COURS D’ACTIVITÉS SENSORIELLES, 1ÈRE ANNÉE MATERNELLE, CYCLE PRÉSCOLAIRE
Edition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC
PRÉLIMINAIRES
0.1. Nature et portée du cours 📘 Le cours d’activités sensorielles pour la première année maternelle constitue le socle fondamental de l’éveil cognitif de l’enfant de trois ans. Il vise l’affinement systématique des cinq sens et de la perception kinesthésique, permettant à l’apprenant de structurer son contact avec le monde extérieur. Ce programme s’inscrit rigoureusement dans la logique de la Compétence de Base 1 (CB1) du Programme National, cherchant à développer les capacités intellectuelles par la manipulation et la discrimination sensorielle.
0.2. Objectifs pédagogiques terminaux 🎯 Au terme de cette unité d’enseignement, l’enfant devra …
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… manifester une capacité autonome à discriminer, classer et nommer les stimuli sensoriels de son environnement immédiat. Il identifiera les couleurs fondamentales, distinguera les contrastes thermiques et tactiles, reconnaîtra les sources sonores et classera les saveurs et odeurs élémentaires. L’objectif ultime réside dans la transformation de la sensation brute en perception consciente et verbalisée.
0.3. Approche méthodologique et Matériel didactique 🛠️ La méthodologie privilégie l’approche ludique et la manipulation concrète (« learning by doing »). L’enseignant exploitera le « Sac à surprise », les jeux de Kim et les promenades exploratoires. Le matériel didactique doit provenir de l’environnement local de l’enfant congolais : tissus en raphia ou pagne, fruits locaux (mangues, safous), instruments traditionnels (tam-tam, sifflets) et objets de récupération (bouchons, boîtes). L’observation directe prime sur la représentation imagée.
0.4. Organisation temporelle ⏳ Conformément à la grille horaire nationale, les activités sensorielles occupent un volume hebdomadaire d’une heure. Cette allocation requiert une planification rigoureuse où chaque séance cible une modalité sensorielle précise, tout en favorisant l’intégration multisensorielle lors des semaines de synthèse. Les séquences doivent être courtes, variées et intenses pour maintenir l’attention labile des enfants de trois ans.
PREMIÈRE PARTIE : L’EXPLORATION VISUELLE ET AUDITIVE OU L’OUVERTURE SUR LE MONDE 👁️👂
Cette première section du cours focalise l’attention de l’enfant sur les sens à distance, vecteurs principaux de l’information spatiale et sociale. Elle structure la discrimination visuelle des formes et couleurs ainsi que l’analyse de l’univers sonore, prérequis indispensables à la sécurité et à la communication.
Chapitre 1 : Discrimination visuelle et reconnaissance des caractéristiques
Ce chapitre traite de la capacité de l’enfant à identifier et isoler des critères visuels spécifiques dans un ensemble hétérogène.
1.1. Identification des personnes et des objets familiers 👥 L’enfant apprend à nommer et reconnaître les acteurs de son quotidien scolaire et familial. L’enseignant utilise des jeux de miroirs et des photos pour que l’élève identifie ses camarades, son enseignant et les objets usuels de la classe (banc, tableau, cartable). L’exercice vise la distinction claire entre les êtres vivants et les objets inanimés par la simple observation de leurs traits physiques.
1.2. Distinction des couleurs fondamentales 🎨 L’apprentissage se concentre exclusivement sur les trois couleurs primaires définies par le programme : le rouge, le jaune et le bleu. L’enseignant propose des tris d’objets (perles, bouchons) où l’enfant regroupe les éléments selon leur chromaticité. Des exemples concrets comme la fleur d’hibiscus pour le rouge, la banane mûre pour le jaune ou le ciel de saison sèche pour le bleu ancrent ces notions dans la réalité locale.
1.3. Perception des contrastes de luminosité ☀️ L’élève exerce son œil à différencier le « clair » du « sombre ». À travers l’observation de tissus, de papiers ou de l’environnement naturel à différents moments de la journée, l’enfant classe les objets selon leur intensité lumineuse. L’enseignant peut utiliser l’ombrage d’un arbre dans la cour de récréation pour matérialiser concrètement la zone sombre par rapport à la zone ensoleillée (claire).
1.4. Reconnaissance des formes élémentaires par la vue 🔺 Sans entrer dans la géométrie formelle, l’enfant identifie visuellement les contours des objets. Il apparie des silhouettes à leurs objets réels correspondants. L’enseignant dispose des objets sur une table et demande à l’enfant de retrouver l’image qui correspond exactement à la forme de l’objet présenté, favorisant ainsi l’abstraction visuelle naissante.
Chapitre 2 : Attention visuelle et structuration de l’observation
Ce chapitre développe la concentration et la capacité d’analyse fine de l’image ou de l’objet, dépassant la simple vision globale.
2.1. Exercices de complétion visuelle (La lacune) 🧩 L’enfant observe des images ou des objets incomplets et doit identifier la partie manquante. L’enseignant présente, par exemple, le dessin d’une voiture sans roue ou d’un visage sans nez. L’élève doit verbaliser ou pointer le manque, développant ainsi sa représentation mentale de l’intégrité de l’objet.
2.2. Discrimination des traits caractéristiques 🔍 L’activité consiste à repérer un détail spécifique sur un objet ou une personne. L’enseignant guide l’observation vers des attributs précis : la présence de lunettes, la couleur d’un vêtement, la taille d’un fruit. L’enfant apprend à balayer visuellement une cible pour en extraire une information pertinente.
2.3. Jeux de mémoire visuelle (Jeu de Kim) 🧠 L’enseignant dispose plusieurs objets sur une natte, laisse les enfants les observer, puis en retire un ou plusieurs à leur insu. L’enfant doit nommer l’objet disparu. Cet exercice renforce la rétention d’image et la concentration, essentielles pour les apprentissages ultérieurs de la lecture.
2.4. Observation des nuances dans l’environnement 🌿 L’enfant est amené à observer les variations visuelles dans la nature environnante. Il repère les feuilles vertes et les feuilles mortes (jaunes/brunes), ou la différence entre l’eau claire et l’eau boueuse après une pluie. Cette section connecte l’acuité visuelle à la compréhension des phénomènes naturels simples.
Chapitre 3 : Perception et discrimination auditive
Ce chapitre éduque l’oreille de l’enfant à filtrer, identifier et analyser les stimuli sonores pour en comprendre la signification.
3.1. Écoute et identification des bruits ambiants 🔊 L’enfant apprend à isoler et nommer les bruits familiers de son milieu : le passage d’un camion, le bruit de la pluie sur la tôle, le piler du manioc ou le chant du coq. L’enseignant organise des séances d’écoute active, parfois les yeux fermés, pour focaliser l’attention exclusivement sur le canal auditif.
3.2. Distinction des sons et de leurs sources 🎻 L’élève différencie les sons produits par des objets (instruments, chocs) de ceux produits par des êtres vivants. L’enseignant utilise des instruments locaux (tam-tam, hochet en calebasse) cachés derrière un paravent. L’enfant doit identifier l’objet qui a produit le son, affinant ainsi sa mémoire auditive et son association cause-effet.
3.3. Reconnaissance vocale et sociale 🗣️ Le jeu de l’aveugle permet à l’enfant de reconnaître ses camarades uniquement par leur voix. Un enfant a les yeux bandés et doit deviner qui l’appelle. Cet exercice renforce la cohésion du groupe et l’attention aux timbres vocaux spécifiques, développant une écoute fine des nuances humaines.
3.4. Reproduction de séquences sonores simples 🥁 L’enfant ne se contente plus d’entendre, il doit reproduire. L’enseignant produit une séquence rythmique simple (deux frappements de mains, un silence, un frappement) que l’enfant doit imiter. Cette activité prépare à la discrimination syllabique et au sens du rythme, précurseurs du langage articulé.
DEUXIÈME PARTIE : LE CORPS EN CONTACT OU L’EXPLORATION TACTILE ET KINESTHÉSIQUE ✋🧱
Cette partie aborde les sens de proximité immédiate. Elle traite de la manière dont l’enfant perçoit la matière, la température et son propre effort musculaire, fondant ainsi sa relation physique et sécuritaire avec le monde matériel.
Chapitre 4 : La sensibilité tactile et la reconnaissance de la matière
Ce chapitre explore la capacité de la peau, principalement des mains, à informer le cerveau sur la nature des surfaces et des objets.
4.1. Manipulation exploratoire et le « Sac à surprise » 🛍️ L’enfant plonge la main dans un sac opaque pour identifier des objets uniquement par le toucher. L’enseignant y place des objets aux formes distinctes (balle, cube, cuillère). L’élève doit décrire la forme ou nommer l’objet sans le voir, stimulant la formation d’images mentales tactiles.
4.2. Discrimination des textures (Lisse et Rugueux) 🪨 L’enseignant propose des matériaux contrastés : une pierre ponce ou une écorce d’arbre (rugueux) face à une feuille de bananier ou un galet de rivière (lisse). L’enfant classe les objets en deux catégories selon la sensation éprouvée au bout des doigts, enrichissant son vocabulaire sensoriel.
4.3. Perception de la consistance (Dur et Mou) ☁️ L’enfant exerce une pression sur divers objets pour en tester la résistance. Il compare, par exemple, un morceau de bois ou une pierre (dur) avec une éponge, de la pâte à modeler ou un fruit mûr (mou). Cette distinction est cruciale pour la motricité fine et la modulation de la force de préhension.
4.4. Reconnaissance des traits physiques par le toucher 🗿 L’activité vise à identifier des caractéristiques complexes comme « piquant », « collant » ou « soyeux ». L’enseignant utilise des éléments naturels (ananas, boue argileuse, plumes) pour diversifier l’expérience tactile. L’enfant apprend à approcher ces objets avec la prudence requise par leur nature.
Chapitre 5 : Perception thermique et éducation à la sécurité
Ce chapitre focalise sur la sensation de chaleur et de froid, liant intimement la perception sensorielle à la prévention des accidents domestiques.
5.1. Distinction élémentaire Chaud et Froid ❄️🔥 L’enfant expérimente les contrastes de température de manière sécurisée. L’enseignant prépare des récipients (gobelets en plastique) contenant de l’eau glacée et de l’eau chaude (non brûlante). L’enfant touche les parois et verbalise la sensation, associant le stimulus thermique aux mots « chaud » et « froid ».
5.2. Perception du Tiède et gradation thermique 🌡️ L’élève affine sa perception en introduisant l’état intermédiaire : le tiède. L’enseignant mélange l’eau chaude et froide devant les enfants, leur faisant constater la modification de la température. L’enfant apprend que la température n’est pas binaire mais peut varier sur une échelle.
5.3. Identification des sources de chaleur dans l’environnement 🍳 L’enfant apprend à reconnaître visuellement et thermiquement les objets générateurs de chaleur (brasero, réchaud, toiture en tôle au soleil de midi). L’enseignant guide une observation des lieux (cuisine, cour) pour repérer ces sources sans contact direct, développant l’anticipation sensorielle.
5.4. Réflexes de sécurité et protection corporelle 🛡️ L’objectif est comportemental : apprendre le retrait réflexe et la prudence. L’enseignant met en scène des situations simulées où l’enfant doit mimer l’éloignement face à un danger thermique (vapeur, feu). L’accent est mis sur la préservation de l’intégrité physique face aux températures extrêmes.
Chapitre 6 : Perception kinesthésique et conscience de l’effort
Ce chapitre traite du sens du mouvement, du poids et de la tension musculaire, essentiels pour l’ajustement tonique et la manipulation d’outils.
6.1. Discrimination pondérale (Lourd et Léger) 🏋️ L’enfant soupèse des objets de volumes identiques mais de masses différentes (une boîte vide vs une boîte remplie de sable). Il classe les objets en deux tas : ceux qui demandent un effort pour être soulevés (lourds) et ceux qui se soulèvent sans effort (légers). L’enseignant veille à ce que la différence de poids soit significative pour être perçue par des enfants de trois ans.
6.2. Perception de la tension musculaire 💪 L’élève prend conscience de l’énergie déployée lors d’une action. L’enseignant propose des activités de « tirer » et « pousser » des objets lourds (bancs de la classe) ou de presser une balle en caoutchouc. L’enfant apprend à ressentir la contraction de ses muscles et à relâcher l’effort sur commande.
6.3. Mobilisation des articulations (Poignet, Coude, Épaule) 🦴 L’activité se concentre sur la conscience du mouvement articulaire. L’enfant exécute des rotations du poignet, des flexions du coude et des balancements des épaules. L’enseignant intègre ces mouvements dans des comptines gestuelles, favorisant la fluidité et la décontraction nécessaires aux futurs gestes d’écriture.
6.4. Ajustement de l’équilibre et du mouvement 🤸 L’enfant expérimente la gestion de son corps dans l’espace lors de déplacements avec contraintes. L’enseignant organise des parcours où l’enfant doit marcher en portant un objet fragile (gobelet d’eau) sans le renverser, obligeant à une régulation fine du tonus musculaire et de l’attention kinesthésique.
TROISIÈME PARTIE : LES SENS CHIMIQUES ET L’INTÉGRATION SENSORIELLE 👅👃🧠
Cette dernière partie aborde les sens gustatif et olfactif, souvent liés à l’alimentation et à l’hygiène, avant de conclure par la synthèse de toutes les perceptions pour une compréhension globale de l’objet.
Chapitre 7 : Exploration olfactive et discrimination des odeurs
Ce chapitre éduque le nez de l’enfant à identifier les signatures odorantes de son environnement et à juger de leur qualité.
7.1. Reconnaissance des odeurs familières 🌸 L’enfant apprend à identifier des substances courantes sans les voir, uniquement par leur parfum. L’enseignant prépare des pots opaques contenant des éléments odorants locaux : citronnelle, savon, oignon, fleur d’oranger ou terre mouillée. L’élève associe l’odeur au nom de la chose.
7.2. Distinction agréable et désagréable 🤢 L’élève exerce son jugement subjectif et social sur les odeurs. Il catégorise les senteurs en « bonnes odeurs » (parfum, nourriture cuite, fleurs) et « mauvaises odeurs » (poubelle, eau stagnante). L’enseignant utilise cette distinction pour renforcer les notions d’hygiène corporelle et environnementale.
7.3. Identification des produits par l’odorat 🧴 L’activité vise la précision de l’identification. L’enseignant présente des fruits (orange, goyave) ou des produits d’hygiène et demande à l’enfant de retrouver l’objet correspondant parmi plusieurs, guidé par son nez. Cela développe la mémoire olfactive spécifique.
7.4. Prudence olfactive et produits toxiques ⚠️ L’enfant apprend les règles de sécurité liées à l’odorat. L’enseignant explique et mime l’interdiction de humer directement des bouteilles inconnues ou des produits ménagers (pétrole, eau de Javel). L’objectif est de prévenir les intoxications par inhalation ou ingestion accidentelle suite à une confusion sensorielle.
Chapitre 8 : Éducation gustative et découverte des saveurs
Ce chapitre structure l’expérience de la bouche, permettant à l’enfant de nommer les goûts et de diversifier sa palette alimentaire tout en assurant sa sécurité.
8.1. Identification des quatre saveurs élémentaires 🍋🍬 L’enfant expérimente les saveurs de base : le sucré (sucre de canne, miel), le salé (sel de cuisine), l’acide (citron) et l’amer (ndagala cru ou certaine feuille comestible, avec modération). L’enseignant propose des dégustations minimes et contrôlées pour que l’enfant verbalise la sensation précise sur la langue.
8.2. Reconnaissance des aliments par le goût 🥭 L’élève, les yeux bandés, goûte des morceaux de fruits ou de légumes locaux (papaye, arachide, canne à sucre) et doit les nommer. L’enseignant veille à utiliser des aliments sains et connus, transformant le repas ou la collation en moment d’apprentissage sensoriel analytique.
8.3. Appréciation et préférences gustatives 😋 L’enfant est encouragé à exprimer ses goûts personnels (« j’aime » ou « je n’aime pas ») tout en étant invité à goûter avant de juger. L’enseignant organise des séances de dégustation collective pour élargir le répertoire alimentaire des enfants et surmonter les néophobies alimentaires fréquentes à cet âge.
8.4. Sécurité alimentaire et substances interdites 🚫 L’activité insiste sur le discernement entre ce qui est comestible et ce qui ne l’est pas. L’enseignant montre des exemples d’aliments avariés (fruits pourris) ou de produits dangereux, expliquant l’interdiction formelle de les mettre en bouche. L’éducation sensorielle devient ici un outil de survie et de santé publique.
Chapitre 9 : Synthèse sensorielle et intégration perceptuelle
Ce chapitre final vise à réunir les informations séparées des différents sens pour construire une image mentale complète et cohérente de l’objet.
9.1. Association multisensorielle d’un objet 🍎 L’enfant décrit un objet en utilisant plusieurs sens simultanément. L’enseignant présente une orange : l’enfant dit qu’elle est ronde et orange (vue), rugueuse (toucher), sent bon (odorat) et est sucrée (goût). Cette activité synthétique structure le langage descriptif complet.
9.2. Jeux d’identification complexe (Loto sensoriel) 🎲 L’enseignant propose des jeux où les indices proviennent de différents sens. Par exemple, « Je cherche quelque chose qui est rouge, qui se mange et qui est croquant ». L’enfant doit mobiliser ses connaissances visuelles, gustatives et tactiles pour trouver la réponse, favorisant la rapidité de connexion mentale.
9.3. Classement multicritère 🧺 L’élève trie des objets selon deux critères sensoriels à la fois. Par exemple, regrouper tous les objets qui sont « rouges et durs » ou « blancs et mous ». L’enseignant guide l’enfant vers une logique de classification plus élaborée, sollicitant la flexibilité cognitive.
9.4. Verbalisation de l’expérience sensorielle 🗣️ L’aboutissement du cours réside dans la capacité de l’enfant à raconter son expérience. L’enseignant invite l’élève à expliquer ce qu’il a ressenti lors d’une activité (« C’était froid et mouillé »). L’objectif est de lier définitivement la sensation physique au vocabulaire abstrait, validant ainsi l’acquisition de la compétence.
ANNEXES
A.1. Répertoire des jeux sensoriels adaptés 🎲 Cette annexe fournit une liste descriptive de jeux pratiques (Le Colin-maillard auditif, Le loto des odeurs, La boîte à mystères) avec leurs règles simplifiées pour les enfants de 3 ans. Elle inclut des variantes adaptables selon les effectifs pléthoriques souvent rencontrés dans les écoles congolaises.
A.2. Liste du matériel de récupération locale ♻️ Cette section recense les objets gratuits ou peu coûteux disponibles dans l’environnement immédiat (bouchons, chutes de tissus chez le tailleur, graines, pierres, emballages) pouvant servir de supports pédagogiques. Elle guide l’enseignant dans la constitution d’une malle sensorielle économique et durable.
A.3. Grille d’observation des acquis sensoriels 📋 L’annexe propose un modèle de grille d’évaluation formative. Elle permet à l’enseignant de noter les progrès individuels de chaque enfant sur des critères précis (ex: « Distingue le rouge du jaune », « Reconnaît la voix d’un camarade »), facilitant le suivi pédagogique sans recourir à des notes chiffrées.
A.4. Consignes de sécurité pour les activités de goût et d’odorat 🚑 Ce document récapitule les protocoles d’hygiène stricts (lavage des mains, usage individuel des cuillères, vérification des allergies) et les interdictions formelles concernant les produits toxiques. Il sert de charte de sécurité pour protéger l’intégrité physique des élèves lors des manipulations chimiques.