MANUELS SCOLAIRES

MANUEL DES ACTIVITÉS DE LANGAGE, 2ÈME ANNÉE MATERNELLE, CYCLE PRÉSCOLAIRE

Edition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC

PRÉLIMINAIRES

0.1. Note aux éducateurs et éducatrices

Ce manuel constitue un outil didactique fondamental pour l’enseignant de la deuxième année maternelle en République Démocratique du Congo. Il traduit les exigences du Programme National en séquences d’apprentissage concrètes et structurées. L’éducateur trouvera ici une progression logique qui respecte le développement psychologique de l’enfant de quatre ans. L’approche privilégie la pédagogie active où l’apprenant construit ses compétences linguistiques à travers l’interaction, le jeu et la découverte sensorielle. La mise en œuvre de ce contenu requiert une adaptation constante aux réalités culturelles et linguistiques du milieu, qu’il soit rural ou urbain.

0.2. Objectifs généraux du cours

L’enseignement des activités de langage en deuxième année maternelle vise l’acquisition d’une autonomie communicationnelle progressive. L’enfant doit développer sa capacité à écouter activement et à exprimer sa pensée de manière intelligible dans la langue d’enseignement ou du milieu. Le cours prépare les fondements de la lecture et de l’écriture par des exercices de discrimination auditive et visuelle rigoureux. Il favorise également l’intégration sociale par l’apprentissage des codes de politesse et la participation à des activités culturelles comme les contes et les saynètes.

0.3. Profil de sortie de l’élève

Au terme de cette année scolaire, l’enfant sera capable de comprendre et d’exécuter des consignes …

… simples liées à la vie quotidienne de la classe et de la famille. Il utilisera un vocabulaire précis pour nommer les objets, les personnes et les actions de son environnement immédiat. Il manifestera une aisance croissante dans la formulation de phrases simples et correctes. Enfin, il démontrera des aptitudes pré-scripturales et pré-lecturales, notamment la reconnaissance des formes, la mémorisation des sons et l’association entre l’image et le mot.

0.4. Méthodologie et matériel didactique

La méthodologie préconisée repose sur l’exploitation des situations de la vie courante comme support d’apprentissage. L’enseignant utilisera des objets réels, des images, des marionnettes et des instruments sonores locaux pour stimuler l’intérêt. Les leçons se dérouleront dans un climat de confiance favorisant la prise de parole spontanée. L’observation, la manipulation et l’imitation constituent les piliers de cette démarche pédagogique. Le matériel inclura des ressources locales telles que des emballages de produits, des éléments naturels (feuilles, cailloux) et des supports iconographiques reflétant la diversité congolaise.

PREMIÈRE PARTIE : ÉLOCUTION ET COMMUNICATION ORALE 🗣️

L’élocution constitue le socle de l’apprentissage linguistique à l’école maternelle. Cette première partie se concentre sur la libération de la parole et la structuration progressive du discours de l’enfant. Elle vise à transformer l’expression spontanée en une communication organisée, respectueuse des codes sociaux et enrichie par un vocabulaire précis tiré de l’environnement immédiat de l’élève.

Chapitre 1 : Écoute active et expression spontanée

L’objectif est d’amener l’enfant à porter attention au discours d’autrui et à oser prendre la parole devant le groupe.

1.1. L’entretien familier et le dialogue

L’enseignant instaure un rituel matinal d’échange où chaque enfant partage une nouvelle ou une expérience personnelle. Cette activité développe la confiance en soi et l’habitude d’écouter ses pairs. Les sujets abordés touchent au vécu immédiat : le chemin de l’école à Kinshasa, le repas de la veille ou un événement familial. L’éducateur guide la conversation par des questions ouvertes qui invitent à l’élaboration de réponses plus complètes.

1.2. L’exercice d’écoute d’un message

L’enfant apprend à décoder et à retenir une information orale précise. L’enseignant transmet un message court que l’élève doit relayer à un camarade ou à une autre classe. Des jeux comme le « téléphone arabe » renforcent cette compétence en ludifiant la fidélité de la transmission. La complexité des messages augmente progressivement, passant d’un mot simple à une phrase comportant deux consignes distinctes.

1.3. L’expression libre de la pensée

Des moments sont dédiés à la parole non dirigée pour stimuler la créativité verbale. L’enfant s’exprime sur ses émotions, ses rêves ou ses observations sans contrainte syntaxique rigide, l’enseignant reformulant ensuite correctement pour offrir un modèle linguistique. L’utilisation de supports déclencheurs, comme un objet insolite ou une situation de classe inattendue, favorise ces prises de parole.

1.4. Le jeu de questions-réponses

Cette section structure l’interaction verbale par la mécanique de l’interrogation et de l’affirmation. L’élève s’exerce à formuler des questions pertinentes pour obtenir une information et à fournir des réponses claires. L’enseignant organise des jeux de devinettes où les enfants doivent identifier un objet caché ou un animal de la faune congolaise (comme l’okapi ou le bonobo) en posant des questions sur ses caractéristiques.

Chapitre 2 : Enrichissement du vocabulaire et codes sociaux

Ce chapitre focalise l’attention sur la précision lexicale et l’intégration des règles de savoir-vivre essentielles à la vie communautaire.

2.1. Les formules de présentation et de salutation

L’apprentissage des codes sociaux commence par la maîtrise des salutations adaptées aux différents moments de la journée et aux interlocuteurs. L’enfant apprend à se présenter (nom, post-nom) et à saluer ses aînés, ses enseignants et ses camarades selon les coutumes locales respectueuses. Des mises en situation simulent des rencontres formelles et informelles pour ancrer ces automatismes.

2.2. Les termes de politesse et le respect d’autrui

L’usage des mots magiques (merci, s’il vous plaît, pardon) est systématisé dans toutes les interactions de la classe. L’enseignant veille à ce que ces termes soient employés à bon escient lors des activités de partage de matériel ou de résolution de petits conflits. L’objectif est d’associer le langage à une attitude corporelle respectueuse, fondamentale dans la culture congolaise.

2.3. Identification et nomination des personnes et objets

L’enfant enrichit son bagage lexical en nommant précisément les éléments de son environnement. Les activités classifient le vocabulaire par thèmes : la famille élargie, le mobilier de la classe, les ustensiles de cuisine, les outils agricoles. Des exercices de désignation rapide et de « montre-et-dis » permettent de vérifier la compréhension et la rétention des nouveaux mots.

2.4. Association objet-action et objet-lieu

L’apprentissage dépasse la simple dénomination pour intégrer la fonction et la localisation. L’élève associe verbalement un objet à son usage (le balai pour nettoyer, la houe pour cultiver) et à son lieu de rangement habituel. Cette compétence favorise la logique verbale et aide l’enfant à structurer sa pensée en reliant les éléments concrets à leurs contextes d’utilisation.

Chapitre 3 : Construction syntaxique et description

L’accent est mis ici sur la capacité de l’enfant à agencer les mots pour produire du sens et à décrire le monde qui l’entoure avec précision.

3.1. Usage de noms dans des petites phrases

L’enfant passe du mot-phrase à la construction de phrases simples (Sujet-Verbe-Complément). L’enseignant propose des modèles syntaxiques que les élèves imitent et adaptent. L’exercice consiste à intégrer un mot nouvellement appris dans une phrase complète qui en illustre le sens. Cette pratique consolide la grammaire implicite et encourage l’expression d’idées complètes.

3.2. Description d’images et de situations vécues

L’observation d’images riches en détails sert de support à la production orale. L’enfant décrit ce qu’il voit sur des illustrations représentant des scènes locales : un marché animé à Lubumbashi, une pirogue sur le fleuve Congo ou une fête de village. Il apprend à organiser sa description en allant du général au particulier et à utiliser des adjectifs qualificatifs pour enrichir son propos.

3.3. Jeux de langage et comptines syntaxiques

La répétition de structures linguistiques à travers des jeux rythmiques favorise l’automatisation des tournures correctes. Les comptines sont sélectionnées pour leurs structures répétitives qui permettent d’assimiler les accords de genre et de nombre sans leçon de grammaire formelle. L’aspect ludique de ces activités motive la participation et facilite la mémorisation des structures de phrase.

3.4. Explication simple des faits et gestes

L’élève apprend à verbaliser ses propres actions ou celles de ses camarades. Il est invité à expliquer « comment » il a réalisé un dessin ou « pourquoi » il a choisi un jeu spécifique. Cette verbalisation de l’action développe la pensée logique et la causalité, préparant l’enfant à l’argumentation et à la narration plus complexe.

DEUXIÈME PARTIE : PRÉ-LECTURE ET DISCRIMINATION SENSORIELLE 👁️👂

Cette partie prépare les fonctions cognitives et sensorielles indispensables à l’apprentissage ultérieur de la lecture et de l’écriture. Elle ne vise pas le déchiffrage précoce, mais l’affinement des perceptions auditives et visuelles, ainsi que la compréhension du fonctionnement symbolique de l’écrit.

Chapitre 4 : Mémoire auditive et conscience phonologique

L’objectif est de développer l’acuité auditive de l’enfant pour qu’il puisse discriminer les sons, les rythmes et les intonations, prérequis essentiels à la conscience phonémique.

4.1. Reproduction de sons et syllabes

L’enfant s’exerce à écouter et à reproduire fidèlement des sons isolés, puis des syllabes. L’enseignant utilise des onomatopées, des cris d’animaux et des phonèmes spécifiques à la langue d’enseignement. Des jeux d’écho et de répétition en cascade permettent de travailler la précision de l’articulation et la discrimination des sonorités proches.

4.2. Mémorisation et reproduction de rythmes

La perception du rythme soutient la syllabation et la fluidité de la lecture future. Les élèves frappent dans les mains ou utilisent des instruments à percussion locaux (tam-tams, hochets) pour reproduire des séquences rythmiques proposées par l’enseignant. La complexité des séquences augmente graduellement, sollicitant la concentration et la mémoire auditive séquentielle.

4.3. Appréciation de l’intensité et de la durée des sons

L’enfant apprend à distinguer les qualités du son : fort/faible, long/court, grave/aigu. Des exercices d’écoute active amènent les élèves à classer des sons selon ces critères. Ils apprennent à moduler leur propre voix, passant du chuchotement à la voix portée, maîtrisant ainsi les paramètres prosodiques nécessaires à une lecture expressive.

4.4. Identification des bruits de l’environnement

Cette section connecte l’école au milieu sonore extérieur. Les enfants ferment les yeux et identifient les bruits familiers : la pluie sur la toiture, le klaxon d’un taxi-bus, le chant d’un oiseau spécifique. Cette discrimination fine ancre l’attention auditive dans la réalité concrète et développe la capacité à isoler un signal sonore pertinent dans un bruit de fond.

Chapitre 5 : Mémoire visuelle et spatiale

Ce chapitre vise à affiner la perception visuelle et l’organisation spatiale, compétences clés pour reconnaître les lettres, les mots et suivre le sens de la lecture.

5.1. Indication de la disposition des objets

L’enfant apprend à repérer et à nommer la position des objets dans l’espace (sur, sous, devant, derrière, à gauche, à droite). Des jeux de placement d’objets sur une table ou dans la classe permettent de concrétiser ces notions abstraites. La maîtrise de ce vocabulaire topologique est indispensable pour l’orientation sur la page et la compréhension des consignes scolaires.

5.2. Exercices de mémoire spatiale (Jeu de Kim)

La capacité à mémoriser visuellement un ensemble d’éléments est entraînée par des jeux de type « Kim ». L’enseignant présente plusieurs objets, les cache, en retire un ou modifie leur place, et l’enfant doit identifier le changement. Ces exercices renforcent la mémoire immédiate et l’attention aux détails, préfigurant la reconnaissance orthographique des mots.

5.3. Identification des ressemblances et différences

La discrimination visuelle fine s’exerce par la comparaison d’images, de formes ou de symboles. L’enfant doit repérer l’intrus dans une série, trouver les paires identiques ou identifier les différences subtiles entre deux dessins. Cette compétence est directement transférable à la distinction des lettres graphiquement proches (comme p/q/b/d ou m/n).

5.4. Reconnaissance de signes particuliers dans une suite

L’élève apprend à balayer visuellement une suite linéaire pour y repérer un élément cible. Cet exercice entraîne le mouvement oculaire de gauche à droite nécessaire à la lecture. L’enseignant propose des lignes de formes graphiques où l’enfant doit entourer ou barrer un signe spécifique, développant ainsi la constance de la perception et la concentration visuelle.

Chapitre 6 : Symbolisme et lecture d’images

L’enfant découvre que les images et les symboles portent du sens, étape préliminaire à la compréhension que l’écrit est une représentation codée de la parole.

6.1. Identification des symboles graphiques

L’environnement urbain et rural regorge de signes (logos, panneaux routiers, enseignes). L’enseignant exploite ces symboles connus pour introduire la notion de lecture logographique. L’enfant « lit » le logo d’une boisson locale ou d’une pharmacie, comprenant que le graphisme véhicule un message universellement compris au sein de sa communauté.

6.2. Lecture séquentielle d’images

L’élève s’exerce à ordonner des images pour reconstituer une histoire logique. Des séries de trois à quatre images illustrant une action quotidienne (se laver les mains, planter une graine) sont proposées. L’enfant doit les remettre dans l’ordre chronologique et raconter l’histoire, structurant ainsi sa pensée narrative et sa compréhension de la causalité.

6.3. Prononciation correcte à partir d’images

L’image sert de déclencheur pour travailler la phonétique. En nommant ce qu’il voit sur des cartes-images (flashcards), l’enfant est corrigé sur sa prononciation et son articulation. L’enseignant veille à la clarté de l’élocution et à la correction des défauts de langage courants, en s’appuyant sur des supports visuels attrayants.

6.4. Association image-mot et discrimination

Bien que ne sachant pas encore lire, l’enfant commence à associer visuellement des mots globaux (étiquettes-prénoms, jours de la semaine) à leur représentation ou à leur contexte. Il apprend à distinguer le dessin de l’écriture, repérant les zones de texte sur une affiche ou un livre, et comprenant que c’est le texte qui « raconte » l’histoire précise.

TROISIÈME PARTIE : LITTÉRATURE ENFANTINE ET EXPRESSION DRAMATIQUE 🎭📜

Cette dernière partie vise l’éveil culturel, le développement de l’imaginaire et la maîtrise corporelle de la langue. Elle puise dans la riche tradition orale congolaise pour transmettre des valeurs et stimuler le plaisir des mots.

Chapitre 7 : L’art du conte et de la narration

Le conte est un outil pédagogique puissant qui structure l’imaginaire, transmet la sagesse ancestrale et développe les capacités d’écoute prolongée.

7.1. Contes tirés de la tradition et du folklore

L’enseignant raconte des histoires issues du patrimoine culturel local (contes de la tortue et du léopard, légendes du fleuve). Ces récits permettent aux enfants de se connecter à leur identité culturelle tout en découvrant la structure narrative classique. L’accent est mis sur l’oralité, les onomatopées et l’interaction avec l’auditoire.

7.2. Contes improvisés à partir d’objets

Pour stimuler la créativité, l’enseignant ou les élèves inventent des histoires à partir d’un objet déclencheur (une vieille clé, une plume colorée). Cette activité d’improvisation encourage l’agilité mentale et la construction collective de récits. Elle permet de dédramatiser la prise de parole en s’appuyant sur un support concret.

7.3. Récits de faits réels et imaginaires

L’enfant apprend à distinguer le réel de la fiction. Il est invité à raconter un événement vécu (une fête, un voyage) avec fidélité, puis à inventer une histoire purement imaginaire. Cette distinction est cruciale pour le développement cognitif et permet de travailler différents registres de langue et temps verbaux (passé pour le vécu, présent/futur pour l’imaginaire).

7.4. Restitution et reformulation de contes

Après l’écoute d’un conte, l’élève doit être capable d’en restituer la trame principale. L’exercice de reformulation vérifie la compréhension fine et la mémorisation. L’enfant apprend à synthétiser l’information et à utiliser ses propres mots pour raconter l’histoire à son tour, s’appropriant ainsi le récit et ses structures linguistiques.

Chapitre 8 : Jeux dramatiques et théâtre de marionnettes

Le jeu théâtral permet à l’enfant d’incarner des rôles, d’explorer des émotions et de pratiquer la langue en situation d’interaction simulée.

8.1. Saynètes dramatiques et jeux de rôles

Les enfants jouent des petites scènes de la vie quotidienne (le marché, le dispensaire, la famille). Ces jeux de rôles permettent de réinvestir le vocabulaire et les formules de politesse appris précédemment. Ils favorisent la socialisation et la compréhension des différents rôles sociaux au sein de la communauté.

8.2. Manipulation et dialogue avec marionnettes

L’utilisation de marionnettes (fabriquées avec des calebasses, des tissus ou du papier mâché) offre un médiateur rassurant pour les enfants timides. L’élève prête sa voix à la marionnette, ce qui libère l’expression et permet d’oser des intonations variées. Le théâtre de marionnettes est un support privilégié pour traiter des sujets délicats ou moraux.

8.3. Mimes et expression corporelle

Le langage n’est pas que verbal. L’enfant apprend à s’exprimer par le geste et la mimique. Il mime des actions, des animaux ou des émotions que les autres doivent deviner. Cette activité développe la conscience corporelle et la capacité à communiquer des messages non verbaux, enrichissant ainsi l’expressivité globale de l’enfant.

8.4. Dramatisation de contes connus

Les contes étudiés sont mis en scène. Les élèves se répartissent les personnages et jouent l’histoire. Cette dramatisation aide à intérioriser la chronologie du récit et les caractéristiques des personnages. Elle exige une coopération entre les enfants pour la gestion de l’espace scénique et la distribution de la parole.

Chapitre 9 : Poésie, récitation et gestuelle

La poésie sensibilise l’enfant à la musicalité de la langue, au rythme et à la beauté des images verbales, tout en exerçant la mémoire.

9.1. Récitation de textes courts et comptines

L’enfant mémorise et récite des textes brefs adaptés à son âge. Le choix se porte sur des comptines rythmiques et des petits poèmes évoquant la nature, les animaux ou la vie enfantine. La répétition collective et individuelle favorise l’imprégnation des structures sonores et syntaxiques de la langue.

9.2. Association parole et gestes

Pour faciliter la mémorisation et l’interprétation, chaque récitation est accompagnée de gestes explicatifs ou rythmiques. L’enfant apprend à coordonner sa motricité avec son débit verbal. Cette approche kinesthésique ancre le texte dans le corps et aide à la compréhension du sens des mots prononcés.

9.3. Travail de l’intonation et de la voix

L’élève ne doit pas réciter de manière monocorde. L’enseignant guide l’enfant pour qu’il mette le ton approprié, marquant la joie, la surprise ou la tristesse selon le texte. Le travail sur le volume, le débit et les pauses initie l’enfant à l’art oratoire et à l’expression des sentiments par la voix.

9.4. Création poétique simple

L’enfant est encouragé à jouer avec les mots pour créer des rimes simples ou des associations sonores amusantes. Cette initiation à la création poétique décomplexe le rapport à la langue et valorise l’imaginaire verbal. L’enseignant note les productions des enfants pour constituer un recueil de la classe.

ANNEXES

A.1. Bibliographie et webographie sélective

Cette section recense les ouvrages de référence pédagogique, les recueils de contes congolais et africains, ainsi que les documents officiels du Ministère de l’EPST utilisés pour l’élaboration du cours. Elle oriente l’enseignant vers des ressources supplémentaires pour approfondir sa pratique.

A.2. Liste du matériel didactique recommandé

Une liste exhaustive du matériel nécessaire est fournie, privilégiant la récupération et les ressources locales : images découpées dans des magazines, objets usuels pour le coin magasin, matériaux pour la fabrication de marionnettes (raphia, tissus, bouchons), instruments de musique traditionnels.

A.3. Grille d’évaluation des compétences linguistiques

Un outil pratique est proposé pour observer et noter les progrès de chaque enfant. La grille détaille les indicateurs de réussite pour chaque compétence (ex: « L’enfant formule une phrase complète », « L’enfant participe à la saynète », « L’enfant discrimine deux sons proches »).

A.4. Recueil de textes et comptines types

Un petit corpus de textes, de devinettes et de chants adaptés au niveau 2ème maternelle est inclus. Il sert de base de départ pour l’enseignant, qui pourra l’enrichir selon les spécificités de sa région et les centres d’intérêt de ses élèves.