MANUELS SCOLAIRES

COURS D’AGRICULTURE, 1ÈRE ANNÉE, OPTION AGRICULTURE GÉNÉRALE

Édition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC

PRÉLIMINAIRES

L’introduction au cours d’agriculture générale pour la première année est conçue pour poser les fondations d’une compréhension holistique du secteur. Les préliminaires définissent le cadre d’apprentissage en présentant l’objectif final que l’élève doit atteindre au terme de l’année, ainsi que les compétences spécifiques qu’il développera. Cette section initiale a pour but de donner un sens et une direction aux enseignements qui suivront, en alignant les activités pédagogiques sur le profil attendu d’un futur technicien agricole.

Objectif intermédiaire d’intégration (O.I.I.)

Au terme de la première année, l’élève sera capable d’identifier avec précision les composantes structurelles d’un milieu agricole donné, de manier convenablement les outils agricoles manuels fondamentaux et de mettre en place une petite parcelle de culture en appliquant les techniques de base. L’apprenant devra démontrer une compréhension pratique des principes agronomiques initiaux, ce qui implique sa capacité à évaluer un site, à préparer un sol, à semer ou planter, et à réaliser les premiers entretiens culturaux. Cette compétence intégrée se manifestera par la gestion autonome d’un petit jardin potager ou ornemental, depuis sa conception jusqu’à ses premières récoltes, en justifiant chaque intervention technique par les savoirs acquis.

Compétences visées

Cette année de formation initiale vise à doter l’élève de la compétence essentielle d’interpréter un milieu de production agricole, en analysant de manière critique ses facteurs physiques, biotiques et socio-culturels pour en déduire les potentialités et les contraintes. L’apprenant développera la capacité d’élaborer un plan d’aménagement simple et rationnel pour une parcelle, en organisant l’espace pour optimiser les opérations culturales. Il acquerra également la compétence de réaliser les travaux préparatoires du sol avec les outils appropriés, en choisissant les techniques en fonction de la végétation et du type de sol. Enfin, il saura mettre en place et entretenir des cultures de cycle court, en appliquant les techniques de fertilisation et de récolte qui garantissent la réussite d’un cycle de production complet, démontrant ainsi son aptitude à transformer la connaissance théorique en action concrète et productive.

PARTIE I : FONDEMENTS DE L’AGRONOMIE ET ÉTUDE DU MILIEU 🌍

Cette première partie a pour vocation d’ancrer l’élève dans la discipline agronomique en lui fournissant les concepts de base et les outils d’analyse de l’environnement. Elle explore la définition, l’histoire et l’importance de l’agriculture, avant de se plonger dans une étude détaillée du milieu de production. La maîtrise de cette partie est un prérequis indispensable, car elle enseigne à l’élève à « lire » un paysage agricole et à comprendre les interactions complexes qui déterminent le potentiel d’un site.

Chapitre 1 : Introduction à l’agriculture

Ce chapitre inaugural définit le champ de l’agriculture. Il explore ses multiples facettes, de sa simple définition comme culture de la terre à son rôle complexe dans les sociétés humaines, en passant par son évolution historique.

1.1. Définition et importance de l’agriculture

Ce sous-chapitre fournit une définition claire et concise de l’agriculture et de la discipline agronomique. Il met en lumière l’importance capitale du secteur sur les plans alimentaire, économique (emplois, revenus), industriel (matières premières) et même esthétique (paysagisme), en illustrant ces aspects par des exemples concrets tirés de l’économie congolaise.

1.2. Évolution historique des pratiques agricoles

L’étude retrace les grandes étapes de l’évolution de l’agriculture, depuis les sociétés de chasseurs-cueilleurs jusqu’à la domestication des plantes et des animaux. Elle aborde la sédentarisation, l’expansion des surfaces cultivées et les débuts de la mécanisation, plaçant les pratiques actuelles dans une perspective historique longue.

1.3. Les grands types d’agriculture dans le monde

Cette section classifie les systèmes agricoles en fonction de critères géographiques et techniques. Elle distingue l’agriculture tropicale, typique de la RDC, de l’agriculture tempérée ou méditerranéenne, et explore la classification selon le degré de mécanisation, de l’agriculture traditionnelle extensive à l’agriculture industrielle intensive.

1.4. L’agriculture intégrée comme modèle durable

Ici, le concept d’agriculture intégrée est présenté comme une approche moderne et durable. Ce modèle, qui combine harmonieusement les productions végétales (cultures, fourrages) et animales (élevage), est analysé sous l’angle de ses avantages écologiques et économiques, comme la valorisation du fumier en tant que fertilisant organique.

Chapitre 2 : Analyse des facteurs physiques du milieu

Ce chapitre se concentre sur l’étude des composantes abiotiques de l’écosystème agricole. L’élève apprend à identifier et à interpréter les facteurs climatiques, topographiques et pédologiques qui conditionnent la vie des plantes.

2.1. Les facteurs climatiques

L’analyse des facteurs climatiques est fondamentale pour la planification des cultures. Ce point détaille l’influence des radiations solaires, de la température, des vents et surtout des précipitations (pluviométrie) sur le développement végétal, en expliquant comment l’alternance des saisons en RDC dicte le calendrier agricole.

2.2. Les facteurs topographiques

La configuration du terrain a un impact direct sur les pratiques agricoles. Ce sous-chapitre examine l’effet de l’altitude, de la pente et de l’exposition sur les microclimats et la gestion de l’eau. Il explique les défis posés par la culture en pente, comme l’érosion, et les avantages des plaines et des bas-fonds.

2.3. Les facteurs pédologiques et hydrologiques

Le sol est le support vivant des cultures. Cette section introduit l’importance du sol, ses fonctions et les grands types de sols rencontrés en RDC (volcaniques, sablonneux, argileux). Elle aborde aussi l’importance des facteurs hydrologiques, comme la présence de cours d’eau et les mouvements de crue et de décrue dans des zones comme la plaine de la Ruzizi.

2.4. Typologie des terrains et risques associés

Ce volet synthétise les connaissances précédentes en proposant une classification des terrains à vocation agricole (plateaux, plaines, vallées). Pour chaque type, les caractéristiques, avantages et inconvénients sont analysés, de même que les risques naturels (inondation, ensablement) et artificiels (incendies, vols) qui y sont liés.

PARTIE II : PLANIFICATION ET AMÉNAGEMENT DE L’EXPLOITATION 🗺️

Après avoir appris à analyser l’environnement, l’élève aborde dans cette deuxième partie la phase de conception et d’organisation de l’espace agricole. Cette section est éminemment pratique et vise à développer des compétences en planification spatiale. Elle couvre la manière de traduire une idée en un plan d’aménagement concret et la mise en place des premières infrastructures végétales, essentielles à la propagation des cultures.

Chapitre 3 : Systèmes de culture et organisation sociale

Ce chapitre fait le pont entre l’analyse du milieu et la planification en examinant comment les choix techniques (systèmes de culture) et les réalités sociales influencent la structuration de l’exploitation.

3.1. La monoculture et la polyculture

L’étude des systèmes de culture commence par la distinction fondamentale entre la monoculture (culture d’une seule espèce) et la polyculture (cultures associées). Les avantages (simplification, mécanisation) et inconvénients (risques sanitaires, épuisement du sol) de chaque système sont débattus avec des exemples concrets, comme la monoculture de maïs dans le Haut-Katanga face aux polycultures vivrières du Kasaï.

3.2. L’agroforesterie et l’agropastoralisme

Cette section explore des systèmes de production plus complexes et intégrés. L’agroforesterie (association d’arbres et de cultures) et l’agropastoralisme (combinaison de cultures et d’élevage) sont présentés comme des modèles pertinents pour le contexte congolais, favorisant la diversification des revenus et la durabilité écologique.

3.3. Assolements, rotations et jachères

La gestion de la fertilité du sol dans le temps est abordée ici. Les principes de l’assolement (répartition des cultures dans l’espace) et de la rotation (succession des cultures dans le temps) sont expliqués comme des techniques clés. La pratique de la jachère, qu’elle soit naturelle ou améliorée, est également analysée pour son rôle dans la restauration des sols.

3.4. Organisation sociale et agraire du milieu

La planification d’une exploitation doit tenir compte du contexte humain. Ce volet examine l’organisation sociale (famille, clan) et administrative (chefferie, secteur), ainsi que les systèmes agraires locaux (modes de faire-valoir foncier) qui conditionnent l’accès à la terre et la gestion des exploitations. La question du genre dans l’agriculture est également abordée.

Chapitre 4 : Conception du plan d’aménagement

Ce chapitre est au cœur de la planification spatiale. L’élève apprend à dessiner et à organiser physiquement son exploitation en positionnant judicieusement les différentes unités de production et les infrastructures.

4.1. Le germoir : types et caractéristiques

Le germoir est la première structure où la vie est donnée aux semences. Ce sous-chapitre détaille la définition, l’importance et les différents types de germoirs : en pleine terre (planche ou plate-bande), en caissette, en sachets de polyéthylène ou en paniers. Pour chaque type, les dimensions, l’orientation et les matériaux sont spécifiés.

4.2. La pépinière : implantation et gestion

La pépinière est l’étape suivante pour l’élevage des jeunes plants. Sa définition et son importance sont rappelées, avant de détailler les normes de dimension et d’orientation. Un accent particulier est mis sur la construction de l’ombrage, en précisant les matériaux, les dimensions et l’inclinaison pour une protection optimale des plantules.

4.3. L’organisation des parcelles de culture

L’organisation interne du champ ou de la plantation est cruciale pour l’efficacité du travail. Ce point traite de l’orientation et des dimensions des blocs de culture, des parcelles et des lignes de plantation. La logique derrière le tracé des allées principales et secondaires est expliquée pour faciliter la circulation et l’accès.

4.4. Le tracé des infrastructures hydrauliques

La gestion de l’eau est un aspect central de l’aménagement. Cette section aborde l’emplacement et le dimensionnement des canaux d’irrigation, pour apporter l’eau aux cultures, et des canaux de drainage, pour évacuer les excès d’eau dans les zones à risque d’engorgement, comme les bas-fonds.

PARTIE III : PRÉPARATION DU SOL ET MISE EN PLACE DES CULTURES 🌱

Cette troisième partie marque l’entrée dans le vif des opérations culturales. Elle est entièrement dédiée aux interventions physiques qui transforment un terrain planifié en un milieu propice à la croissance des plantes. L’élève y apprendra les techniques de travail du sol, depuis le défrichage initial jusqu’à la préparation fine du lit de semence, ainsi que les méthodes de semis et de plantation qui conditionnent la réussite de l’installation de la culture.

Chapitre 5 : Travaux d’ouverture du terrain

Ce chapitre couvre la toute première étape de l’intervention sur une nouvelle parcelle : la rendre apte à être travaillée. Les techniques varient radicalement en fonction de la végétation naturelle en place.

5.1. Le défrichage en zone forestière

L’ouverture d’un champ en milieu forestier est un travail exigeant qui suit des étapes précises. Ce sous-chapitre décrit la séquence des opérations : la coupe des sous-bois et des lianes, l’abattage sélectif des arbres, le débardage (évacuation des troncs), le débitage (découpe du bois) et l’ébranchage.

5.2. Le défrichage en zone de savane

La préparation d’un terrain en savane est différente et souvent moins laborieuse. Les techniques abordées ici sont le fauchage de la strate herbacée ou son incinération contrôlée. L’opération de dessouchage des grosses touffes d’herbes pérennes est également détaillée.

5.3. Le dessouchage et la gestion des résidus

Le dessouchage, qu’il soit manuel ou mécanique, est une étape cruciale pour permettre un travail du sol en profondeur. Ce point en explique l’importance et les méthodes. Il traite également de la gestion des résidus végétaux (bois, branches, herbes) après le défrichage.

5.4. L’incinération : techniques et impacts

L’incinération est une pratique courante mais controversée. Cette section enseigne à distinguer une incinération contrôlée et dirigée, qui peut avoir un effet fertilisant à court terme, du brûlis sauvage et destructeur. Les impacts positifs et négatifs du feu sur la fertilité et la biologie du sol sont analysés.

Chapitre 6 : Le travail du sol

Une fois le terrain défriché, le travail du sol vise à créer une structure favorable à la germination et à l’enracinement. Ce chapitre détaille les différentes opérations de préparation du lit de semence.

6.1. Le labour : définition et objectifs

Le labour est l’opération de base du travail du sol. Sa définition, ses objectifs (ameublir, aérer, enfouir la matière organique et les mauvaises herbes) et les différentes époques de sa réalisation sont expliqués en détail.

6.2. Le hersage et le roulage

Après le labour, le hersage vient affiner la préparation en brisant les mottes. Son importance et les outils utilisés sont présentés. Le roulage, qui vise à tasser légèrement le sol après le semis pour assurer un bon contact graine-terre, est également abordé.

6.3. Le buttage et le billonnage

Pour certaines cultures, une préparation en relief est nécessaire. Le buttage (création de buttes individuelles) et le billonnage (création de planches surélevées continues) sont décrits, en précisant leurs dimensions, leur importance (drainage, développement des tubercules) et les époques de confection.

6.4. La trouaison et la préparation des planches

La trouaison consiste à creuser des trous de plantation individuels, notamment pour les arbres fruitiers. Ses dimensions et son importance sont expliquées. La confection de planches de culture à plat, typiques du maraîchage, est également détaillée comme alternative au billonnage.

Chapitre 7 : Semis, plantation et repiquage

Ce chapitre se concentre sur l’acte de mettre en terre le matériel végétal. Il couvre un large éventail de techniques, du semis direct des graines à la transplantation de jeunes plants.

7.1. Préparation et test des semences

La qualité des semences est primordiale. Ce point détaille les opérations de préparation : le triage pour éliminer les impuretés, le séchage pour assurer une bonne conservation, et les tests de germination et de pureté pour évaluer la viabilité et la qualité du lot de semences.

7.2. Techniques et densités de semis

La mise en terre des graines doit suivre des règles précises. Les différentes méthodes de semis (à la volée, en lignes, en poquets) sont comparées. Le concept de densité de semis et le calcul des écartements sont expliqués pour optimiser l’occupation de l’espace et limiter la compétition entre les plantes.

7.3. La préparation du matériel de plantation et de multiplication

Ce sous-chapitre aborde la préparation des plants avant leur mise en terre définitive. Il couvre des techniques comme l’habillage (taille des racines et des feuilles), le cernage (section des racines en pépinière) et le pralinage (enrobage des racines). Les bases de la multiplication végétative (boutures, marcottes, rejets) sont également introduites.

7.4. Le repiquage et la plantation

Le repiquage est l’opération délicate de transfert des jeunes plants de la pépinière au champ. Les précautions à prendre (respect du collet, arrosage) sont soulignées. La plantation proprement dite, avec ses différentes profondeurs et positions (verticale, oblique), et l’importance du tassement final sont expliquées.

PARTIE IV : CONDUITE ET ENTRETIEN DES CULTURES 🌿

Cette quatrième partie est consacrée à l’ensemble des soins et interventions qui accompagnent la culture de la levée jusqu’à la veille de la récolte. L’objectif est de maintenir les plantes dans des conditions de croissance optimales en gérant l’eau, les nutriments et la compétition avec les autres organismes. La maîtrise de ces techniques d’entretien est déterminante pour la santé des cultures et l’atteinte du rendement escompté.

Chapitre 8 : Entretien cultural et gestion de l’eau

Ce chapitre se focalise sur les opérations régulières d’entretien qui assurent le bien-être de la culture et sur la gestion de la ressource en eau, souvent un facteur limitant.

8.1. Le sarclage et le binage

La lutte contre les mauvaises herbes (adventices) est une priorité. Le sarclage (arrachage des adventices) et le binage (aération de la couche superficielle du sol) sont présentés comme des opérations essentielles dont la fréquence et les outils sont discutés.

8.2. L’arrosage et l’irrigation

L’apport d’eau est vital. Ce point distingue l’arrosage manuel, adapté aux petites surfaces, de l’irrigation, qui concerne de plus grandes superficies. L’importance de déterminer la bonne fréquence et la bonne quantité d’eau à apporter est soulignée pour éviter le stress hydrique ou l’asphyxie des racines.

8.3. Le paillage (mulching)

Le paillage consiste à couvrir le sol avec des matériaux organiques ou plastiques. Ses multiples avantages sont détaillés : conservation de l’humidité, limitation des mauvaises herbes, régulation de la température du sol et apport de matière organique. Les différents types de paillis et leurs inconvénients potentiels sont aussi examinés.

8.4. Le regarnissage et le démariage

L’obtention d’une densité de peuplement optimale nécessite des ajustements. Le regarnissage (ou remplacement des manquants) vise à combler les vides après une mauvaise levée. À l’inverse, le démariage (ou éclaircissage) consiste à supprimer des plants en excès dans les semis trop denses pour laisser les plus vigoureux se développer.

Chapitre 9 : Interventions sur la plante

Ce chapitre traite des opérations qui modifient directement la morphologie ou la croissance de la plante cultivée dans le but d’améliorer la production.

9.1. Le tuteurage

Pour les plantes grimpantes ou à tiges fragiles, un soutien est nécessaire. Le tuteurage, son importance pour éviter le contact des fruits avec le sol et améliorer l’aération, ainsi que les différentes modalités de sa mise en place (matériaux, techniques) sont expliqués.

9.2. La taille : principes et types

La taille est une opération technique qui vise à orienter la croissance de la plante. Les grands principes sont exposés, ainsi que les différents types de taille et leurs objectifs : taille de formation, taille phytosanitaire, écimage (suppression du bourgeon terminal), élagage, etc.

9.3. L’effeuillage et l’épamprement

Ces opérations consistent à supprimer certaines parties de la plante. L’effeuillage (suppression de feuilles) peut améliorer l’ensoleillement des fruits, tandis que l’épamprement (suppression des gourmands ou rejets) évite une dispersion inutile de la sève au détriment de la production principale.

9.4. Le terreautage

Le terreautage est une technique qui consiste à apporter de la matière organique très riche (terreau) au pied des plantes en cours de culture. Son importance pour la nutrition et l’amélioration de la structure du sol au niveau de la zone racinaire est mise en avant.

Chapitre 10 : Fertilisation et amélioration du sol

Ce chapitre est entièrement dédié à la nutrition des plantes et à la gestion de la fertilité du sol, un capital qu’il est essentiel de maintenir et d’enrichir pour une agriculture durable.

10.1. Les besoins nutritifs des plantes

Pour fertiliser intelligemment, il faut connaître les besoins des plantes. Ce point détaille les éléments nutritifs essentiels (principaux, secondaires, oligo-éléments) et les symptômes de carence ou d’excès, en s’appuyant sur les notions de physiologie végétale.

10.2. Les fertilisants organiques

Les fertilisants organiques sont privilégiés dans une approche durable. Le fumier, le compost, le terreau, le purin et les engrais verts sont décrits, en expliquant leurs avantages (apport de nutriments, amélioration de la structure du sol) et leurs modes de production et d’application.

10.3. Les fertilisants minéraux

Les fertilisants minéraux ou chimiques apportent des nutriments sous une forme directement assimilable. Les engrais simples (urée) et complexes (NPK) sont présentés, en insistant sur l’importance de les utiliser de manière raisonnée pour éviter la pollution et la dégradation des sols.

10.4. Modes et doses d’application des fertilisants

L’efficacité d’un fertilisant dépend de son application. Ce sous-chapitre compare les modes d’application (épandage, enfouissement) et explique comment calculer les doses par unité de surface en fonction des besoins de la culture et des recommandations techniques.

PARTIE V : RÉCOLTE ET NOTIONS CONNEXES 🍎

Cette dernière partie du programme clôt le cycle de production en se concentrant sur l’étape de la récolte, moment crucial qui concrétise tous les efforts de l’année. Elle aborde également des notions transversales issues de disciplines connexes comme la zootechnie et le génie rural, afin d’offrir à l’élève une vision plus large et intégrée de l’ensemble des activités d’une exploitation agricole.

Chapitre 11 : La récolte des produits

Ce chapitre est consacré aux techniques et aux stratégies de collecte des productions végétales, en soulignant l’importance de cette dernière étape pour la qualité finale du produit.

11.1. Les indices et types de maturité

Récolter au bon moment est un savoir-faire essentiel. Cette section enseigne à identifier les indices de maturité (grosseur, coloration, saveur) et à distinguer la maturité de consommation, la maturité technologique (pour la transformation) et la maturité physiologique (pour les semences).

11.2. Le moment et les types de récolte

Le choix du moment de la journée et de la saison pour la récolte est discuté. Les différents types de récolte sont comparés : manuelle ou mécanique, unique (en une seule fois) ou échelonnée (en plusieurs passages), en analysant les avantages et inconvénients de chaque méthode.

11.3. Le conditionnement de la récolte

Immédiatement après la récolte, des opérations de conditionnement sont souvent nécessaires. Ce point aborde le triage, le nettoyage, le calibrage et l’emballage des produits en vue de leur transport, de leur stockage ou de leur vente.

11.4. Le calcul du rendement

Le rendement mesure l’efficacité de la production. Ce sous-chapitre explique comment calculer le rendement d’une culture (en tonnes par hectare, par exemple) et comment le comparer aux rendements de référence pour évaluer la performance de sa propre exploitation.

Chapitre 12 : Introduction à la zootechnie

Ce chapitre ouvre une perspective sur la production animale, une composante souvent indissociable de l’agriculture en milieu rural congolais.

12.1. Définition et importance de l’élevage

Ce point définit la zootechnie (science de l’élevage) et son importance économique, alimentaire et sociale. Les notions de base d’espèce et de race sont introduites, en distinguant les races locales (rustiques) des races améliorées (productives).

12.2. L’extérieur des animaux et l’identification

L’observation de l’extérieur d’un animal fournit de nombreuses informations. Les différentes régions du corps de l’animal sont décrites. Les techniques d’identification individuelle ou de troupeau (marquage, robe) sont également présentées.

12.3. L’hygiène en élevage

L’hygiène est la base de la prévention des maladies. Ce volet insiste sur l’importance de la propreté des locaux, du matériel d’élevage, des aliments, de l’eau et des animaux eux-mêmes pour garantir un bon état sanitaire du cheptel.

12.4. Les infrastructures et matériels d’élevage

Un logement adapté est essentiel au bien-être animal. Les différents types d’infrastructures (poulailler, bergerie, porcherie) et leurs caractéristiques sont décrits, ainsi que le petit matériel nécessaire à l’alimentation et à l’abreuvement des animaux.

Chapitre 13 : Introduction au génie rural

Ce chapitre aborde les aspects techniques liés à la construction et à l’outillage, fournissant des compétences pratiques pour l’équipement de l’exploitation.

13.1. Les matériaux de construction locaux

La valorisation des ressources locales est un principe d’économie. Ce point décrit les matériaux de construction traditionnels comme l’argile (pour les briques en adobe), le bois, la paille et le bambou, et explique leurs techniques de mise en œuvre.

13.2. Les matériaux de construction conventionnels

Les matériaux modernes sont également nécessaires. Le ciment, le sable, les cailloux, les barres de fer et les tôles sont présentés, avec des notions de base sur la fabrication de mortier et de béton.

13.3. L’outillage de construction

La réalisation de petits ouvrages de maçonnerie ou de menuiserie requiert un outillage de base. Le rôle et l’usage de la truelle, du marteau, du niveau, du fil à plomb et de la scie sont expliqués.

13.4. L’entretien des outils et des infrastructures

La durabilité des équipements passe par leur entretien. Ce sous-chapitre enseigne les règles de nettoyage, de rangement et de maintenance préventive des outils agricoles et du matériel de construction, ainsi que les petites réparations des infrastructures.

Chapitre 14 : Notions d’anatomie et de physiologie

Ce chapitre final fournit des bases biologiques pour comprendre le fonctionnement des êtres vivants, qu’ils soient végétaux ou animaux.

14.1. La cellule et les tissus végétaux

La cellule est l’unité de base du vivant. Ce point décrit la structure d’une cellule végétale et présente les principaux types de tissus végétaux (de protection, de soutien, de conduction, etc.) qui composent les organes de la plante.

14.2. Les appareils et systèmes des animaux domestiques

Pour comprendre l’élevage, une connaissance de base de l’anatomie animale est utile. Les grands appareils (digestif, respiratoire, circulatoire, génital) sont décrits de manière simple et fonctionnelle.

14.3. La photosynthèse et la respiration

Ces deux processus sont au cœur de la vie sur Terre. La photosynthèse, par laquelle les plantes produisent leur propre matière organique, et la respiration, par laquelle les êtres vivants libèrent l’énergie de cette matière, sont expliquées dans leurs principes fondamentaux.

14.4. Les cycles de reproduction

La reproduction assure la pérennité des espèces. Ce volet compare le cycle de reproduction des plantes (pollinisation, fécondation, graine) et celui des animaux (chaleurs, accouplement, gestation, mise bas), en soulignant les étapes clés pour chaque règne.

ANNEXES

Cette section regroupe de manière synthétique des fiches techniques et des tableaux récapitulatifs qui servent de référence pratique pour l’élève. Elle ne constitue pas une nouvelle matière, mais un outil d’aide à la décision et à l’action sur le terrain. Les annexes peuvent inclure des calendriers agricoles types pour différentes régions de la RDC, des fiches descriptives des principaux outils agricoles avec leurs schémas de montage et d’entretien, des tableaux sur les besoins en nutriments des principales cultures, ou encore des plans types pour de petites infrastructures d’élevage. L’objectif est de fournir un support documentaire directement exploitable pour les travaux pratiques et les projets personnels des élèves.

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