COURS DE PATHOLOGIE FORESTIÈRE, 2ÈME ANNÉE, OPTION AGRI-FORESTERIE
Edition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC.
Préliminaires
0.1. Introduction Générale au Cours
Ce cours spécialisé aborde la pathologie et l’entomologie forestières, disciplines dédiées à l’étude des maladies, des insectes ravageurs et des autres agents nuisibles affectant les arbres et les écosystèmes forestiers. L’objectif est de former des techniciens supérieurs capables de diagnostiquer les problèmes sanitaires en forêt, de comprendre les dynamiques des populations de ravageurs et de pathogènes, et de concevoir des stratégies de gestion intégrée pour maintenir la santé et la productivité des forêts de la République Démocratique du Congo.
0.2. Compétences Visées
Au terme de cette formation, l’apprenant sera en mesure d’identifier les principaux agents pathogènes et insectes ravageurs des essences forestières congolaises, de réaliser un diagnostic sanitaire complet d’un peuplement, d’évaluer les niveaux de risque et les seuils d’intervention, et de proposer un plan de lutte intégrée combinant des méthodes sylvicoles, biologiques et chimiques de manière raisonnée.
0.3. Approche Pédagogique
Le programme s’appuie sur une forte composante de travaux pratiques en laboratoire et sur le terrain. Les apprenants réaliseront des collections d’insectes, apprendront à isoler et à cultiver des champignons pathogènes, et mèneront des enquêtes sanitaires dans des peuplements forestiers réels. Des études de cas, comme l’analyse d’une attaque de termites sur des plantations d’eucalyptus sur le plateau des Bateke ou l’étude de la pourriture du cœur des arbres en forêt naturelle du bassin central, serviront de support à la formation.
0.4. Matrice d’Évaluation
L’évaluation se concentrera sur la capacité de l’apprenant à poser un diagnostic précis et à proposer une stratégie de gestion. Elle inclura des épreuves pratiques d’identification d’insectes et de symptômes de maladies, la réalisation de rapports de diagnostic sanitaire de parcelles, la conception de protocoles de surveillance et la soutenance d’un plan de gestion intégrée des ravageurs pour une problématique forestière spécifique.
Partie 1. Principes de la Pathologie et de l’Entomologie Forestières 🦠
Cette première section établit les bases conceptuelles et méthodologiques propres à la santé des forêts. Elle aborde les spécificités des maladies en milieu forestier, les grands principes de l’entomologie et les particularités de l’épidémiologie dans des écosystèmes complexes et pérennes.
Chapitre 1. Fondements de la Santé des Forêts
Ce chapitre définit les concepts clés et introduit la notion d’écosystème forestier comme un équilibre dynamique où les maladies et les ravageurs jouent un rôle naturel.
1.1. Le Concept de Santé des Écosystèmes Forestiers
La santé de la forêt est définie non pas comme l’absence totale de maladies, mais comme la capacité de l’écosystème à maintenir sa structure, ses fonctions et sa résilience face aux perturbations. Le rôle des insectes et des champignons dans les cycles naturels (décomposition, sélection) est discuté.
1.2. Le Triangle de la Maladie Appliqué à la Forêt
Le concept du triangle Hôte-Pathogène-Environnement est revisité dans le contexte forestier. L’influence de facteurs comme l’âge du peuplement, la diversité des essences et les stress climatiques sur l’équilibre du triangle est analysée.
1.3. Classification des Dépérissements Forestiers
Les dépérissements sont présentés comme des processus complexes résultant souvent d’une combinaison de facteurs : des facteurs prédisposants (mauvaise adaptation du site), des facteurs déclenchants (sécheresse) et des facteurs aggravants (insectes secondaires, champignons de faiblesse).
1.4. Méthodologie du Diagnostic Sanitaire en Forêt
Une approche systématique du diagnostic est présentée, allant de l’échelle du paysage (identification de foyers de mortalité) à l’échelle de l’arbre (examen des symptômes) et de l’organe (recherche des signes du pathogène).
Chapitre 2. Principes d’Entomologie Forestière
Ce chapitre est consacré à l’étude des insectes en milieu forestier, en distinguant les espèces nuisibles des espèces utiles ou neutres.
2.1. Les Grands Ordres d’Insectes d’Intérêt Forestier
Un focus est mis sur les ordres d’insectes qui comptent le plus de ravageurs forestiers : les Coléoptères (scolytes, capricornes), les Lépidoptères (chenilles défoliatrices) et les Isoptères (termites).
2.2. Les Guildes d’Insectes Forestiers
Les insectes sont classés en « guildes » fonctionnelles en fonction de leur mode d’alimentation et de l’organe de l’arbre qu’ils attaquent : les défoliateurs (feuilles), les foreurs (tronc, branches), les suceurs de sève, les insectes des racines et les insectes xylophages (bois mort).
2.3. Les Insectes Auxiliaires en Forêt
L’importance de la faune entomologique bénéfique est soulignée. Les insectes prédateurs (carabes, coccinelles), les parasitoïdes et les pollinisateurs sont présentés comme des alliés essentiels pour la régulation naturelle des populations de ravageurs.
2.4. Les Techniques de Collecte et d’Identification des Insectes
Les méthodes de piégeage (pièges lumineux, pièges à interception) et de collecte (filet fauchoir, parapluie japonais) sont démontrées. Les principes de la conservation et de l’étiquetage des spécimens pour la constitution d’une collection de référence sont enseignés.
Chapitre 3. L’Épidémiologie en Milieu Forestier
Ce chapitre étudie la dynamique des populations de pathogènes et de ravageurs dans le temps et dans l’espace, pour comprendre comment et pourquoi les épidémies se déclenchent.
3.1. Le Cycle de Vie des Pathogènes Forestiers
Le cycle biologique des agents pathogènes (conservation, dissémination, infection) est analysé comme un élément clé pour identifier les stades les plus vulnérables où une intervention est possible.
3.2. La Dynamique des Populations d’Insectes
Les facteurs qui régulent les populations d’insectes sont étudiés : le potentiel de reproduction, les facteurs de mortalité (ennemis naturels, climat) et la disponibilité des ressources. Les pullulations sont présentées comme une rupture de cet équilibre.
3.3. La Propagation et la Dissémination des Inoculums
Les modes de dispersion des spores de champignons (vent, pluie, insectes) et des insectes ravageurs sont analysés. La compréhension de ces mécanismes est essentielle pour modéliser la progression spatiale d’une épidémie.
3.4. L’Influence des Facteurs Sylvicoles et Environnementaux
L’impact des pratiques de gestion (monocultures, éclaircies) et des changements climatiques (stress hydrique, augmentation des températures) sur la fréquence et l’intensité des problèmes sanitaires est discuté.
Partie 2. Les Maladies des Arbres Forestiers 🌲
Cette partie est consacrée à l’étude détaillée des principales maladies affectant les arbres, classées en fonction des organes attaqués. Pour chaque type de maladie, les agents causals, les symptômes et les dégâts sont décrits.
Chapitre 4. Les Maladies des Pépinières et des Jeunes Plants
Les jeunes plants sont particulièrement vulnérables. Ce chapitre aborde les pathologies spécifiques aux premiers stades de la vie de l’arbre.
4.1. La Fonte des Semis
Cette maladie, causée par un complexe de champignons du sol (Pythium, Fusarium, Rhizoctonia), provoque la pourriture des plantules avant ou après leur émergence. C’est la principale cause de mortalité en pépinière forestière.
4.2. Les Pourridiés en Pépinière
Les pourritures racinaires, souvent favorisées par un excès d’humidité dans les substrats, sont étudiées. Les symptômes de flétrissement et de dépérissement des jeunes plants sont décrits.
4.3. Les Rouilles Foliaires des Jeunes Plants
Certaines rouilles peuvent être particulièrement agressives sur les jeunes plants en pépinière, causant des défoliations importantes qui retardent leur croissance.
4.4. La Gestion Sanitaire de la Pépinière
Les stratégies de prévention en pépinière sont synthétisées : l’utilisation de substrats désinfectés, la gestion de l’irrigation, la ventilation, et l’application préventive de fongicides en cas de forte pression de la maladie.
Chapitre 5. Les Maladies du Feuillage (Maladies Foliaires)
Ce chapitre traite des maladies qui affectent les feuilles, réduisant la capacité de photosynthèse de l’arbre et l’affaiblissant.
5.1. Les Rouilles des Arbres Forestiers
Les cycles complexes des champignons de la rouille, qui nécessitent parfois deux hôtes différents pour se compléter, sont expliqués. Les pustules caractéristiques de couleur rouille sur les feuilles sont le signe principal.
5.2. Les Oïdiums ou « Blancs »
L’oïdium se caractérise par un feutrage mycélien blanc et poudreux à la surface des feuilles. Il est particulièrement fréquent sur de jeunes arbres en situation ombragée et humide.
5.3. Les Anthracnoses et Autres Taches Foliaires
Ce groupe de maladies provoque des taches nécrotiques sur les feuilles, conduisant souvent à leur chute prématurée (défoliation). Elles peuvent causer des retards de croissance significatifs sur les jeunes plantations.
5.4. Les Dégâts des Fumagines
La fumagine est un champignon noir qui se développe sur le miellat excrété par les insectes piqueurs-suceurs. Bien qu’il ne soit pas un parasite direct, il recouvre les feuilles d’une couche qui bloque la lumière et la photosynthèse.
Chapitre 6. Les Maladies des Tiges et des Branches
Ce chapitre se concentre sur les maladies qui affectent l’écorce et les tissus conducteurs, pouvant entraîner la mort de branches ou de l’arbre entier.
6.1. Les Chancres Corticaux
Un chancre est une nécrose localisée de l’écorce, souvent accompagnée de réactions de défense de l’arbre. Certains chancres, comme celui du cryphonectria sur l’eucalyptus, peuvent ceinturer la tige et la tuer.
6.2. Les Flétrissoses ou Maladies Vasculaires
Ces maladies sont causées par des champignons qui colonisent les vaisseaux du xylème, bloquant la circulation de la sève et provoquant un flétrissement brutal de l’arbre.
6.3. Les Balais de Sorcière et les Gui
Les « balais de sorcière » sont des proliférations anormale de rameaux dues à des champignons ou des phytoplasmes. Les guis, qui sont des plantes parasites, sont également étudiés pour les affaiblissements qu’ils provoquent.
6.4. Les Tumeurs et les Galles (Broussins)
La formation de tumeurs ou de galles sur les troncs et les branches, résultant d’une prolifération anarchique des tissus due à des bactéries ou des virus, est analysée.
Chapitre 7. Les Maladies des Racines et du Bois
Ce chapitre aborde les maladies souvent invisibles qui affectent le système racinaire et celles qui dégradent le bois, causant des pertes économiques majeures.
7.1. Les Pourridiés (Pourritures des Racines)
Les pourridiés, causés par des champignons comme l’armillaire ou le fomes, sont parmi les maladies les plus destructrices en forêt. Ils provoquent la pourriture du système racinaire et du collet, entraînant la mort lente de l’arbre.
7.2. Les Champignons de la Carie du Bois (Pourritures du Cœur)
Ces champignons lignivores dégradent la lignine et la cellulose du bois de cœur, sans forcément tuer l’arbre mais en le fragilisant et en le rendant impropre à l’exploitation. Ils pénètrent souvent par des blessures.
7.3. La Classification des Pourritures du Bois
Les différents types de pourritures sont distingués en fonction des composants du bois qu’ils dégradent : la pourriture fibreuse (dégradation de la lignine) et la pourriture cubique (dégradation de la cellulose).
7.4. Le Rôle des Blessures comme Portes d’Entrée
L’importance des blessures (dues à l’exploitation, au feu, aux animaux) comme voies de pénétration pour la majorité des champignons de carie est soulignée. La prévention des blessures est la principale méthode de lutte.
Partie 3. Les Insectes Ravageurs des Forêts 🐛
Cette partie est consacrée à l’entomologie forestière appliquée. Elle détaille les principaux groupes d’insectes ravageurs, classés selon leur mode d’action, en décrivant leur biologie, les dégâts qu’ils occasionnent et les méthodes de détection.
Chapitre 8. Les Insectes Défoliateurs
Ce chapitre se concentre sur les insectes qui se nourrissent des feuilles, pouvant provoquer des défoliations spectaculaires lors de pullulations.
8.1. Les Chenilles de Lépidoptères (Papillons)
Les chenilles de nombreuses espèces de papillons de jour et de nuit sont les principaux insectes défoliateurs en milieu forestier. Leur impact sur la croissance des arbres est analysé.
8.2. Les Larves de Tenthrèdes (Hyménoptères)
Les larves de tenthrèdes, ou « fausses-chenilles », se distinguent des vraies chenilles par le nombre de leurs fausses-pattes abdominales. Elles peuvent également causer des défoliations massives.
8.3. Les Coléoptères Phyllophages (Chrysomèles, Scarabées)
De nombreux coléoptères, adultes ou larves, se nourrissent du feuillage des arbres, le découpant ou le squelettisant.
8.4. L’Impact des Défoliations sur la Croissance et la Survie des Arbres
Les conséquences d’une défoliation sont analysées : la perte de croissance est la conséquence la plus fréquente, mais des défoliations répétées ou survenant sur des arbres déjà affaiblis peuvent entraîner leur mort.
Chapitre 9. Les Insectes Piqueurs-Suceurs et Galligènes
Ce chapitre traite des insectes qui se nourrissent de la sève ou qui induisent la formation de galles.
9.1. Les Pucerons et les Cochenilles
Ces insectes se nourrissent de la sève élaborée dans le phloème. Leurs pullulations peuvent affaiblir les jeunes pousses et ils sont souvent associés au développement de la fumagine.
9.2. Les Cicadelles et les Psylles
Ces insectes piqueurs-suceurs peuvent également causer des affaiblissements et, pour certains, des déformations de feuilles. Leur rôle potentiel de vecteurs de maladies est souligné.
9.3. Les Insectes Galligènes
Ces insectes (cynips, cécidomyies) ont la capacité d’induire la formation de galles, des excroissances anormales des tissus végétaux, à l’intérieur desquelles leurs larves se développent.
9.4. Le Rôle des Piqueurs-Suceurs comme Vecteurs de Maladies
Le rôle indirect mais souvent plus grave de ces insectes est rappelé : en se nourrissant, ils peuvent transmettre des virus, des phytoplasmes ou des bactéries d’un arbre à l’autre, propageant ainsi les maladies.
Chapitre 10. Les Insectes Foreurs de Tiges et de Branches
Ce chapitre se concentre sur les insectes dont les larves se développent à l’intérieur des tissus vivants de l’arbre, sous l’écorce ou dans le bois.
10.1. Les Scolytes (Coléoptères)
Les scolytes sont parmi les ravageurs les plus redoutables des forêts de conifères, mais s’attaquent aussi aux feuillus. Ils creusent des galeries sous-corticales caractéristiques qui bloquent la circulation de la sève et peuvent tuer l’arbre rapidement, surtout s’il est déjà stressé.
10.2. Les Buprestes et les Capricornes (Coléoptères)
Les larves de ces grands coléoptères, appelées « vers blancs », creusent de larges galeries dans l’aubier et le bois de cœur, causant des dégâts technologiques majeurs qui déprécient la valeur du bois.
10.3. Les Sesiidés et les Cossidés (Lépidoptères)
Les chenilles de ces papillons ont un comportement de foreur. Elles creusent des galeries dans les troncs ou les branches, provoquant des affaiblissements et des points de rupture.
10.4. Les Insectes Cambiophages et Xylophages
Une distinction est faite entre les insectes cambiophages, qui se nourrissent du cambium et du phloème (comme les scolytes), et les insectes xylophages, qui se nourrissent du bois lui-même (comme les capricornes).
Chapitre 11. Les Insectes des Racines et du Bois Mort
Ce chapitre traite des insectes qui vivent dans le sol et s’attaquent au système racinaire, ainsi que de ceux, très nombreux, qui participent au recyclage du bois mort.
11.1. Les Termites
Les termites représentent un risque majeur pour les plantations en Afrique tropicale, comme les plantations d’eucalyptus au Kongo Central. Ils s’attaquent aux racines et au collet des jeunes arbres, pouvant entraîner leur mort. Leur rôle dans la décomposition du bois mort est également essentiel.
11.2. Les Larves de Hannetons (Vers Blancs)
Les larves de hannetons vivent dans le sol et se nourrissent des racines des jeunes arbres, pouvant causer des dégâts importants en pépinière et dans les premières années de plantation.
11.3. Les Insectes Xylophages du Bois Abattu
De nombreux insectes (bostryches, lyctus) colonisent le bois fraîchement abattu ou les grumes stockées. Leur gestion est un enjeu économique majeur pour préserver la qualité des bois après l’exploitation.
11.4. Le Rôle Écologique des Insectes Décomposeurs
Le rôle fondamental des insectes xylophages dans la fragmentation du bois mort et l’accélération du cycle des nutriments en forêt naturelle est souligné.
Partie 4. Gestion Intégrée de la Santé des Forêts ⚕️
Cette dernière partie est consacrée aux stratégies et aux méthodes de lutte contre les maladies et les ravageurs forestiers, en privilégiant une approche intégrée qui combine différentes tactiques de manière durable.
Chapitre 12. La Surveillance et le Suivi Sanitaire
Ce chapitre aborde les méthodes pour détecter et suivre l’évolution des problèmes sanitaires, une condition préalable à toute décision de gestion.
12.1. Les Réseaux de Surveillance Sanitaire
La mise en place de réseaux d’observation, avec des placettes de suivi permanentes, pour détecter l’apparition de nouveaux problèmes ou suivre l’évolution de maladies endémiques est présentée comme une stratégie de veille sanitaire.
12.2. Les Méthodes d’Échantillonnage et d’Évaluation des Dégâts
Des protocoles standardisés pour évaluer l’incidence (pourcentage d’arbres touchés) et la sévérité (intensité des symptômes) d’une maladie ou d’une attaque d’insectes sont enseignés.
12.3. Les Seuils de Tolérance et d’Intervention
Le concept de seuil économique d’intervention est introduit : il n’est pas toujours rentable de lutter contre un ravageur. Une intervention ne se justifie que si le coût des dégâts évités est supérieur au coût de l’intervention.
12.4. Le Dépistage par Télédétection
L’utilisation de l’imagerie aérienne ou satellite pour le repérage de foyers de mortalité ou de dépérissement à grande échelle est présentée comme un outil de surveillance puissant pour les vastes massifs forestiers congolais.
Chapitre 13. Les Méthodes de Lutte en Pathologie Forestière
Ce dernier chapitre passe en revue l’arsenal des méthodes de lutte disponibles pour le gestionnaire forestier.
13.1. La Lutte Sylvicole (Préventive)
Les pratiques sylvicoles sont la première méthode de lutte : le choix d’essences adaptées au site, la promotion de la diversité des essences, le respect des densités optimales et la réalisation d’éclaircies pour maintenir la vigueur du peuplement.
13.2. La Lutte Biologique et le Contrôle Naturel
La lutte biologique consiste à utiliser ou à favoriser les ennemis naturels des ravageurs (prédateurs, parasitoïdes, champignons entomopathogènes). La préservation de la biodiversité est donc une stratégie de lutte en soi.
13.3. La Lutte Chimique et l’Utilisation Raisonnée des Pesticides
L’utilisation de pesticides en forêt est très réglementée et doit rester exceptionnelle. Les différentes méthodes d’application (pulvérisation, injection dans les troncs) et les risques environnementaux associés sont discutés.
13.4. La Conception d’un Plan de Gestion Intégrée des Ravageurs (GIR)
La démarche de la GIR est synthétisée : elle consiste à combiner toutes les méthodes de lutte disponibles (sylvicoles, biologiques, chimiques) de manière coordonnée et raisonnée, sur la base d’une surveillance continue et de seuils d’intervention, pour maintenir les populations de ravageurs en dessous d’un niveau de nuisibilité économique.
Annexes
1. Fiches d’Identification des Principaux Ravageurs et Maladies
Cette section contient des fiches illustrées décrivant les symptômes, les signes, les agents causals et les cycles de vie des principaux problèmes sanitaires des essences forestières majeures de RDC.
2. Guide de Prélèvement d’Échantillons Pathologiques
Un guide pratique détaille les procédures correctes pour prélever, étiqueter et conserver des échantillons d’insectes ou de parties d’arbres malades en vue de leur envoi à un laboratoire pour identification.
3. Protocole d’Évaluation des Dégâts
Des protocoles de notation standardisés sont fournis pour évaluer la sévérité des dégâts de différents types de ravageurs (ex: classes de défoliation, densité de galeries de scolytes), afin de permettre des comparaisons objectives dans le temps et dans l’espace.
4. Glossaire de la Pathologie et de l’Entomologie Forestières
Un glossaire définit de manière claire et concise l’ensemble du vocabulaire technique utilisé dans le cours (ex: inoculum, mycélium, épidémiologie, phéromone, parasitoïde, GIR, etc.), constituant un outil de référence indispensable.