COURS DE ZOOTECHNIE, 3ÈME ANNÉE, OPTION AGRICULTURE GÉNÉRALE
Édition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC
Préliminaires
1. Vision et Finalités du Cours
Ce cours de zootechnie se focalise sur la maîtrise de l’élevage des animaux de taille moyenne, notamment les porcs, les petits ruminants et les poissons, qui représentent un levier majeur de développement économique et d’amélioration nutritionnelle. La finalité est de former un technicien polyvalent, apte à conduire ces différentes spéculations de manière technique et rentable, en optimisant l’utilisation des ressources locales et en respectant les principes du bien-être animal et de la durabilité environnementale.
2. Compétences Visées
Au terme de cette année, l’élève maîtrisera les itinéraires techniques de la production porcine, ovine, caprine et piscicole. Il sera capable de concevoir et d’aménager les infrastructures adaptées (porcherie, bergerie, étang), de gérer l’alimentation et la reproduction des troupeaux, de mettre en œuvre les programmes de prophylaxie essentiels, et d’assurer un suivi technique rigoureux des performances de l’élevage.
3. Approche Pédagogique
La pédagogie est résolument active et intégrée, articulant la théorie avec une pratique constante sur les unités de production de l’école. L’apprentissage se fait par la gestion directe des animaux par les élèves. Des études de cas contextualisées, comme l’embouche ovine sur les plateaux du Kwango ou la pisciculture en association avec le maraîchage en périphérie de Kananga, illustrent l’application des principes zootechniques dans divers contextes congolais.
4. Modalités d’Évaluation
L’évaluation des compétences est continue, basée sur la capacité de l’élève à réaliser correctement les opérations zootechniques (alimentation, soins, manipulations), la qualité de la tenue de ses fiches d’élevage, et des mises en situation professionnelles. L’épreuve sommative de fin de semestre prend la forme d’un projet où l’élève doit, par exemple, élaborer un plan de conduite complet pour une unité d’engraissement de 10 porcs, incluant les rations alimentaires et un budget prévisionnel.
Partie 1 : Principes Communs à l’Élevage des Monogastriques et Ruminants 🐖
Cette partie établit un socle de connaissances transversales, en comparant les particularités biologiques des porcs (monogastriques) et des petits ruminants. Elle aborde ensuite les principes de planification et de conception des infrastructures, qui sont des préalables communs à la réussite de ces élevages.
Chapitre 1 : Zootechnie Comparée : Porcs et Petits Ruminants
1.1. Les Particularités Digestives
1.1.1. Le Système Digestif du Porc
Le système digestif monogastrique simple du porc est décrit. Sa physiologie, proche de celle de l’homme, en fait un omnivore capable de valoriser une grande diversité d’aliments, mais le place en compétition potentielle avec l’alimentation humaine.
1.1.2. Le Système Digestif du Petit Ruminant
La physiologie digestive complexe des ruminants (panse, feuillet, bonnet, caillette) est expliquée. Leur capacité unique à digérer la cellulose grâce à l’activité microbienne de la panse leur permet de valoriser les fourrages grossiers non consommables par l’homme.
1.1.3. Conséquences sur l’Alimentation
Les implications de ces différences sur les stratégies d’alimentation sont analysées : une alimentation basée sur les concentrés et les sous-produits pour le porc, contre une alimentation basée sur les pâturages et les fourrages pour les petits ruminants.
1.1.4. Le Comportement Alimentaire
Le comportement de fouisseur du porc et celui de brouteur sélectif de la chèvre ou de pâtureur du mouton sont décrits pour mieux comprendre leurs besoins en aménagement et en conduite.
1.2. Les Principes de la Reproduction Comparée
1.2.1. Le Cycle Sexuel (Oestral)
Le cycle sexuel, la durée des chaleurs et les signes de leur apparition sont comparés chez la truie, la chèvre et la brebis, afin de maîtriser la détection pour la mise à la reproduction.
1.2.2. La Durée de Gestation
Les durées de gestation respectives sont présentées : environ 115 jours (3 mois, 3 semaines, 3 jours) pour la truie, et environ 150 jours (5 mois) pour la chèvre et la brebis.
1.2.3. La Prolificité
La prolificité (nombre de petits par mise bas) est comparée : très élevée chez la truie (8 à 14 porcelets), elle est généralement de 1 à 3 chevreaux ou agneaux chez les petits ruminants.
1.2.4. Les Paramètres de Reproduction
Les principaux indicateurs de performance de la reproduction sont définis : l’intervalle mise bas – mise bas, le taux de fertilité, et le nombre de jeunes sevrés par femelle et par an.
Chapitre 2 : Planification et Aménagement des Infrastructures d’Élevage
2.1. La Planification de l’Activité
2.1.1. Le Calendrier de Production
L’élève apprend à élaborer un calendrier prévisionnel des activités d’élevage, en planifiant les dates de saillie, les périodes de mise bas et les dates de sevrage pour organiser le flux des animaux.
2.1.2. La Gestion des Bandes
Le principe de la conduite en bandes (lots d’animaux de même âge et au même stade physiologique) est expliqué pour rationaliser le travail, l’alimentation et le suivi sanitaire.
2.1.3. La Durée des Cycles de Production
Les durées des différents cycles sont définies : le cycle « naisseur-engraisseur » complet, ou les cycles spécialisés de naissage (production de reproducteurs) ou d’engraissement (achat de jeunes pour l’engraissement).
2.1.4. Le Plan d’Exécution des Tâches
Un chronogramme des tâches journalières, hebdomadaires et mensuelles est établi pour assurer une gestion rigoureuse et organisée de l’exploitation.
2.2. La Conception des Bâtiments
2.2.1. Le Choix du Site
Les critères de choix d’un site pour une porcherie ou une bergerie sont rappelés : terrain en légère pente pour le drainage, éloignement des habitations, protection contre les vents dominants.
2.2.2. Les Matériaux de Construction
L’utilisation de matériaux locaux (briques de terre, bois, bambou) et conventionnels (ciment, tôle) pour la construction des bâtiments est discutée.
2.2.3. Les Normes de Conception
Les principes de base de la conception sont réaffirmés : orientation, ventilation, et respect des normes de surface par animal pour garantir le confort et prévenir le stress.
2.2.4. Les Infrastructures Annexes
La nécessité de prévoir des infrastructures complémentaires est soulignée : magasin de stockage des aliments, quarantaine, pédiluve à l’entrée, et système de gestion des déjections (fosse à fumier, compostière).
Partie 2 : L’Élevage Porcin (Suiculture) 🐷
Cette section est entièrement dédiée à l’élevage du porc, une production à cycle court et à forte productivité. Elle couvre en détail le choix des animaux, la conduite de l’alimentation, la gestion de la reproduction et les points clés du suivi sanitaire et technique de la porcherie.
Chapitre 3 : Biologie, Races et Sélection en Élevage Porcin
3.1. Le Porc : Biologie et Atouts
3.1.1. L’Extérieur du Porc
Les différentes régions du corps du porc sont décrites, en utilisant le vocabulaire zootechnique et en liant la conformation de chaque partie à la production de viande (développement des jambons, longueur du dos).
3.1.2. Les Atouts de l’Élevage Porcin
Les avantages de la suiculture sont listés : cycle court, prolificité élevée, bon rendement carcasse, et grande capacité de valorisation des sous-produits agro-industriels.
3.1.3. Les Races Porcines
Les grandes races internationales (Large White, Landrace, Pietrain) sont présentées pour leurs performances, ainsi que les races locales pour leur rusticité. Le concept de croisement pour combiner ces qualités est introduit.
3.1.4. Le Choix des Reproducteurs
Les critères de sélection d’un bon verrat et d’une bonne cochette sont détaillés : conformation, aplombs, nombre de tétines, et antécédents généalogiques.
Chapitre 4 : Conduite de l’Alimentation et de la Reproduction Porcine
4.1. L’Alimentation du Porc
4.1.1. Les Besoins Nutritionnels
Les besoins en énergie, protéines (lysine) et minéraux du porc sont définis, en les différenciant selon les stades : porcelet, porc en croissance, truie en gestation, truie en lactation.
4.1.2. La Formulation d’Aliments
L’élève est initié à la formulation de rations simples en utilisant des tables de rationnement et des ingrédients locaux disponibles, par exemple, autour des grands centres urbains comme Kinshasa (drêches de brasserie, sons de blé).
4.1.3. Les Techniques d’Alimentation
Les différentes techniques sont comparées : alimentation à volonté (ad libitum) ou rationnée, alimentation sèche (farine) ou humide (soupe).
4.1.4. L’Importance de l’Eau
L’accès permanent à une eau propre et fraîche est souligné comme un facteur essentiel de la croissance et de la santé du porc.
4.2. La Gestion de la Reproduction
4.2.1. La Gestion de la Truie Reproductrice
La conduite de la truie est détaillée : détection des chaleurs, gestion de la saillie (naturelle ou insémination artificielle), et suivi de la gestation.
4.2.2. La Préparation de la Mise Bas
Les soins à apporter avant la mise bas sont décrits : transfert de la truie en loge de maternité, lavage, et respect du calme.
4.2.3. Les Soins aux Porcelets Nouveau-nés
Les soins essentiels aux porcelets à la naissance sont enseignés : section et désinfection du cordon ombilical, coupe des dents, injection de fer, et surveillance de la prise du colostrum.
4.2.4. Le Sevrage
Le sevrage, étape critique pour le porcelet, est abordé, en insistant sur la nécessité d’une transition alimentaire douce et de conditions d’hygiène parfaites.
Chapitre 5 : Gestion Sanitaire et Suivi Technique de la Porcherie
5.1. La Prophylaxie Sanitaire
5.1.1. Le Programme de Prophylaxie
L’élaboration d’un plan de prévention sanitaire est présentée : nettoyage et désinfection des loges (vide sanitaire), et mise en place d’un pédiluve.
5.1.2. Les Principales Maladies
Les symptômes des maladies porcines les plus courantes, comme la peste porcine africaine (PPA) ou le rouget, sont décrits pour une détection précoce.
5.1.3. Le Programme de Déparasitage
Un calendrier de traitement contre les parasites internes (vers) et externes (gale) est établi.
5.1.4. La Biosécurité
Les mesures de biosécurité pour protéger l’élevage de l’introduction de maladies sont listées : clôture de l’exploitation, contrôle des visiteurs, gestion des introductions.
5.2. Le Suivi des Performances
5.2.1. Les Opérations Zootechniques
Les manipulations courantes sont décrites : l’identification (marquage à l’oreille), la castration des porcelets mâles destinés à l’engraissement, et les pesées régulières.
5.2.2. La Tenue des Fiches d’Élevage
Des modèles de fiches de suivi pour les truies (fiche de carrière) et pour les lots en engraissement sont présentés pour enregistrer toutes les données techniques.
5.2.3. Les Indicateurs de Performance
Les principaux indicateurs à suivre sont définis : le Gain Moyen Quotidien (GMQ), l’Indice de Consommation (IC), et le nombre de porcelets sevrés par truie et par an.
5.2.4. L’Analyse Technico-économique
L’élève apprend à utiliser ces indicateurs pour analyser les résultats de son élevage, identifier les points faibles et prendre des décisions pour améliorer la rentabilité.
Partie 3 : L’Élevage des Petits Ruminants (Caprins et Ovins) 🐐
Cette partie est consacrée à l’élevage des chèvres et des moutons, des productions très répandues et socialement importantes en RDC. L’accent est mis sur la valorisation des ressources fourragères locales, la conduite de la reproduction et la gestion sanitaire du troupeau.
Chapitre 6 : Identification des Races Caprines et Ovines
6.1. La Zootechnie Caprine
6.1.1. L’Importance de l’Élevage Caprin
L’élevage de la chèvre est présenté pour sa rusticité, son adaptabilité à des environnements difficiles et son rôle de « caisse d’épargne » pour les familles rurales.
6.1.2. Les Races Caprines Locales
Les races locales comme la chèvre naine de Guinée sont décrites pour leur petite taille, leur prolificité et leur grande résistance aux maladies (trypanotolérance).
6.1.3. Les Races Caprines Améliorées
Les races laitières (Alpine, Saanen) ou à viande (Boer), parfois présentes en croisement, sont introduites pour leurs performances de production.
6.1.4. Le Choix des Reproducteurs Caprins
Les critères de sélection d’un bon bouc et d’une bonne chèvre sont détaillés : conformation, qualité des aplombs, et signes de bonne santé.
6.2. La Zootechnie Ovine
6.2.1. L’Importance de l’Élevage Ovin
L’élevage du mouton est présenté pour sa production de viande et son comportement grégaire qui facilite la conduite en troupeau.
6.2.2. Les Races Ovines Locales
Les races de moutons locaux, souvent de type Djallonké, sont décrites pour leur adaptation aux climats tropicaux humides et leur résistance aux parasites.
6.2.3. Les Races Ovines Spécialisées
Une introduction est faite aux races spécialisées (laitières, à laine, à viande) qui pourraient être utilisées dans des programmes de croisement.
6.2.4. Le Choix des Reproducteurs Ovins
Les critères de sélection d’un bon bélier et d’une bonne brebis sont exposés, en insistant sur l’absence de tares et une bonne conformation bouchère.
Chapitre 7 : L’Alimentation des Petits Ruminants
7.1. Les Ressources Fourragères
7.1.1. Le Pâturage
Le pâturage extensif sur parcours naturels constitue la base de l’alimentation. La gestion de la charge (nombre d’animaux par hectare) pour éviter le surpâturage est expliquée.
7.1.2. Les Fourrages Ligneux (Affouragement)
La pratique de couper et de distribuer des branches d’arbres et d’arbustes fourragers (comme Leucaena ou Gliricidia) est présentée comme une source de protéines essentielle, surtout pour les chèvres.
7.1.3. Les Résidus de Culture
La valorisation des résidus après la récolte (fanes d’arachide, de niébé, tiges de maïs) est décrite comme une source d’aliment importante en saison sèche.
7.1.4. La Conservation des Fourrages
Les techniques de fabrication du foin (séchage de l’herbe) et de l’ensilage (fermentation) sont introduites pour constituer des stocks alimentaires pour les périodes de soudure.
7.2. La Complémentation Alimentaire
7.2.1. Les Besoins Nutritionnels
Les besoins en énergie, protéines, minéraux et vitamines des petits ruminants sont définis, en soulignant les besoins accrus des femelles en fin de gestation et en lactation.
7.2.2. La Complémentation Énergétique et Protéique
La distribution de compléments (sons de céréales, tourteaux) aux animaux aux stades critiques est expliquée pour améliorer les performances de reproduction et de croissance.
7.2.3. La Complémentation Minérale
La mise à disposition de pierres à lécher ou de blocs multinutritionnels (BUM) est présentée comme indispensable pour couvrir les besoins en minéraux et oligo-éléments souvent déficitaires dans les fourrages.
7.2.4. L’Abreuvement
L’importance de garantir un accès permanent à une eau de bonne qualité est rappelée, un point souvent négligé dans les élevages traditionnels.
Chapitre 8 : La Conduite de la Reproduction et des Jeunes
8.1. La Gestion de la Reproduction
8.1.1. La Détection des Chaleurs et la Monte
Les signes des chaleurs et les différentes méthodes de conduite de la monte sont comparés : la monte libre (le mâle est en permanence avec les femelles) et la monte contrôlée (en main).
8.1.2. Le Suivi de la Gestation
Le diagnostic de gestation et le suivi des femelles gestantes sont décrits.
8.1.3. La Préparation à la Mise Bas
Les soins à apporter aux femelles en fin de gestation (« flushing » alimentaire, surveillance) et la préparation de l’agnelage ou du chevillage sont expliqués.
8.1.4. Les Soins aux Nouveau-nés
Les soins aux agneaux et chevreaux à la naissance sont détaillés : dégagement des voies respiratoires, désinfection du cordon ombilical, et surveillance de la première tétée (prise du colostrum).
8.2. L’Élevage des Jeunes
8.2.1. La Phase d’Allaitement
La phase lactée, où le jeune dépend entièrement du lait de sa mère, est décrite.
8.2.2. L’Alimentation Solide Précoce
L’importance de mettre à disposition des jeunes un aliment concentré de démarrage (« creep feeding ») et du fourrage de qualité pour développer rapidement la fonction du rumen est expliquée.
8.2.3. Le Sevrage
Les différentes méthodes de sevrage (naturel, contrôlé) et l’âge optimal pour le réaliser sont discutés.
8.2.4. L’Élevage des Jeunes Sevrés
La conduite des jeunes après le sevrage, en lots homogènes, jusqu’à l’âge de la vente ou de la mise à la reproduction, est détaillée.
Partie 4 : Introduction à la Pisciculture 🐟
Cette partie initie l’élève à l’élevage des poissons, une activité à fort potentiel pour la production de protéines de haute qualité, particulièrement adaptée aux nombreuses zones bien arrosées de la RDC. Elle couvre les principes de base, de la construction de l’étang à la récolte.
Chapitre 9 : Les Principes de l’Élevage de Poissons
9.1. Biologie et Espèces Piscicoles
9.1.1. La Biologie du Poisson
Une introduction simple à la morphologie externe et à la physiologie du poisson (respiration branchiale, reproduction) est faite.
9.1.2. Les Espèces Élevées en RDC
Les principales espèces de poissons d’eau douce élevées en RDC sont présentées, avec un accent sur le tilapia du Nil (Oreochromis niloticus), l’espèce la plus populaire pour sa croissance rapide et sa robustesse.
9.1.3. Le Choix de l’Espèce
Les critères pour choisir une espèce à élever sont listés : rapidité de croissance, régime alimentaire, facilité de reproduction, et acceptabilité par les consommateurs.
9.1.4. La Reproduction du Tilapia
Le cycle de reproduction du tilapia (incubation buccale) est décrit, en expliquant le problème de la reproduction incontrôlée en étang qui conduit au nanisme.
9.2. Les Systèmes d’Élevage Piscicole
9.2.1. La Pisciculture Extensive
Ce système, basé sur la productivité naturelle de l’étang, avec une faible densité de poissons et sans alimentation complémentaire, est décrit.
9.2.2. La Pisciculture Semi-intensive
Ce système améliore le système extensif par une fertilisation de l’eau (pour développer le plancton) et une distribution d’aliments complémentaires, permettant des densités plus élevées.
9.2.3. La Pisciculture Intensive
La pisciculture intensive (en « hors-sol », cages, raceways ou bassins en béton), où les poissons dépendent entièrement d’un aliment complet distribué, est introduite.
9.2.4. La Polyculture
Le principe de la polyculture, qui consiste à élever plusieurs espèces de poissons aux régimes alimentaires complémentaires dans le même étang pour optimiser l’utilisation des ressources, est expliqué.
Chapitre 10 : Construction et Aménagement d’un Étang Piscicole
10.1. Le Choix du Site
10.1.1. La Topographie
Un site en pente douce est idéal pour faciliter le remplissage et la vidange de l’étang par gravité.
10.1.2. La Nature du Sol
La nécessité d’un sol argileux ou argilo-limoneux pour garantir l’imperméabilité de l’étang est soulignée. Des tests simples de qualité du sol (test du boudin) sont décrits.
10.1.3. La Disponibilité en Eau
La présence d’une source d’eau permanente et de bonne qualité (source, cours d’eau) à proximité est une condition indispensable.
10.1.4. Les Travaux Préliminaires
Les opérations de défrichage, de dessouchage et de piquetage pour matérialiser le futur étang sur le terrain sont décrites.
10.2. La Construction de l’Étang
10.2.1. Le Creusement et la Construction des Digues
La technique de construction d’un étang de barrage ou d’un étang en dérivation est expliquée, en insistant sur le compactage soigné des digues.
10.2.2. L’Ouvrage d’Alimentation en Eau
La construction d’un canal d’amenée d’eau, équipé d’une grille pour empêcher l’entrée de poissons indésirables, est détaillée.
10.2.3. L’Ouvrage de Vidange (Moine)
Le moine, un ouvrage en béton ou en briques, est présenté comme le système le plus efficace pour contrôler le niveau de l’eau et permettre une vidange complète de l’étang pour la récolte.
10.2.4. La Préparation de l’Étang avant Mise en Eau
Les opérations de chaulage (désinfection) et de fertilisation de fond (avec du compost ou du fumier) pour préparer l’étang à recevoir les alevins sont expliquées.
Chapitre 11 : Conduite d’un Élevage Piscicole
11.1. De l’Alevinage à la Pêche
11.1.1. L’Alevinage (Mise en Charge)
L’alevinage, ou l’introduction des jeunes poissons (alevins) dans l’étang, est une étape clé. Le calcul de la densité de mise en charge et les techniques de transport et d’acclimatation des alevins sont décrits.
11.1.2. L’Alimentation des Poissons
La stratégie d’alimentation en pisciculture semi-intensive est détaillée : la fertilisation régulière de l’eau pour développer le phytoplancton et le zooplancton (nourriture naturelle), complétée par la distribution de sous-produits agricoles (sons, drêches).
11.1.3. Le Suivi de l’Élevage
Le suivi régulier de la qualité de l’eau (transparence, couleur), de la croissance des poissons (pêches de contrôle) et de l’état des infrastructures est expliqué.
11.1.4. La Récolte (Pêche)
Les techniques de récolte sont présentées : la pêche par vidange complète de l’étang, qui permet de récupérer tous les poissons, et les pêches intermédiaires au filet.
Partie 5 : Intégration et Amélioration des Systèmes d’Élevage 🔄
Cette dernière partie vise à synthétiser les connaissances en montrant comment les différents ateliers d’élevage peuvent interagir positivement avec les cultures. Elle aborde les stratégies pour améliorer la productivité des systèmes de manière durable, en agissant sur le milieu et le suivi des performances.
Chapitre 12 : L’Intégration Agriculture-Élevage
12.1. Les Synergies Positives
12.1.1. La Valorisation des Déjections Animales
La production de fumier et de compost à partir des déjections des porcs et des petits ruminants est présentée comme une source d’engrais organique de grande valeur pour fertiliser les cultures et améliorer la structure des sols.
12.1.2. La Valorisation des Sous-produits des Cultures
L’utilisation des résidus de récolte et des sous-produits de transformation (fanes, sons, tourteaux) dans l’alimentation des animaux est expliquée comme un moyen de boucler les cycles de nutriments à la ferme.
12.1.3. La Traction Animale
L’utilisation des animaux (bovins, ânes) pour le travail du sol et le transport est rappelée comme une forme d’intégration énergétique de l’élevage et de l’agriculture.
12.1.4. L’Association Élevage-Pisciculture
Les systèmes intégrés comme l’association porcherie-étang ou poulailler-étang, où les déjections fertilisent directement l’eau, sont décrits comme des modèles d’intensification écologique de la production.
Chapitre 13 : L’Amélioration du Milieu et des Performances
13.1. L’Amélioration du Milieu d’Élevage
13.1.1. L’Identification des Facteurs Limitants
L’élève apprend à analyser un système d’élevage pour identifier les facteurs qui en limitent la productivité : alimentation, santé, génétique, conduite, etc.
13.1.2. Les Techniques d’Assainissement
Les techniques pour améliorer l’hygiène et la santé du milieu sont rappelées : le drainage des abords des bâtiments, le chaulage des sols, et la désinfection.
13.1.3. La Prophylaxie comme Amélioration
La mise en place d’un programme de prophylaxie rigoureux (sanitaire et médicale) est présentée comme une intervention majeure pour améliorer les performances en réduisant les pertes dues aux maladies.
13.1.4. L’Amélioration des Parcours
Pour les petits ruminants, des techniques d’amélioration des pâturages sont introduites : la gestion par rotation (pâturage tournant) et l’introduction de légumineuses fourragères.
Chapitre 14 : Bilan et Suivi Technico-économique
14.1. La Synthèse des Opérations et Relevés
14.1.1. Les Opérations Zootechniques Clés
Un récapitulatif des manipulations essentielles est fait : le marquage, la castration, l’édentation des porcelets, l’épointage des cornes, et leur importance dans la conduite de l’élevage.
14.1.2. La Centralisation des Données Techniques
L’importance de centraliser et d’analyser régulièrement les informations contenues dans les fiches d’élevage pour piloter l’exploitation est soulignée.
14.1.3. L’Interprétation des Performances
L’élève apprend à comparer ses résultats (GMQ, IC, prolificité) aux normes de référence pour évaluer l’efficacité de sa gestion et identifier les domaines à améliorer.
14.1.4. Le Bilan Sanitaire
L’analyse des registres de santé (traitements, mortalités) permet de faire un bilan sanitaire du troupeau et d’ajuster le programme de prophylaxie.
Annexes
1. Fiches Techniques de Ration Alimentaire
Cette annexe propose des exemples de formules alimentaires simples et équilibrées pour chaque espèce et chaque stade physiologique (truie en lactation, porc en engraissement, chèvre laitière), en utilisant des ingrédients locaux disponibles dans différentes régions de la RDC.
2. Plans de Construction d’Infrastructures
Des plans cotés pour des infrastructures d’élevage simples sont fournis : un modèle de porcherie « naisseur-engraisseur » pour 2 truies, une bergerie pour 10 brebis, et le plan détaillé d’un étang piscicole de 1 are avec son système de moine.
3. Calendrier de Prophylaxie Type
Un calendrier sanitaire et médical type est présenté pour chaque spéculation, listant les opérations de prévention (déparasitage, vaccinations recommandées) et leur fréquence, servant de guide pratique pour le technicien.
4. Modèles de Fiches de Suivi d’Élevage
Des modèles de fiches d’enregistrement prêts à l’emploi sont proposés pour faciliter le suivi technique : fiche de carrière d’une truie, fiche de suivi de lot en engraissement, fiche de suivi de la reproduction pour les petits ruminants, et fiche de suivi d’un cycle piscicole.