MANUELS SCOLAIRES

COURS DE DOCTRINES SOCIALES, 4ème année, option TECHNIQUES SOCIALES

Edition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC.

Préliminaires

1. Objectifs du cours

L’objectif fondamental de ce cours est de développer chez les élèves l’esprit critique, le jugement et la maturité intellectuelle en les initiant aux grands courants de pensée qui ont cherché à comprendre et à transformer la société. 🧠 L’élève apprendra à analyser les fondements, les propositions et les implications des principales doctrines sociales (libéralisme, socialisme, etc.), afin de pouvoir situer les débats contemporains et de forger sa propre réflexion sur les enjeux de la justice sociale.

2. Directives méthodologiques

Une approche pédagogique basée sur le débat et la discussion critique caractérise ce cours. Le professeur agira comme un facilitateur, en présentant de manière concise les doctrines et en invitant les élèves à les analyser, à les comparer et à les confronter aux problèmes sociaux de la RDC. 🏛️ La méthode partira de l’observation de problèmes concrets (inégalités, chômage) pour remonter aux cadres doctrinaux qui tentent de les expliquer et de proposer des solutions, favorisant ainsi un engagement philosophique et citoyen.

3. Compétences visées

À l’issue de cette formation, l’élève sera en mesure de :

  • Définir ce qu’est une doctrine sociale et la distinguer d’une théorie ou d’une idéologie.
  • Identifier les principes fondamentaux des grands courants doctrinaux (libéralisme, socialisme, etc.).
  • Reconnaître les principaux penseurs associés à chaque doctrine.
  • Analyser de manière critique les forces, les faiblesses et les implications de chaque doctrine.
  • Appliquer ces grilles de lecture à l’analyse des problèmes sociaux contemporains en RDC.
  • Participer de manière argumentée à un débat sur des questions de société.

4. Outils et supports didactiques

La transmission des savoirs mobilisera une diversité de supports pour stimuler la réflexion. 📜 Seront utilisés des extraits de textes des grands penseurs sociaux, des articles de presse présentant des points de vue divergents sur des questions sociales, des schémas comparatifs des différentes doctrines, ainsi que des supports pour l’organisation de débats structurés en classe.

Partie I : Introduction et Fondements de la Pensée Sociale

Cette partie initiale établit le cadre de la réflexion. Elle définit ce qu’est une doctrine sociale, retrace les origines historiques de la pensée sur la société depuis l’Antiquité, et se concentre sur la naissance et les principes fondateurs de la première grande doctrine de la modernité : le libéralisme.

Chapitre 1 : Introduction aux Doctrines Sociales

1.1. Définition : Qu’est-ce qu’une doctrine sociale ?

Une doctrine sociale est présentée comme un ensemble cohérent de principes, de valeurs et de propositions d’action qui visent à organiser la vie en société de manière juste et harmonieuse. Elle combine une analyse du réel et un projet normatif.

1.2. La distinction entre théorie, idéologie et doctrine

Une clarification conceptuelle est opérée. La théorie vise à expliquer le réel de manière neutre. L’idéologie est un système de croyances qui justifie un ordre social. La doctrine, quant à elle, propose un idéal à atteindre et les moyens d’y parvenir.

1.3. La fonction des doctrines

Les doctrines sociales ont une double fonction : une fonction d’explication, en offrant une grille de lecture des problèmes sociaux, et une fonction de mobilisation, en proposant un projet de société capable de guider l’action collective.

1.4. L’importance des doctrines pour le travailleur social

Pour le futur travailleur social, connaître les doctrines est essentiel. Cela lui permet de comprendre les fondements des politiques sociales, de décrypter les discours des acteurs publics et de situer sa propre pratique dans un cadre de valeurs réfléchi.

Chapitre 2 : Les Racines Historiques de la Pensée Sociale

2.1. La pensée sociale dans l’Antiquité

Le cours explore les premières réflexions sur la cité idéale et la justice sociale chez les philosophes grecs, notamment Platon et sa vision d’une société hiérarchisée, et Aristote et son analyse des constitutions politiques.

2.2. La pensée sociale au Moyen Âge

L’influence de la pensée chrétienne sur la conception de la société médiévale est analysée. Des notions comme la charité, le juste prix et la condamnation de l’usure ont profondément marqué l’organisation économique et sociale.

2.3. Les Lumières et la pensée sociale moderne

Le XVIIIe siècle est présenté comme un tournant majeur. Des penseurs comme John Locke (droits naturels) et Jean-Jacques Rousseau (contrat social) posent les bases de la pensée moderne en plaçant l’individu et la raison au centre de la réflexion sur la société.

2.4. La Révolution industrielle comme creuset des doctrines

La Révolution industrielle, en créant des bouleversements sociaux sans précédent (urbanisation, pauvreté ouvrière), a rendu nécessaire l’élaboration de nouvelles doctrines (libéralisme, socialisme) pour penser et organiser cette nouvelle société.

Chapitre 3 : Les Fondements du Libéralisme

3.1. Les précurseurs : Les Physiocrates

Le courant des Physiocrates français du XVIIIe siècle est étudié comme un précurseur du libéralisme. Leur croyance en un « ordre naturel » de l’économie et leur célèbre devise « laissez faire, laissez passer » sont expliquées.

3.2. Adam Smith : La main invisible

Adam Smith est présenté comme le père fondateur du libéralisme économique. 📈 Son concept de « main invisible » est analysé : la recherche par chacun de son intérêt égoïste contribuerait, comme par une main invisible, à l’intérêt général et à la richesse des nations.

3.3. Les piliers du libéralisme classique

Les trois piliers de la doctrine libérale sont détaillés : la liberté individuelle comme valeur suprême, la propriété privée comme un droit naturel et sacré, et l’individualisme méthodologique, qui considère que la société n’est que la somme des individus qui la composent.

3.4. L’évolution du libéralisme en Angleterre

Le cours retrace le développement du libéralisme classique en Angleterre, avec les analyses parfois pessimistes de Thomas Malthus sur la population et de David Ricardo sur la répartition des richesses, et la synthèse de John Stuart Mill.

Partie II : Le Libéralisme et ses Évolutions

Cette deuxième partie poursuit l’exploration de la doctrine libérale. Elle examine son expansion, les critiques qu’elle a suscitées, et ses profondes transformations au XXe siècle face aux crises économiques et à la montée de l’État-providence, jusqu’aux débats contemporains.

Chapitre 4 : L’Expansion et la Critique du Libéralisme

4.1. L’école libérale française

L’école libérale française du XIXe siècle, souvent plus optimiste que son homologue anglaise, est présentée à travers des figures comme Jean-Baptiste Say et Frédéric Bastiat, qui défendent avec ferveur les bienfaits de la liberté économique.

4.2. Les conséquences sociales du libéralisme

Le cours analyse les effets sociaux du capitalisme industriel naissant, qui s’est développé sur la base des principes libéraux : l’enrichissement d’une bourgeoisie d’entrepreneurs, mais aussi la paupérisation et les conditions de travail très difficiles de la classe ouvrière.

4.3. L’émergence du capitalisme industriel

Le capitalisme est défini comme le système économique fondé sur la propriété privée des moyens de production et la recherche du profit. Son développement au XIXe siècle, en lien avec la doctrine libérale, est retracé.

4.4. Les premières critiques du système libéral

Face aux conséquences sociales de la révolution industrielle, des voix critiques s’élèvent. Ces critiques, qui dénoncent l’injustice et l’inhumanité du système, donneront naissance aux doctrines socialistes.

Chapitre 5 : Le Néo-libéralisme et la Pensée Keynésienne

5.1. La crise de 1929

La grande crise économique de 1929 est présentée comme un événement qui a profondément ébranlé la confiance dans les vertus autorégulatrices du marché, telles que postulées par le libéralisme classique.

5.2. John Maynard Keynes

L’économiste britannique John Maynard Keynes est étudié comme le penseur qui a théorisé la nécessité de l’intervention de l’État pour soutenir la demande et lutter contre le chômage, rompant ainsi avec le dogme du « laisser-faire ».

5.3. William Beveridge et l’État-providence

Le rapport Beveridge de 1942 en Grande-Bretagne est analysé comme l’acte de naissance de l’État-providence moderne. Il propose la mise en place d’un système de sécurité sociale universel pour protéger les individus contre les grands risques de la vie (maladie, chômage, vieillesse).

5.4. Le néo-libéralisme contemporain

En réaction à l’interventionnisme keynésien, le courant néo-libéral (incarné par des penseurs comme Friedrich Hayek et Milton Friedman) prône un retour aux principes du marché et une réduction drastique du rôle de l’État. Cette doctrine a fortement influencé les politiques économiques mondiales depuis les années 1980.

Chapitre 6 : Les Figures Modernes du Libéralisme

6.1. Joseph Schumpeter

L’économiste autrichien Joseph Schumpeter est présenté pour son analyse dynamique du capitalisme, qu’il décrit comme un processus de « destruction créatrice » où l’innovation portée par l’entrepreneur est le véritable moteur du progrès économique.

6.2. François Perroux

Le penseur français François Perroux est étudié pour sa critique humaniste de l’économie de marché et sa tentative de développer une économie « du don » et des « coûts de l’homme », qui prendrait en compte toutes les dimensions de la personne.

6.3. Jean Fourastié

L’analyse de Jean Fourastié sur le passage de la société agricole à la société industrielle, puis à la société de services (« Les Trente Glorieuses »), est présentée comme une contribution majeure à la compréhension des grandes transformations économiques et sociales du XXe siècle.

6.4. Le débat actuel

Cette section de synthèse aborde les débats contemporains qui traversent la pensée libérale, notamment sur la question de la régulation de la finance, de la gestion des biens communs mondiaux (climat) et de la lutte contre les inégalités croissantes.

Partie III : Les Doctrines Socialistes et Communistes

Cette troisième partie est consacrée à l’étude de la grande famille de pensée qui s’est construite en opposition au libéralisme. Elle explore les premiers socialismes, décortique en profondeur le marxisme, analyse ses différentes postérités politiques et se conclut sur la mise en pratique du communisme au XXe siècle.

Chapitre 7 : Les Socialismes Utopiques 

7.1. Les précurseurs

Le cours présente les premiers penseurs qui, au début du XIXe siècle, ont imaginé des formes alternatives d’organisation sociale pour remédier aux maux de l’industrialisation, comme le Comte de Saint-Simon qui prônait une société dirigée par les industriels et les savants.

7.2. Robert Owen

L’industriel et réformateur britannique Robert Owen est étudié pour ses tentatives de créer des communautés industrielles modèles, fondées sur la coopération, l’éducation et l’amélioration des conditions de travail, afin de prouver la supériorité de ce modèle.

7.3. Charles Fourier

Le penseur français Charles Fourier est présenté pour son projet de « phalanstère », une communauté de vie et de travail harmonieuse où les individus pourraient s’épanouir en suivant leurs passions, une critique radicale de la monotonie du travail industriel.

7.4. Pierre-Joseph Proudhon

Proudhon, célèbre pour sa formule « la propriété, c’est le vol », est analysé comme une figure de transition vers un socialisme plus combatif. Il prône une société sans État, fondée sur le mutuellisme et la fédération de petits producteurs autonomes.

Chapitre 8 : Le Marxisme comme Socialisme Scientifique

8.1. La vie et l’œuvre de Karl Marx

Karl Marx est présenté comme le penseur qui a voulu donner au socialisme une base scientifique, en rupture avec les « utopistes ». Sa démarche vise à analyser les lois du développement historique et du capitalisme pour en déduire la nécessité de la révolution.

8.2. Le matérialisme historique et la lutte des classes

Le concept central du matérialisme historique est expliqué : l’infrastructure économique détermine la superstructure sociale et politique. L’histoire de toute société est alors analysée comme l’histoire de la lutte entre les classes sociales antagonistes.

8.3. L’analyse de l’exploitation capitaliste

Le cours détaille l’analyse économique de Marx, qui vise à démontrer que le profit capitaliste provient de l’exploitation du travail des ouvriers, à travers l’extraction de la plus-value (la différence entre la valeur créée par le travailleur et la valeur de sa force de travail).

8.4. Le projet révolutionnaire

La doctrine marxiste débouche sur un projet politique : la révolution prolétarienne doit renverser le capitalisme, instaurer une phase transitoire de « dictature du prolétariat » pour aboutir finalement à la société communiste, une société sans classes et sans État.

Chapitre 9 : Le Socialisme après Marx

9.1. Le courant réformiste

À la fin du XIXe siècle, une partie du mouvement socialiste, la social-démocratie, abandonne la perspective révolutionnaire pour prôner une transformation progressive du capitalisme par des réformes sociales et l’action parlementaire.

9.2. Le courant révolutionnaire

L’autre courant, incarné par des figures comme Lénine en Russie, reste fidèle à la perspective révolutionnaire, considérant que le capitalisme ne peut être amendé et doit être détruit par la force.

9.3. Les autres penseurs socialistes

Le cours mentionne brièvement d’autres figures du socialisme allemand comme Ferdinand Lassalle, qui a joué un rôle clé dans l’organisation du mouvement ouvrier.

9.4. La diversité des socialismes au XXe siècle

Cette section montre que le « socialisme » est une famille de pensée très diverse, qui va du communisme totalitaire à la social-démocratie gestionnaire du capitalisme, en passant par de multiples expériences intermédiaires.

Chapitre 10 : La Mise en Pratique : Le Communisme d’État

10.1. Vladimir Lénine et la Révolution bolchévique

La Révolution russe de 1917 est présentée comme la première tentative de mettre en œuvre la doctrine marxiste, adaptée par Lénine à la réalité d’un pays agraire. Le rôle du parti d’avant-garde y est central.

10.2. Le stalinisme

Le régime mis en place par Staline en URSS est analysé comme une dérive totalitaire du projet communiste, caractérisée par la terreur politique, le culte de la personnalité et une planification économique centralisée et brutale.

10.3. Le maoïsme en Chine

La version chinoise du communisme, développée par Mao Zedong, est étudiée pour ses spécificités, notamment son appui sur la paysannerie et ses campagnes de mobilisation de masse comme le « Grand Bond en avant » ou la « Révolution culturelle ».

10.4. L’effondrement du bloc communiste

La chute du mur de Berlin en 1989 et l’effondrement de l’URSS en 1991 sont présentés comme des événements qui ont marqué la fin de l’expérience communiste en Europe et ont ouvert une nouvelle ère idéologique.

Partie IV : Les Autres Voies Doctrinales

La dernière partie du cours explore d’autres grandes doctrines qui ont proposé une vision alternative de la société, en dehors du grand face-à-face entre le libéralisme et le socialisme. Elle aborde la pensée sociale de l’Église, les socialismes africains, pour se conclure sur les enjeux doctrinaux les plus contemporains.

Chapitre 11 : La Doctrine Sociale de l’Église Catholique

11.1. Les sources et les formes de l’enseignement

La doctrine sociale de l’Église est présentée comme un corpus de textes (principalement des encycliques papales) qui, depuis la fin du XIXe siècle, proposent une réflexion sur les problèmes économiques et sociaux à la lumière de l’Évangile.

11.2. Les grandes encycliques sociales

Quelques encycliques majeures sont étudiées, de Rerum Novarum (1891), qui aborde la « question ouvrière », à des textes plus récents comme Populorum Progressio (1967) sur le développement des peuples ou Laudato si’ (2015) sur l’écologie intégrale.

11.3. Les principes clés

Les grands principes qui structurent cette pensée sont détaillés : la dignité de la personne humaine, le bien commun, la destination universelle des biens, la subsidiarité (ne pas faire à un échelon supérieur ce qui peut être fait à un échelon inférieur) et la solidarité.

11.4. L’influence sur les mouvements sociaux

Cette doctrine a inspiré de nombreuses initiatives sur le terrain, comme les syndicats chrétiens, les mutuelles, les coopératives et un vaste réseau d’associations caritatives et de développement, très présentes en RDC.

Chapitre 12 : Le Socialisme Africain

12.1. Les fondements

Le socialisme africain des années d’indépendance est présenté comme une tentative de synthèse. Il vise à rejeter à la fois l’exploitation du capitalisme colonial et le matérialisme athée du communisme soviétique. 

12.2. La recherche d’une « troisième voie »

L’objectif était de construire une voie de développement originale, fondée sur les valeurs communautaires traditionnelles de l’Afrique (la « négritude » de Senghor, l' »Ujamaa » de Nyerere) et sur un État fort planificateur.

12.3. Les grandes figures et tendances

Le cours présente les expériences de quelques leaders emblématiques de ce courant, comme Léopold Sédar Senghor au Sénégal, Julius Nyerere en Tanzanie ou Kwame Nkrumah au Ghana, en soulignant la diversité de leurs approches.

12.4. Le bilan et l’héritage

Le bilan de ces expériences est discuté de manière nuancée. Si elles ont souvent échoué sur le plan économique, elles ont laissé un héritage important dans la pensée politique africaine contemporaine, notamment sur les questions de souveraineté et d’unité.

Chapitre 13 : Les Doctrines du Tiers-Mondisme

13.1. Le Tiers-Mondisme comme courant politique

Le Tiers-Mondisme est un courant de pensée né dans les années 1950, qui affirmait la solidarité des pays du « Tiers Monde » (Asie, Afrique, Amérique latine) face aux deux blocs de la Guerre Froide et revendiquait un « non-alignement ».

13.2. La théorie de la dépendance

Sur le plan intellectuel, ce courant s’est appuyé sur la théorie de la dépendance, qui analyse les relations économiques mondiales comme un système structuré qui maintient les pays du Sud dans une position de subordination.

13.3. Les stratégies de développement autocentré

En réponse, ces doctrines ont prôné des stratégies de développement « autocentré », visant à déconnecter partiellement les économies du Sud du marché mondial pour construire une industrialisation axée sur la satisfaction des besoins locaux.

13.4. La critique de la mondialisation

L’héritage de ces doctrines se retrouve aujourd’hui dans les mouvements altermondialistes, qui critiquent les effets de la mondialisation néo-libérale et plaident pour des relations économiques internationales plus justes.

Chapitre 14 : Les Enjeux Doctrinaux Contemporains

14.1. L’écologie politique

La montée de la conscience environnementale a fait émerger l’écologie politique comme une nouvelle doctrine. 🌍 Elle questionne le modèle de croissance productiviste commun au libéralisme et au socialisme, et propose une réorganisation de la société basée sur la durabilité écologique.

14.2. Les débats sur le multiculturalisme

Face à la diversité culturelle croissante des sociétés, de nouveaux débats doctrinaux ont émergé. Le multiculturalisme prône la reconnaissance et la valorisation des différentes identités culturelles au sein d’un même État.

14.3. Le féminisme comme doctrine

Le féminisme est présenté comme une doctrine sociale à part entière. Il analyse les rapports sociaux de sexe comme un système de domination (le patriarcat) et propose un projet de transformation radicale de la société pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

14.4. La place des doctrines aujourd’hui

Le cours se conclut par une réflexion sur le rôle des grandes doctrines dans un monde souvent qualifié de « post-idéologique ». Il s’interroge sur la fin des « grands récits » et l’émergence de nouvelles manières, peut-être plus fragmentées, de penser le changement social.

Annexes

1. Glossaire des doctrines sociales

Un lexique définit de manière simple les concepts clés de chaque doctrine (main invisible, plus-value, bien commun, Ujamaa, etc.), fournissant un outil de référence pour maîtriser le vocabulaire. 📖

2. Biographies succinctes des principaux penseurs

De courtes notices biographiques présentent les figures majeures étudiées (Adam Smith, Karl Marx, John M. Keynes, Julius Nyerere, etc.), en résumant leur apport principal.

3. Tableau comparatif des doctrines

Un tableau synthétique met en regard les grandes doctrines (libéralisme, socialisme, doctrine sociale de l’Église) sur des thèmes clés comme le rôle de l’État, la place de la propriété privée et la valeur centrale de leur projet, afin de faciliter la comparaison.

4. Canevas pour un débat argumenté

Une fiche méthodologique est proposée pour guider les élèves dans la préparation et la conduite d’un débat en classe. 🗣️ Elle détaille les règles de la discussion, la structuration d’un argument et l’importance de l’écoute, un outil pour développer les compétences citoyennes.