrier permet de fixer les événements dans le temps (une date de naissance, une fête nationale) et de se projeter (les vacances de Noël).

2.4. Les Saisons : Le Rythme Climatique

L’élève apprend à situer les événements historiques en fonction des rythmes climatiques congolais. Il identifie la succession des saisons (saison sèche et saison des pluies) et comprend leur impact sur la vie des hommes (période des semailles, des récoltes, difficultés de transport pendant les pluies à l’Équateur). L’histoire est ainsi connectée à la géographie.

CHAPITRE 3. LA MESURE DU TEMPS (LES UNITÉS LONGUES)

Ce chapitre étend la maîtrise du temps aux unités longues, indispensables pour aborder l’histoire nationale et mondiale. L’élève apprend à conceptualiser des durées qui dépassent sa propre existence (génération, siècle) et à utiliser l’outil visuel de la ligne du temps pour ordonner les faits historiques.

3.1. La Ligne du Temps : L’Outil de l’Historien

📏 L’élève découvre l’outil visuel central de l’histoire : la ligne du temps (ou axe chronologique). L’enseignant explique qu’il s’agit d’une flèche représentant le déroulement du temps, sur laquelle on place les événements du plus ancien (à gauche) au plus récent (à droite). Les élèves s’exercent en plaçant les événements de leur propre vie (naissance, entrée à l’école).

3.2. La Génération : Comprendre la Succession

La notion de génération est introduite pour faire le pont entre l’histoire personnelle et la grande histoire. L’élève comprend la succession : lui-même, ses parents (une génération avant), ses grands-parents (deux générations avant). Cela permet de contextualiser des récits oraux (ex: « Du temps de mes grands-parents, il n’y avait pas de téléphone portable »).

3.3. Le Siècle : Une Unité de Cent Ans

Pour aborder l’histoire nationale, l’élève doit maîtriser le siècle. L’enseignant explique qu’un siècle est une période de 100 ans. Il apprend à lire les chiffres romains (ex: XXe siècle) et à situer les grands repères (ex: L’indépendance de la RDC a eu lieu au XXe siècle).

3.4. Le Millénaire : Une Unité de Mille Ans

Le millénaire (1000 ans) est introduit pour donner une perspective de temps très longue. Cette notion permet de comprendre l’ancienneté de certains royaumes, comme l’Empire Luba ou le Royaume Kongo, qui existaient plusieurs siècles avant l’arrivée des Européens, ou de civilisations très anciennes comme l’Égypte (étudiée en 6ème année).

 

 

PARTIE 2. LA VIE DES HOMMES ET SON ÉVOLUTION

Cette deuxième partie applique la notion de temps long à l’étude des changements concrets dans la vie quotidienne. Conformément au programme, l’élève compare systématiquement les modes de vie anciens et modernes. Il analyse l’évolution de l’outillage, de l’habitat, des activités économiques, des moyens de transport et des expressions culturelles, afin de prendre conscience des transformations profondes de la société.

CHAPITRE 4. L’ÉVOLUTION DE L’OUTILLAGE ET DE L’HABITAT

Ce chapitre examine les objets et les lieux de vie. L’élève étudie comment les outils utilisés pour la survie (chasse, agriculture) et les maisons ont radicalement changé, reflétant l’évolution des techniques, des matériaux disponibles et des besoins de la société.

4.1. L’Outillage Ancestral (Pierre Taillée, Bois, Fer)

🔨 L’élève découvre les outils qu’utilisaient ses ancêtres. Il étudie des exemples d’outillage en pierre taillée ou polie (pour couper), en bois (pour creuser) et les premiers outils en fer forgé (lances, houes). L’enseignant insiste sur l’ingéniosité nécessaire pour fabriquer ces outils à partir des ressources directes de l’environnement.

4.2. L’Outillage Moderne (Acier, Plastique, Électricité)

En contraste direct avec l’outillage ancestral, l’élève observe les outils modernes. Il compare la houe en fer forgé à un tracteur, la lance à un fusil, ou le pilon à un mixeur électrique. Il comprend que les outils modernes, souvent fabriqués en usine (en acier, en plastique) et utilisant l’électricité, ont rendu le travail plus rapide et efficace.

4.3. L’Habitation Traditionnelle (Paille, Terre Battue)

🏠 L’élève analyse les formes d’habitat traditionnel. Il étudie la hutte (ronde ou rectangulaire) construite avec des matériaux locaux : paille ou feuilles pour le toit, terre battue (pisé) ou branchages pour les murs. Il comprend que cet habitat était parfaitement adapté au climat et aux ressources, par exemple dans les villages du Kasaï ou du Kwango.

4.4. L’Habitation Moderne (Ciment, Tôles, Étages)

L’élève compare l’habitat traditionnel aux constructions modernes. Il observe l’utilisation de matériaux durables et manufacturés : parpaings (briques de ciment), tôles pour la toiture, vitres pour les fenêtres. Il découvre l’architecture urbaine (maisons en étages, immeubles) typique des villes comme Lubumbashi ou Kananga, répondant à une densité de population plus forte.

CHAPITRE 5. L’ÉVOLUTION DES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

Ce chapitre explore la transformation des métiers, du commerce et des déplacements. L’élève analyse le passage d’une économie de subsistance, basée sur la chasse et la cueillette, à une économie monétaire et commerciale, ainsi que la révolution des transports.

5.1. Activités Économiques Ancestrales (Chasse, Cueillette, Pêche)

L’élève étudie les modes de vie des premières sociétés. Il apprend que les activités principales étaient la chasse (pour la viande), la cueillette (pour les fruits et racines) et la pêche. Il s’agissait d’une économie de subsistance, où l’on produisait juste assez pour nourrir la famille ou le clan.

5.2. Activités Économiques Modernes (Agriculture, Élevage, Commerce)

Ce module montre la diversification des activités. L’élève voit comment l’agriculture (culture du manioc, du maïs) et l’élevage (chèvres, poules) se sont organisés. Il étudie surtout l’apparition du commerce : le passage du troc (échange d’un produit contre un autre) à l’utilisation de la monnaie (francs congolais) pour acheter et vendre des biens au marché.

5.3. Moyens de Transport Traditionnels (Pied, Pirogue, Tipoy)

L’élève analyse comment les gens se déplaçaient autrefois. Le moyen principal était la marche à pied. Pour traverser les cours d’eau, la pirogue (taillée dans un tronc d’arbre) était essentielle, comme sur le fleuve Congo. Pour transporter les chefs ou les malades, le tipoy (chaise à porteurs) était utilisé.

5.4. Moyens de Transport Modernes (Voiture, Train, Avion)

✈️ L’élève découvre la révolution des transports. Il compare la lenteur de la pirogue à la rapidité du bateau moderne, et la marche à pied au train (comme celui reliant Matadi à Kinshasa), à la voiture et à l’avion. Il comprend que ces moyens modernes ont permis de relier des régions très éloignées et d’accélérer les échanges.

CHAPITRE 6. L’ÉVOLUTION DE LA CULTURE ET DES ARTS

Ce chapitre examine les transformations dans les manières de communiquer, de croire et de s’exprimer artistiquement. L’élève compare les moyens de communication ancestraux aux technologies modernes et découvre la richesse du patrimoine artistique congolais, ancien et contemporain.

6.1. Moyens de Communication Traditionnels (Lokolé, Tam-tam)

🥁 L’élève étudie comment l’information circulait dans les sociétés anciennes. Il découvre l’utilisation du lokolé (gong en bois) ou du tam-tam (tambour) pour transmettre des messages codés à longue distance (annoncer une naissance, un décès, un rassemblement). La voix du crieur public est aussi mentionnée.

6.2. Moyens de Communication Modernes (Radio, Téléphone, Internet)

L’élève mesure le changement radical apporté par la technologie. Il compare le message du tam-tam à la radio (qui parle à tout le pays en même temps), au téléphone (qui permet une conversation directe à distance) et à Internet (qui donne accès à l’information mondiale). Il comprend l’impact de ces outils sur la vitesse de la communication.

6.3. Valeurs Culturelles (Croyances, Cultes, Coutumes)

L’histoire touche aussi aux croyances. L’élève apprend l’importance des cultes ancestraux (respect des ancêtres, rituels liés à la nature) dans l’organisation des sociétés traditionnelles. Il étudie également l’arrivée et l’influence des grandes religions (christianisme, islam) et comment elles coexistent aujourd’hui avec les coutumes.

6.4. Valeurs Artistiques (Anciennes et Modernes)

🎨 L’élève découvre la richesse artistique de la RDC. Il étudie l’art ancien, mondialement reconnu, comme les masques Pende (typiques du Kwango) ou les statues et tissus Kuba (du Kasaï), qui avaient des fonctions rituelles ou royales. Il compare cet art à l’art moderne, comme la peinture populaire (observée à Kinshasa) ou les nouvelles formes d’expression comme le cinéma et l’architecture urbaine.

 

 

PARTIE 3. GRANDS ÉVÉNEMENTS ET FIGURES DE L’HISTOIRE DE LA RDC

Cette dernière partie est le cœur du programme de quatrième année. Elle plonge l’élève dans le récit national en lui présentant les personnalités qui ont marqué l’histoire du pays, des figures de la résistance aux Pères de l’indépendance. Elle structure ensuite ce récit en grands événements chronologiques, en se focalisant sur l’acquisition de la République et les dates symboliques qui fondent la mémoire collective congolaise.

CHAPITRE 7. FIGURES MARQUANTES DE L’HISTOIRE CONGOLAISE

Ce chapitre vise à incarner l’histoire à travers des biographies de personnalités clés. L’élève apprend que l’histoire est faite par des hommes et des femmes dont les actions ont eu un impact durable sur la société.

7.1. Figures Précoloniales et de Résistance

L’élève découvre des figures qui ont marqué l’histoire des anciens royaumes et de la résistance. L’accent est mis sur des personnalités comme Ndona Béatrice Kimpa Vita, prophétesse du Royaume Kongo qui tenta de réunifier son peuple et de résister à l’influence extérieure, incarnant une figure ancienne de la conscience politique et spirituelle congolaise.

7.2. Figures de la Conscience Spirituelle et Sociale

L’élève étudie des figures du XXe siècle qui ont profondément influencé la société. Il aborde Simon Kimbangu, fondateur d’un mouvement religieux majeur devenu un symbole de la conscience noire et de la résistance pacifique au pouvoir colonial. Il découvre également le rôle social et moral du Cardinal Joseph Malula, archevêque de Kinshasa, défenseur de l’inculturation et voix critique de la société.

7.3. Les Pères de l’Indépendance

🇨🇩 Ce module est central. L’élève identifie les acteurs majeurs de l’accession à l’indépendance. Il étudie les rôles de Patrice Emery Lumumba, premier Premier Ministre et figure du nationalisme unitaire, et de Joseph Kasa-vubu, premier Président de la République. Leurs actions et leurs visions pour le Congo indépendant sont présentées.

7.4. Figures de la RDC Postcoloniale

L’élève aborde l’histoire récente à travers ses dirigeants. Il étudie les longues périodes de la Deuxième République sous Joseph Désiré Mobutu et de la Troisième République initiée par Laurent Désiré Kabila. L’enseignant mentionne aussi des figures non politiques, comme le scientifique Malu Wa Kalenga, pour montrer la diversité des contributions à la nation.

CHAPITRE 8. LES GRANDS MOMENTS DE L’HISTOIRE NATIONALE (1)

Ce chapitre commence la structuration chronologique des événements majeurs du pays, de l’acquisition de la souveraineté aux crises qui ont suivi, jusqu’à l’instauration d’un nouveau régime.

8.1. L’Indépendance (30 Juin 1960)

L’élève étudie le 30 juin 1960 comme la date fondatrice de la nation moderne. Cet événement marque la fin de la domination coloniale belge et la naissance du Congo indépendant (devenu RDC). L’enseignant explique l’importance de cette journée, marquée par les discours de Kasa-vubu et Lumumba, comme un moment de fierté et d’espoir national.

8.2. La Première République et ses Crises

L’élève apprend que les premières années de l’indépendance (1960-1965) furent difficiles. Il étudie les crises majeures qui ont menacé l’unité du pays : les rébellions et les tentatives de sécession, notamment celle du Katanga. Cette période est présentée comme un moment de grande instabilité politique.

8.3. L’Avènement de la Deuxième République (24 Novembre 1965)

Cet événement marque la prise de pouvoir par le Maréchal Mobutu, mettant fin à l’instabilité de la Première République. L’élève apprend que cette date inaugure une très longue période de pouvoir personnel et de parti unique (le MPR), qui redéfinira profondément les structures politiques et culturelles du pays, alors renommé Zaïre.

8.4. La Conférence Nationale Souveraine (CNS)

L’élève découvre la Conférence Nationale Souveraine (débutée en 1991) comme un moment crucial de libération de la parole. Face à la crise de la Deuxième République, les représentants de tout le pays se sont réunis à Kinshasa pour débattre de l’avenir de la nation et réclamer la démocratie et le multipartisme.

CHAPITRE 9. LES GRANDS MOMENTS DE L’HISTOIRE NATIONALE (2)

Ce dernier chapitre poursuit la chronologie des événements récents et se termine par un récapitulatif des dates symboliques que tout citoyen doit connaître, renforçant ainsi la mémoire collective.

9.1. La Fin de la Deuxième République (17 Mai 1997)

Cette date marque la chute du régime de Mobutu après 32 ans de pouvoir, suite à l’avancée de l’AFDL dirigée par Laurent Désiré Kabila. Cet événement met fin à l’ère du Zaïre et ouvre une nouvelle page de l’histoire du pays, qui reprend son nom de République Démocratique du Congo.

9.2. Les Guerres Récentes et la Transition

L’élève est sensibilisé aux événements douloureux qui ont suivi 1997. L’enseignant aborde, avec la prudence requise pour ce niveau d’âge, les guerres qui ont déchiré le pays et la difficile période de Transition qui a suivi, visant à réunifier le territoire et à ramener la paix.

9.3. Dates Symboliques (4 Janvier 1959 et 17 Janvier 1961)

L’enseignant revient sur deux dates clés. Le 4 Janvier 1959 est étudié comme le jour des « Martyrs de l’Indépendance », une révolte populaire à Léopoldville (Kinshasa) qui a accéléré le processus vers l’indépendance. Le 17 Janvier 1961 est commémoré comme le jour de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, héros national.

9.4. Dates Symboliques (16 Février 1992 et 16 Janvier 2001)

Deux autres dates importantes sont mémorisées. Le 16 Février 1992 correspond à la « Marche des Chrétiens » à Kinshasa, une manifestation pacifique pour la réouverture de la CNS, brutalement réprimée. Le 16 Janvier 2001 est la date de l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila, également commémoré comme un héros national.

 

 

Annexes

Annexe 1. Chronologie Simplifiée de la RDC

Cette annexe propose une ligne du temps visuelle et simplifiée, résumant les dates et événements majeurs étudiés (Royaumes anciens, Conférence de Berlin, EIC, Congo Belge, Indépendance 1960, 1ère Rép., 2e Rép. 1965, CNS 1991, Prise de pouvoir 1997, 3e Rép.), destinée à être affichée en classe.

Annexe 2. Glossaire des Termes Historiques

Un lexique définissant de manière simple les mots clés du cours : Chronologie, Siècle, Génération, Source historique, Tradition orale, Indépendance, République, Sécession, Rébellion, Conférence Nationale Souveraine (CNS).

Annexe 3. Biographies Courtes des Figures Nationales

Des fiches biographiques d’une page pour les personnalités principales du programme (Kimpa Vita, Simon Kimbangu, P.E. Lumumba, J. Kasa-vubu, J.D. Mobutu, L.D. Kabila), résumant leurs dates clés et leur action principale.

Annexe 4. Cartes Historiques Simplifiées

Une série de deux cartes pour illustrer le cours :

  1. Carte des grands royaumes précoloniaux (Kongo, Luba, Lunda, Kuba).
  2. Carte administrative actuelle de la RDC avec ses 26 provinces (pour situer les événements et les lieux de naissance des personnages).