MANUELS SCOLAIRES

COURS D’AGROSTOLOGIE, 4ÈME ANNÉE, OPTION AGRICULTURE GÉNÉRALE

Édition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC

Préliminaires

1. Vision et Finalités du Cours

Ce cours d’agrostologie a pour finalité de former des techniciens capables de gérer durablement les ressources fourragères, qui constituent le pilier de l’alimentation des herbivores et le fondement de la production de viande et de lait. La vision est de dépasser une simple exploitation des pâturages naturels pour aller vers une gestion raisonnée et une amélioration active des prairies, considérées comme une culture à part entière, essentielle à la rentabilité et à la durabilité des systèmes d’élevage en RDC.

2. Compétences Visées

Au terme de cette formation, l’élève sera en mesure d’identifier les principales espèces de graminées et de légumineuses fourragères, de choisir les espèces adaptées à un contexte agro-écologique donné, et de maîtriser les techniques d’établissement et de conduite d’un pâturage cultivé. Il sera apte à gérer l’exploitation d’une prairie par le pâturage, à calculer une capacité de charge et à mettre en œuvre les techniques de conservation des fourrages.

3. Approche Pédagogique

L’enseignement est fondé sur une approche pratique et de terrain, combinant l’étude écologique des pâturages naturels environnants et la gestion de parcelles de démonstration de cultures fourragères. L’élève apprend à reconnaître les plantes « sur pied », à réaliser des semis, à suivre la croissance des fourrages et à observer leur consommation par les animaux. Des études de cas sur la gestion des ranchs des plateaux de Bateke ou l’amélioration des pâturages d’altitude au Sud-Kivu ancrent la théorie dans la pratique.

4. Modalités d’Évaluation

L’évaluation est axée sur les compétences pratiques d’identification et de gestion. Elle inclut la réalisation d’un herbier de plantes fourragères, des évaluations sur la maîtrise des techniques de semis, et le suivi de fiches de gestion de parcelles. L’épreuve d’intégration de fin de semestre consiste, pour un site donné et un type de bétail défini, à proposer un plan d’aménagement pastoral complet, incluant le choix des espèces, le calendrier d’implantation et le plan de rotation du pâturage.

Partie 1 : Fondements Écologiques des Pâturages 🌿

Cette section initiale explore les bases écologiques qui régissent l’existence et la productivité des prairies. Elle présente les grands types de formations pastorales de la RDC et dote l’élève des compétences botaniques nécessaires à l’identification des familles et des espèces qui composent la flore fourragère, ainsi que celles qui présentent un danger.

Chapitre 1 : Introduction à l’Agrostologie et aux Écosystèmes Pastoraux

1.1. Définitions et Concepts

1.1.1. Le Champ de l’Agrostologie

L’agrostologie est définie comme la science qui étudie les plantes fourragères et la gestion des prairies et des pâturages.

1.1.2. Pâturage, Prairie et Fourrage

Une distinction claire est faite entre le pâturage (écosystème exploité par les animaux), la prairie (formation végétale dominée par les herbes) et le fourrage (toute matière végétale destinée à l’alimentation des animaux).

1.1.3. L’Interface Sol-Plante-Animal

L’écosystème pastoral est présenté comme un système complexe basé sur l’interaction entre le sol (fertilité), la plante (production de biomasse) et l’animal herbivore (consommation et restitution).

1.1.4. L’Importance de l’Agro-pastoralisme

L’intégration de l’agriculture et de l’élevage est soulignée comme un modèle de production durable, où les prairies jouent un rôle clé dans la fertilité des sols et l’alimentation du bétail.

1.2. Les Facteurs de Production des Pâturages

1.2.1. Les Facteurs Climatiques

L’influence déterminante de la pluviométrie, de la température et de la lumière sur la croissance de l’herbe et sur la saisonnalité de la production fourragère est analysée.

1.2.2. Les Facteurs Pédologiques

Le rôle du sol (profondeur, texture, fertilité chimique) dans le potentiel de production d’une prairie et dans la composition de sa flore est expliqué.

1.2.3. Les Facteurs Biotiques

L’impact des organismes vivants est étudié : l’effet de l’animal (défoliation, piétinement, restitution d’éléments), et l’action de la faune du sol sur le recyclage de la matière organique.

1.2.4. Les Facteurs Anthropiques

L’influence des actions humaines est présentée : le mode d’exploitation (pâturage, fauche), l’utilisation du feu, et les apports d’amendements et de fertilisants.

Chapitre 2 : Les Grandes Formations Végétales Pastorales de la RDC

2.1. Les Savanes

2.1.1. Les Savanes Herbeuses

Les vastes étendues de savanes dominées par les graminées, comme celles des provinces du Kwango ou du Lualaba, sont décrites comme le principal potentiel pour l’élevage bovin extensif.

2.1.2. Les Savanes Arborées et Boisées

Ces formations, où se mêlent herbes et arbres, offrent des ressources diversifiées (fourrages ligneux), mais leur gestion est plus complexe.

2.1.3. La Dynamique de la Savane

La dynamique de ces écosystèmes, fortement influencée par le feu et le pâturage, est expliquée.

2.1.4. La Gestion par le Feu de Brousse

L’utilisation traditionnelle du feu de brousse contrôlé pour favoriser la repousse de l’herbe jeune est discutée, en analysant ses avantages et ses graves inconvénients (destruction de la matière organique, érosion).

2.2. Les Pâturages d’Altitude et Forestiers

2.2.1. Les Pâturages d’Altitude

Les prairies de haute altitude des régions des Kivu et de l’Ituri, caractérisées par une flore spécifique et une haute productivité, sont présentées comme très favorables à l’élevage laitier.

2.2.2. Les Pâturages Forestiers

L’exploitation du sous-bois des forêts claires ou des jachères forestières est décrite comme une ressource importante, notamment pour l’élevage caprin.

2.2.3. Les Prairies Marécageuses

Les prairies des zones humides et des bas-fonds, exploitables principalement en saison sèche, sont également évoquées.

2.2.4. Les Steppes

Les formations steppiques, présentes dans certaines zones plus sèches, et leurs contraintes pour l’élevage sont brièvement introduites.

Chapitre 3 : Identification des Principales Familles et Espèces Fourragères

3.1. Les Graminées (Poacées)

3.1.1. Caractéristiques Botaniques

Les caractères distinctifs de la famille des graminées (tiges à nœuds, feuilles à gaine et limbe, inflorescences en épis ou panicules) sont enseignés pour faciliter leur reconnaissance.

3.1.2. Les Graminées de Pâturage

Des exemples de graminées de pâturage majeures sont étudiés : Panicum maximum, Brachiaria ruziziensis, Pennisetum purpureum (herbe à éléphant).

3.1.3. Les Graminées de Fauche

Des graminées cultivées spécifiquement pour la fauche, comme le maïs fourrager ou le sorgho fourrager, sont présentées.

3.1.4. L’Herbier de Graminées

L’élève est guidé pour la confection d’un herbier, une collection de plantes séchées et identifiées, comme outil d’apprentissage de la flore locale.

3.2. Les Légumineuses (Fabacées)

3.2.1. Caractéristiques et Atouts

Les caractéristiques des légumineuses (feuilles composées, fleurs papilionacées, fruits en gousses) et leur double intérêt (richesse en protéines et fixation de l’azote) sont soulignés.

3.2.2. Les Légumineuses Herbacées

Des exemples de légumineuses herbacées pour l’amélioration des prairies sont étudiés : Stylosanthes guianensis, Centrosema pubescens, Pueraria phaseoloides.

3.2.3. Les Légumineuses Arbustives

Les légumineuses arbustives, ou « arbres fourragers », comme Leucaena leucocephala et Gliricidia sepium, sont présentées pour leur rôle dans les banques fourragères.

3.2.4. Autres Familles d’Intérêt

D’autres plantes appartenant à d’autres familles mais ayant un intérêt fourrager sont également mentionnées.

Partie 2 : Établissement des Pâturages Cultivés 🚜

Cette section aborde la phase active de création d’une prairie. Elle guide l’élève dans le choix crucial des espèces à semer, explique comment produire le matériel de plantation, et détaille pas à pas les opérations techniques d’implantation d’un pâturage artificiel, depuis la préparation du sol jusqu’à la levée des plantules.

Chapitre 4 : Le Choix des Espèces et des Variétés Fourragères

4.1. Critères de Choix d’une Espèce

4.1.1. L’Adaptation Agro-écologique

Le premier critère est de choisir une espèce adaptée aux conditions de sol et de climat du site d’implantation.

4.1.2. La Productivité et la Qualité

La capacité de l’espèce à produire une grande quantité de biomasse de bonne valeur nutritive est un critère de performance essentiel.

4.1.3. La Pérennité et la Résistance

La longévité de la plante et sa résistance à la sécheresse, aux maladies, et à une exploitation intensive (piétinement, coupes répétées) sont des facteurs clés.

4.1.4. Le Mode d’Exploitation Prévu

Le choix de l’espèce dépendra de son usage futur : certaines sont mieux adaptées au pâturage, d’autres à la fauche pour la conservation.

4.2. Les Associations Graminées-Légumineuses

4.2.1. Le Principe de l’Association

Le semis en mélange d’une graminée et d’une légumineuse est présenté comme la technique la plus performante pour créer une prairie équilibrée.

4.2.2. Les Avantages de l’Association

Les avantages sont multiples : la légumineuse fournit de l’azote à la graminée, l’association est plus riche en protéines, et la production est souvent plus stable au cours de l’année.

4.2.3. Le Choix des Espèces Compatibles

Les règles pour choisir des espèces qui peuvent cohabiter sans que l’une domine l’autre (niveaux de compétitivité similaires) sont expliquées.

4.2.4. Exemples d’Associations Réussies

Des exemples d’associations éprouvées sont donnés, comme Panicum maximum avec Centrosema pubescens pour les zones de bonne pluviométrie.

Chapitre 5 : La Production de Semences et de Matériel Végétal

5.1. La Production de Semences Fourragères

5.1.1. Les Défis de la Production

Les difficultés spécifiques à la production de semences de plantes fourragères (floraison étalée, égrenage facile) sont expliquées.

5.1.2. La Conduite d’une Parcelle Semencière

Les techniques pour conduire une parcelle destinée à la production de semences (isolement, désherbage rigoureux, fertilisation adaptée) sont détaillées.

5.1.3. La Récolte et le Traitement des Semences

La récolte manuelle et les opérations post-récolte (séchage, battage, nettoyage) des semences fourragères sont décrites.

5.1.4. La Qualité des Semences

Les critères de qualité d’un lot de semences (pureté, faculté germinative) et l’importance d’utiliser des semences de qualité pour réussir l’implantation sont soulignés.

5.2. La Multiplication Végétative

5.2.1. Le Principe de la Multiplication Végétative

Cette méthode, qui utilise des parties de la plante (éclats de souche, boutures), est présentée comme une alternative au semis, notamment pour les espèces qui produisent peu de graines.

5.2.2. La Pépinière de Multiplication

La mise en place d’une petite parcelle de pépinière pour multiplier activement une espèce fourragère (comme Pennisetum purpureum) afin d’obtenir suffisamment de matériel de plantation est expliquée.

5.2.3. La Technique des Éclats de Souche

La division de touffes existantes en éclats comportant des racines et des talles pour la plantation est détaillée.

5.2.4. La Technique du Bouturage

La plantation de tronçons de tiges (boutures), notamment pour l’herbe à éléphant ou le Trypsacum, est décrite comme une méthode rapide et efficace.

Partie 3 : Gestion et Amélioration de la Prairie 📈

Une fois la prairie établie, cette partie aborde sa gestion à moyen et long terme. Elle traite des interventions nécessaires pour maintenir sa productivité, comme la fertilisation, et pour contrôler les plantes indésirables. Elle explore également les techniques pour améliorer le potentiel des vastes pâturages naturels existants.

Chapitre 6 : La Gestion de la Fertilité des Sols Pastoraux

6.1. Le Cycle des Nutriments

6.1.1. Les Exportations d’Éléments Nutritifs

Le prélèvement et l’exportation d’éléments minéraux du sol par les animaux (dans la viande, le lait) ou par la fauche sont expliqués comme une cause d’appauvrissement progressif du sol.

6.1.2. La Restitution par les Déjections

Le rôle des déjections animales (bouses, urines) dans le retour d’une partie des éléments au sol est analysé, en soulignant la mauvaise répartition de cette restitution.

6.1.3. L’Importance de la Matière Organique

Le rôle de la matière organique dans la fertilité des sols de prairie (structure, rétention d’eau, vie microbienne) est rappelé.

6.1.4. Le Bilan de Fumure

La notion de bilan (Entrées – Sorties) est introduite pour raisonner la nécessité d’une fertilisation de compensation.

6.2. Les Techniques de Fertilisation

6.2.1. La Fertilisation Organique

L’épandage de fumier ou de compost, notamment sur les parcelles de fauche les plus exploitées, est présenté comme la base de l’entretien de la fertilité.

6.2.2. Le Rôle du Phosphore et du Potassium

La fertilisation phosphatée et potassique est expliquée comme un moyen de stimuler la croissance des légumineuses et d’améliorer la pérennité de la prairie.

6.2.3. La Fertilisation Azotée

L’utilisation stratégique d’engrais azotés pour augmenter la production d’herbe à des périodes clés (sortie de saison sèche) est discutée.

6.2.4. Le Chaulage

L’apport d’amendements calcaires (chaulage) pour corriger l’acidité du sol, une pratique qui favorise la vie microbienne et la disponibilité des nutriments, est décrit.

Chapitre 7 : Le Contrôle des Végétaux Indésirables

7.1. Identification et Nuisibilité

7.1.1. Qu’est-ce qu’une « Mauvaise Herbe » en Prairie ?

Une adventice de prairie est définie comme toute plante non semée, refusée par les animaux, toxique, ou agressive au point d’étouffer les bonnes espèces.

7.1.2. Les Plantes de Refus

Les plantes que les animaux évitent en raison de leur faible appétence (présence d’épines, de poils, de substances amères) sont identifiées.

7.1.3. Les Plantes Toxiques

Un inventaire des principales plantes toxiques pour le bétail présentes dans les pâturages de la région (ex: Lantana camara) est réalisé, en décrivant les symptômes d’intoxication.

7.1.4. L’Impact de l’Envahissement

L’envahissement progressif de la prairie par les espèces indésirables conduit à une baisse de la production fourragère et de la valeur du pâturage.

7.2. Les Méthodes de Contrôle

7.2.1. Le Contrôle par la Gestion du Pâturage

Une bonne gestion du pâturage (respect de la capacité de charge, rotation) est présentée comme la meilleure méthode préventive pour maintenir un couvert dense qui limite l’installation des adventices.

7.2.2. Le Contrôle Mécanique

Les interventions mécaniques comme le fauchage des refus avant leur floraison ou le broyage des plantes ligneuses sont décrites.

7.2.3. Le Contrôle Manuel

L’arrachage manuel ou à la houe des plantes indésirables, une méthode laborieuse mais efficace pour les infestations localisées, est expliqué.

7.2.4. Le Contrôle Chimique

L’utilisation d’herbicides sélectifs est présentée comme une solution de dernier recours, à utiliser avec précaution et de manière ciblée.

Partie 4 : Exploitation Rationnelle des Pâturages 🐄

Cette partie est consacrée à l’interface entre l’animal et la prairie. Elle aborde l’évaluation de la qualité du fourrage, les différentes techniques de pâturage pour optimiser l’utilisation de l’herbe, et le concept fondamental de capacité de charge, qui vise à équilibrer les besoins du troupeau et les ressources de la prairie.

Chapitre 8 : La Valeur Nutritive des Fourrages

8.1. Composition Chimique de l’Herbe

8.1.1. L’Eau et la Matière Sèche

La distinction entre la matière fraîche (l’herbe sur pied) et la matière sèche (MS), qui contient tous les éléments nutritifs, est fondamentale.

8.1.2. Les Glucides (Énergie)

Les glucides (sucres solubles, cellulose, hémicellulose) sont présentés comme la principale source d’énergie pour les ruminants.

8.1.3. Les Matières Azotées (Protéines)

Les matières azotées totales (MAT) sont décrites comme l’indicateur de la teneur en protéines du fourrage, un facteur clé pour la production de lait et de viande.

8.1.4. Les Minéraux et les Vitamines

La présence de minéraux (calcium, phosphore) et de vitamines dans l’herbe est également mentionnée comme essentielle à la santé animale.

8.2. Les Facteurs de Variation de la Valeur Nutritive

8.2.1. L’Influence de l’Espèce Végétale

La valeur nutritive varie considérablement d’une espèce à l’autre : les légumineuses sont généralement plus riches en protéines que les graminées.

8.2.2. L’Influence du Stade Végétatif

Le stade de développement de la plante est le facteur le plus important : une herbe jeune, au stade feuillu, est très riche et digestible, tandis qu’une herbe âgée, au stade de la floraison, est fibreuse et de faible valeur.

8.2.3. L’Influence de la Saison

La qualité de l’herbe varie au cours de l’année, étant généralement meilleure en saison des pluies.

8.2.4. L’Influence de la Fertilisation

Une fertilisation équilibrée, notamment azotée, peut augmenter significativement la teneur en protéines des graminées.

Chapitre 9 : Les Techniques d’Exploitation par le Pâturage

9.1. Le Pâturage Continu

9.1.1. Le Principe

Le pâturage continu consiste à laisser les animaux sur une même grande parcelle pendant toute la saison de pâturage.

9.1.2. Avantages et Inconvénients

Ses avantages (faible besoin en main-d’œuvre et en clôtures) sont pesés face à ses inconvénients majeurs : gaspillage de l’herbe, surpâturage de certaines zones, et développement du parasitisme.

9.1.3. Le Pâturage Libre (Divagation)

La divagation, une forme extrême de pâturage continu sans aucune clôture, est discutée pour ses impacts négatifs sur l’environnement et les cultures.

9.1.4. L’Amélioration du Pâturage Continu

Des techniques pour améliorer ce système, comme l’ajustement de la charge animale, sont proposées.

9.2. Le Pâturage Tournant

9.2.1. Le Principe

Le pâturage tournant consiste à diviser la surface de pâturage en plusieurs parcelles (paddocks). Le troupeau exploite une parcelle pendant une courte période, puis est déplacé sur la suivante, laissant la première se reposer.

9.2.2. Les Paramètres de Gestion

Les paramètres clés sont définis : le temps de séjour sur une parcelle, et le temps de repos, qui doit être suffisant pour permettre une bonne repousse de l’herbe.

9.2.3. Avantages du Pâturage Tournant

Les nombreux avantages sont listés : meilleure utilisation de l’herbe, maintien d’une herbe de qualité, et rupture des cycles parasitaires.

9.2.4. Le Pâturage en Bandes (Rationné)

Une forme intensive de pâturage tournant, où l’on déplace une clôture mobile chaque jour pour allouer aux animaux leur ration d’herbe journalière, est présentée.

Chapitre 10 : La Notion de Capacité de Charge

10.1. Définition et Calcul

10.1.1. Définir la Capacité de Charge

La capacité de charge est définie comme le nombre maximum d’animaux qu’un pâturage peut nourrir durablement sans se dégrader.

10.1.2. L’Unité Gros Bétail (UGB)

L’UGB est présentée comme une unité standard pour comparer les besoins de différents types d’animaux (ex: une vache = 1 UGB, un mouton = 0,15 UGB).

10.1.3. L’Estimation de la Production Fourragère

Des méthodes simples pour estimer la quantité d’herbe disponible sur une parcelle (par des fauches de carrés de rendement) sont enseignées.

10.1.4. Le Calcul Simplifié

Une méthode de calcul simple de la capacité de charge est détaillée, en mettant en relation la production fourragère de la prairie et les besoins du troupeau exprimés en UGB.

Partie 5 : Conservation des Fourrages et Intégration 📦

Cette dernière partie est consacrée à la gestion des surplus d’herbe produits en saison des pluies. Elle détaille les techniques de conservation (foin, ensilage) pour constituer des stocks stratégiques. Elle se conclut en resituant la prairie au sein de l’exploitation, dans une logique d’intégration durable avec les autres productions.

Chapitre 11 : Les Techniques de Conservation des Fourrages

11.1. La Fabrication du Foin

11.1.1. Le Principe du Foin

La fabrication du foin est basée sur le séchage de l’herbe pour ramener son taux de matière sèche à plus de 80%, stoppant ainsi toute activité microbienne et enzymatique.

11.1.2. La Fauche

Le stade optimal de fauche, qui représente un compromis entre le rendement et la qualité, est défini (début de l’épiaison pour les graminées).

11.1.3. Le Fanage et l’Andainage

Les opérations de fanage (retourner l’herbe pour un séchage homogène) et d’andainage (regrouper l’herbe en lignes) sont décrites.

11.1.4. Le Ramassage et le Stockage

Le pressage du foin en bottes et son stockage à l’abri de la pluie dans un hangar ventilé sont les dernières étapes pour garantir sa conservation.

11.2. La Fabrication de l’Ensilage

11.2.1. Le Principe de l’Ensilage

L’ensilage est une méthode de conservation par voie humide, basée sur une fermentation lactique en anaérobie (absence d’air) qui acidifie le milieu et empêche les pourritures.

11.2.2. Les Cultures pour l’Ensilage

Les cultures riches en sucres, comme le maïs ou le sorgho, sont présentées comme idéales pour l’ensilage.

11.2.3. La Confection du Silo

Les étapes de la fabrication sont détaillées : hachage fin du fourrage, remplissage rapide du silo, et surtout, un tassement très énergique pour chasser l’air, suivi d’une fermeture hermétique.

11.2.4. L’Utilisation de l’Ensilage

L’utilisation de l’ensilage pour l’alimentation des animaux en saison sèche est expliquée, en insistant sur la nécessité de ne prélever que la quantité journalière nécessaire pour éviter les reprises de fermentation.

Chapitre 12 : L’Intégration Culture-Élevage

12.1. La Prairie dans la Rotation Culturale

12.1.1. La Prairie Temporaire

Le concept de prairie temporaire, cultivée pour 2 à 4 ans dans une rotation avec des cultures annuelles, est présenté.

12.1.2. Les Bénéfices de la Prairie sur le Sol

Les effets très positifs de la prairie sur l’amélioration de la structure et de la teneur en matière organique du sol sont soulignés, bénéficiant ainsi aux cultures suivantes.

12.1.3. Les Jachères Améliorées

L’ensemencement des jachères avec des légumineuses fourragères pour accélérer la restauration de la fertilité du sol est décrit comme une pratique agro-écologique performante.

12.1.4. Les Cultures à Double Fin

L’utilisation de certaines cultures, comme le niébé ou le soja, à la fois pour la production de grains et de fourrage (fanes) est un exemple d’intégration.

Chapitre 13 : Bilan et Perspectives

13.1. Synthèse des Systèmes Pastoraux

13.1.1. L’Analyse Comparative des Systèmes

Un bilan comparatif des différents systèmes (pâturage continu vs tournant, extensif vs intensif) est réalisé en termes de productivité, de durabilité et de niveau d’investissement.

13.1.2. Le Rôle du Technicien Agrostologue

Le rôle du technicien est résumé : il est le gestionnaire de « l’usine à herbe » de l’exploitation, cherchant à optimiser la production et la valorisation de cette ressource.

13.1.3. Les Défis de l’Élevage en RDC

Les grands défis liés à l’alimentation du bétail en RDC sont discutés : la gestion des conflits entre agriculteurs et éleveurs, la dégradation des parcours, et la nécessité d’intensifier durablement la production.

13.1.4. Ouverture sur les Systèmes Innovants

Des perspectives sur des systèmes plus complexes comme le pâturage tournant dynamique ou l’agriculture de conservation avec des couverts végétaux pâturables sont données.

Chapitre 14 : Bilan et Perspectives

14.1. Synthèse des Systèmes Pastoraux

14.1.1. L’Analyse Comparative des Systèmes

Un bilan comparatif des différents systèmes (pâturage continu vs tournant, extensif vs intensif) est réalisé en termes de productivité, de durabilité et de niveau d’investissement.

14.1.2. Le Rôle du Technicien Agrostologue

Le rôle du technicien est résumé : il est le gestionnaire de « l’usine à herbe » de l’exploitation, cherchant à optimiser la production et la valorisation de cette ressource.

14.1.3. Les Défis de l’Élevage en RDC

Les grands défis liés à l’alimentation du bétail en RDC sont discutés : la gestion des conflits entre agriculteurs et éleveurs, la dégradation des parcours, et la nécessité d’intensifier durablement la production.

14.1.4. Ouverture sur les Systèmes Innovants

Des perspectives sur des systèmes plus complexes comme le pâturage tournant dynamique ou l’agriculture de conservation avec des couverts végétaux pâturables sont données.

Annexes

1. Catalogue Illustré des Plantes Fourragères

Cette annexe propose un aperçu d’un catalogue avec des fiches descriptives pour une vingtaine d’espèces de graminées et de légumineuses fourragères importantes. Chaque fiche présente une photo ou un dessin, les caractéristiques agronomiques, la valeur nutritive et les conditions d’adaptation.

2. Guide de Calcul de la Capacité de Charge

Un guide pratique détaille, étape par étape avec un exemple chiffré, la méthode de calcul de la capacité de charge d’un pâturage, depuis l’estimation de la biomasse disponible jusqu’à la conversion en nombre d’UGB pouvant être entretenus.

3. Calendrier de Gestion d’un Pâturage Tournant

Un calendrier type est fourni pour la gestion d’un système de pâturage tournant à 6 parcelles. Il illustre le circuit du troupeau au fil des semaines et indique les périodes d’intervention (fauchage des refus, fertilisation) sur les parcelles au repos.

4. Fiches Techniques pour la Conservation des Fourrages

Des fiches recettes détaillées sont proposées pour la fabrication du foin et de l’ensilage de maïs à petite échelle. Elles précisent les étapes clés, les points de contrôle et les astuces pour réussir la conservation.