COURS DE PHILOSOPHIE, 3ÈME ANNÉE, OPTION LATIN-PHILOSOPHIE
Édition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC
🏛️ PRÉLIMINAIRES ET CADRE PÉDAGOGIQUE
0.1. Note Directrice aux Enseignants
Ce manuel opérationnalise le programme national de philosophie pour la classe de troisième année des Humanités (5ème des Humanités), option Latin-Philosophie. Il marque le passage de l’analyse épistémologique à la réflexion axiologique (morale) et métaphysique. L’enseignant utilisera ce support pour guider l’élève vers la maturité intellectuelle nécessaire à la compréhension des enjeux éthiques de l’existence et des fondements ultimes de la réalité. Le cours exige une rigueur conceptuelle élevée, préparant directement l’apprenant aux épreuves de dissertation de l’Examen d’État.
0.2. Compétences Terminales et Profil de Sortie
Au terme de cette année, l’élève maîtrise les fondements de l’éthique normative et de la philosophie politique. Il définit avec précision les concepts de bien, de devoir, de liberté et de responsabilité. Il analyse les structures de l’État et de la justice en comparant les modèles occidentaux et les systèmes politiques traditionnels de la RDC. Sur le plan métaphysique, l’apprenant formule les problématiques liées à l’être (ontologie) et à l’existence de Dieu (théodicy), intégrant la vision bantoue de l’univers. Il démontre une capacité à résoudre des dilemmes moraux complexes et à argumenter sur des questions de bioéthique ou d’écologie.
0.3. Méthodologie et Stratégies Didactiques
L’enseignement privilégie l’approche problématique et la méthode dialectique. Le cours alterne les exposés doctrinaux, l’analyse de textes majeurs (Kant, Sartre, Tempels) et les débats éthiques sur des cas concrets tirés de l’actualité congolaise. L’enseignant encourage l’application des théories morales aux situations vécues, transformant la classe en un espace de délibération citoyenne. La contextualisation culturelle reste centrale, confrontant systématiquement l’universalisme éthique aux valeurs endogènes des sociétés du bassin du Congo.
0.4. Dispositif d’Évaluation
Le système d’évaluation vérifie la solidité de l’argumentation morale et la compréhension des systèmes métaphysiques. Les évaluations formatives incluent des analyses de cas de conscience, des commentaires de textes politiques et des dissertations sur des sujets existentiels. L’évaluation sommative semestrielle sanctionne la capacité de l’élève à construire une réflexion autonome, cohérente et référencée sur les fins dernières de l’homme et l’organisation de la cité.
⚖️ PARTIE I : ÉTHIQUE FONDAMENTALE ET PHILOSOPHIE POLITIQUE
Cette première partie traite de l’action humaine (Praxis). Elle examine les normes qui guident la conduite individuelle et les principes qui régissent la vie collective. Elle vise à former une conscience morale éclairée et un sens aigu de la responsabilité civique.
Chapitre 1 : Les Fondements de la Morale
1.1. Le Fait Moral et la Conscience
L’élève définit le fait moral comme une réalité universelle caractérisée par la distinction entre le bien et le mal. Il analyse la conscience morale comme le juge intérieur et le témoin de nos actes. L’étude distingue la conscience psychologique de la conscience morale. Le cours examine la formation de la conscience à travers l’éducation familiale et les rites d’initiation présents dans les cultures de la Tshopo ou du Kwilu, soulignant le rôle de la communauté dans l’éveil éthique.
1.2. La Loi, le Devoir et l’Obligation
Ce module structure les normes de l’action. L’élève différencie la loi naturelle (inscrite dans la raison) de la loi positive (édictée par l’État). Il étudie le concept de devoir selon Emmanuel Kant : l’impératif catégorique (« Tu dois parce que tu dois »). La distinction entre l’obligation (interne et libre) et la contrainte (externe et forcée) est clarifiée pour fonder la moralité sur l’autonomie de la volonté.
1.3. La Liberté et la Responsabilité
L’enseignement aborde la condition sine qua non de la morale : la liberté. L’élève analyse la liberté comme absence de contrainte, comme libre arbitre et comme autonomie rationnelle. Il établit le lien indissoluble avec la responsabilité : répondre de ses actes devant soi-même, autrui et Dieu. Les thèses déterministes et existentialistes (Sartre : « L’homme est condamné à être libre ») sont confrontées.
1.4. Les Systèmes Moraux : Hédonisme, Utilitarisme, Eudémonisme
L’élève classifie les grandes doctrines morales selon leur fin. Il examine l’hédonisme (recherche du plaisir, Épicure), l’utilitarisme (recherche du plus grand bonheur pour le plus grand nombre, Bentham) et l’eudémonisme (recherche du bonheur par la vertu, Aristote). Une critique constructive de ces systèmes est menée à la lumière des valeurs de solidarité et de sacrifice présentes dans l’éthique ubuntu.
Chapitre 2 : Droit, Justice et Altérité
2.1. Le Droit et la Justice
L’élève définit le droit comme l’ensemble des règles régissant les rapports sociaux, sanctionnées par l’autorité publique. Il distingue le droit naturel (droits inaliénables de l’homme) du droit positif. La justice est analysée comme vertu (rendre à chacun le sien) et comme institution. Les distinctions entre justice commutative (échanges), distributive (mérite) et corrective (sanction) sont maîtrisées.
2.2. L’Altérité et le Respect de la Personne
Ce module place autrui au cœur de la réflexion éthique. L’élève étudie la relation à l’Autre non comme une menace (Hobbes), mais comme une condition de sa propre existence (Levinas, Mounier). Le respect de la dignité humaine est posé comme absolu. L’analyse intègre la conception bantoue du Bumuntu, où l’humanité de l’un dépend de la reconnaissance de l’humanité de l’autre.
2.3. Droits de l’Homme et Droits des Peuples
L’enseignement examine l’historique et le contenu de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. L’élève analyse les droits civils, politiques, économiques et socioculturels. La tension entre l’universalité des droits et les spécificités culturelles africaines est discutée, notamment à travers la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.
2.4. La Sanction et la Réparation
L’élève réfléchit aux finalités de la peine : punir, dissuader, réinsérer. Il compare la justice punitive moderne (prison) à la justice restauratrice traditionnelle (palabre, compensation). L’exemple des juridictions coutumières du Kongo Central illustre la recherche de la paix sociale et de la réconciliation plutôt que la simple punition du coupable.
Chapitre 3 : Philosophie Politique et État
3.1. Origine et Nature de l’État
L’élève étudie les théories du contrat social (Hobbes, Locke, Rousseau) expliquant le passage de l’état de nature à l’état civil pour garantir la sécurité et la liberté. Il définit l’État comme une personne morale souveraine exerçant le pouvoir sur un territoire et une population donnés. La distinction entre État, Nation et Patrie est rigoureusement établie.
3.2. Le Pouvoir Politique et la Légitimité
Ce module analyse l’essence du pouvoir : capacité de commander et de se faire obéir. L’élève examine les types de légitimité définis par Max Weber : traditionnelle (coutume), charismatique (chef providentiel) et rationnelle-légale (loi). L’application de ces concepts à l’histoire politique de la RDC, de l’Empire Lunda à la République actuelle, permet de comprendre les crises de légitimité.
3.3. Démocratie et Gouvernance
L’enseignement approfondit le concept de démocratie comme souveraineté du peuple. L’élève analyse les principes de séparation des pouvoirs (Montesquieu), de pluralisme et d’état de droit. Il évalue les défis de la démocratisation en Afrique : tribalisme, corruption, alternance. La notion de bonne gouvernance est définie comme gestion transparente et efficace de la chose publique (Res Publica).
3.4. Violence, Guerre et Paix
L’élève aborde la question de la violence en politique. Il étudie les thèses de Machiavel (la fin justifie les moyens) et de la non-violence (Gandhi, King). Il analyse les causes des conflits armés et les conditions de la paix perpétuelle (Kant). La réflexion porte sur la construction d’une culture de la paix durable dans la région des Grands Lacs.
🌌 PARTIE II : MÉTAPHYSIQUE ET THÉODICÉE
Cette deuxième partie élève la réflexion vers l’abstraction suprême. Elle interroge l’être en tant qu’être, l’essence de la réalité et la question de l’Absolu. Elle constitue le cœur spéculatif de l’option, reliant la raison philosophique à la quête de sens.
Chapitre 4 : Ontologie (Métaphysique Générale)
4.1. L’Être et ses Propriétés Transcendantales
L’élève définit l’ontologie comme l’étude de l’être en tant qu’être. Il analyse les propriétés transcendantales qui conviennent à tout être : l’Un (unité), le Vrai (intelligibilité), le Bien (valeur) et le Beau (harmonie). Il comprend que tout ce qui existe participe de ces qualités. Cette vision classique est mise en parallèle avec l’ontologie dynamique bantoue où l’être est force.
4.2. Les Catégories de l’Être : Substance et Accident
Ce module structure la réalité. L’élève distingue la substance (ce qui existe en soi) de l’accident (ce qui existe en autre chose). Il maîtrise les catégories aristotéliciennes (quantité, qualité, relation, temps, lieu, etc.). L’analyse permet de comprendre la permanence du sujet (le Moi) à travers les changements (vieillissement, maladie).
4.3. Acte et Puissance, Essence et Existence
L’enseignement expose les principes du devenir. L’élève explique le mouvement par le passage de la puissance (possibilité) à l’acte (réalisation). Il distingue l’essence (ce que la chose est) de l’existence (le fait d’être). La contingence des êtres finis (qui peuvent ne pas être) est opposée à la nécessité de l’Être absolu.
4.4. Le Problème du Mal Métaphysique
L’élève affronte la question de la limitation et de l’imperfection. Il définit le mal métaphysique comme une privation d’être ou un défaut de perfection. Il distingue ce mal ontologique du mal physique (souffrance) et du mal moral (péché). La réflexion aide à comprendre la finitude humaine sans sombrer dans le nihilisme.
Chapitre 5 : Théodicée (Théologie Naturelle)
5.1. Définition et Objet de la Théodicée
L’élève définit la théodicée comme la démarche rationnelle visant à connaître Dieu par les seules lumières de la raison, indépendamment de la révélation religieuse. Il distingue le « Dieu des philosophes » du « Dieu d’Abraham ». L’objet est d’établir l’existence et les attributs de la Cause Première.
5.2. Les Preuves de l’Existence de Dieu
Ce module examine les arguments classiques. L’élève analyse la preuve ontologique (Saint Anselme : l’idée de parfait implique l’existence), les preuves cosmologiques (Saint Thomas : mouvement, causalité, contingence) et la preuve téléologique (ordre de l’univers). Il étudie également la critique kantienne de ces preuves.
5.3. Les Attributs de Dieu et la Création
L’enseignement déduit les attributs divins par la voie de l’éminence et de la négation. Dieu est défini comme Acte pur, Éternel, Omniscient, Omnipotent et Infiniment Bon. L’élève analyse le concept de création ex nihilo et la providence divine. Ces concepts sont comparés aux attributs de l’Être Suprême (Nzambi a Mpungu, Mungu) dans les monothéismes africains.
5.4. L’Athéisme et l’Agnosticisme
L’élève étudie les positions qui nient ou suspendent le jugement sur Dieu. Il analyse l’athéisme marxiste (Dieu comme opium du peuple), l’athéisme existentialiste (Dieu comme obstacle à la liberté) et l’agnosticisme scientifique. Une critique philosophique de ces courants est menée pour éprouver la solidité de la foi rationnelle.
Chapitre 6 : Cosmologie et Anthropologie Métaphysique
6.1. L’Origine et la Structure de l’Univers
L’élève confronte les récits mythiques, les théories scientifiques (Big Bang, Évolution) et la réflexion philosophique sur l’origine du monde. Il réfléchit sur la finalité de l’univers : hasard ou dessein intelligent ? L’harmonie cosmique est présentée comme un miroir de la sagesse créatrice.
6.2. Le Problème de l’Âme et de l’Immortalité
Ce module approfondit la nature spirituelle de l’homme. L’élève examine les arguments en faveur de l’immatérialité de l’âme (capacité d’abstraction, réflexion, liberté). Il analyse la question de la survie après la mort et de la destinée éternelle, en faisant écho au culte des ancêtres et à la croyance en l’au-delà présente de Kisangani à Lubumbashi.
6.3. Le Temps et l’Éternité
L’enseignement interroge la durée. L’élève distingue le temps physique (mesure du mouvement), le temps psychologique (durée vécue) et l’éternité (présent immuable). Il analyse la conception linéaire de l’histoire (judéo-chrétienne) et la conception cyclique ou événementielle (africaine).
6.4. Le Sens de la Vie et la Mort
L’élève synthétise les apports de la métaphysique pour répondre à la question « Pourquoi vivre ? ». Il analyse la mort non comme un néant, mais comme un accomplissement ou un passage. La réflexion philosophique sur la mort est présentée comme un apprentissage de la sagesse et de l’authenticité (Heidegger : « L’être-pour-la-mort »).
🌍 PARTIE III : COURANTS CONTEMPORAINS ET DÉFIS ACTUELS
La troisième partie ancre la philosophie dans l’histoire récente et les défis du présent. Elle explore les grands courants de pensée du XIXe et XXe siècle et aborde les questions brûlantes de la bioéthique et de l’écologie, préparant l’élève à être un acteur éclairé de son temps.
Chapitre 7 : Philosophie Moderne et Contemporaine
7.1. L’Idéalisme Allemand : Kant et Hegel
L’élève étudie l’héritage kantien et le système hégélien. Il analyse la dialectique (thèse-antithèse-synthèse) comme moteur de l’histoire et de la pensée. La conception de l’État comme réalisation de la Raison chez Hegel est discutée.
7.2. Le Marxisme et le Matérialisme Historique
Ce module examine la pensée de Karl Marx. L’élève analyse les concepts d’infrastructure économique, de lutte des classes, d’aliénation et d’idéologie. Il évalue l’impact historique du marxisme sur les mouvements de décolonisation et la politique congolaise (Lumumba, Mulele).
7.3. L’Existentialisme et la Phénoménologie
L’enseignement aborde les philosophies de l’existence. L’élève étudie Kierkegaard (angoisse, foi), Sartre (existence précède l’essence, engagement) et la méthode phénoménologique de Husserl (retour aux choses mêmes). L’accent est mis sur la responsabilité individuelle absolue.
7.4. Le Personnalisme et le Vitalisme
L’élève analyse le personnalisme d’Emmanuel Mounier qui valorise la personne communautaire contre l’individualisme libéral et le collectivisme. Il étudie le vitalisme de Bergson (élan vital, intuition). Ces courants sont mis en résonance avec l’humanisme africain.
Chapitre 8 : Philosophie Africaine Contemporaine
8.1. La Critique de l’Ethnophilosophie (Approfondissement)
L’élève révise et approfondit le débat sur l’existence de la philosophie africaine. Il analyse la critique de Marcien Towa et Paulin Hountondji envers une philosophie collective inconsciente. Il distingue la philosophie populaire de la philosophie scientifique rigoureuse pratiquée par les Africains.
8.2. Herméneutique et Reconstruction
Ce module présente le courant herméneutique (Okere, Nkombe Oleko). L’élève comprend la nécessité d’interpréter les traditions orales et les symboles culturels (comme le proverbe Tetela ou le mythe Luba) pour en dégager un sens philosophique universel capable de guider la modernité.
8.3. Philosophie Politique Africaine et Renaissance
L’enseignement examine les penseurs de la libération et du développement (Fanon, Cabral, Kä Mana). L’élève analyse les concepts de néocolonialisme, d’aliénation culturelle et de reconstruction nationale. La réflexion porte sur les conditions d’une véritable renaissance africaine fondée sur la bonne gouvernance et l’autodétermination.
8.4. La Philosophie de l’Interculturalité
L’élève étudie la nécessité du dialogue des cultures. Il analyse comment l’Afrique peut participer au « rendez-vous du donner et du recevoir » (Senghor) sans perdre son âme. La philosophie de l’interculturalité est présentée comme réponse au repli identitaire et à la mondialisation uniformisante.
Chapitre 9 : Bioéthique et Éthique Appliquée
9.1. La Bioéthique : Principes et Enjeux
L’élève définit la bioéthique comme l’étude des problèmes moraux soulevés par la recherche biologique et médicale. Il maîtrise les principes de bienfaisance, de non-malfaisance, d’autonomie et de justice. Il applique ces principes à des cas concrets (transfusion, consentement éclairé) dans le contexte sanitaire de la RDC.
9.2. Début et Fin de Vie : Avortement et Euthanasie
Ce module aborde des questions sensibles. L’élève analyse les arguments éthiques, juridiques et religieux concernant le statut de l’embryon et la fin de vie. Il confronte les positions libérales aux valeurs traditionnelles africaines de sacralité de la vie (Bomi) et de respect des aînés.
9.3. Éthique de l’Environnement et Écologie
L’enseignement traite de la responsabilité envers la nature. L’élève analyse la crise écologique et le devoir de préserver la création pour les générations futures. Il étudie le rôle crucial de la forêt du Bassin du Congo pour l’humanité et les défis éthiques de l’exploitation des ressources naturelles (cobalt, bois).
9.4. Technoscience et Avenir de l’Homme
L’élève réfléchit sur l’impact des nouvelles technologies (Intelligence Artificielle, transhumanisme) sur la condition humaine. Il questionne le mythe du progrès indéfini et plaide pour une science avec conscience, au service de l’homme intégral.
📎 ANNEXES ET BOÎTE À OUTILS
A.1. Code de Déontologie Morale et Citoyenne
Un recueil des devoirs fondamentaux du citoyen congolais envers l’État, la famille et la communauté. Il inclut des extraits de la Constitution de la RDC relatifs aux droits et devoirs, servant de base aux exercices d’éducation civique.
A.2. Schémas Métaphysiques
Des représentations visuelles des grands systèmes ontologiques : l’échelle des êtres (règne minéral, végétal, animal, humain, divin), la structure de l’acte et de la puissance, et les attributs divins. Ces schémas facilitent la mémorisation des concepts abstraits.
A.3. Guide du Débat Éthique
Une méthodologie pour conduire une discussion argumentative en classe : comment poser le dilemme, identifier les valeurs en conflit, écouter la partie adverse et construire un consensus ou un compromis éthique.
A.4. Biographies des Penseurs Africains et Occidentaux
De courtes notices biographiques et doctrinales des philosophes majeurs étudiés (Kant, Sartre, Tempels, Kagamé, Mulago), situant leur pensée dans leur contexte historique et géographique.
A.5. Lexique de Bioéthique et de Politique
Un glossaire définissant les termes techniques récents (Clonage, Eugénisme, Génocide, Globalisation, Souveraineté, Transhumanisme) pour permettre à l’élève de décrypter les débats contemporains.