COURS D’AGRICULTURE, 2ÈME ANNÉE, OPTION AGRICULTURE GÉNÉRALE
Édition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC
Préliminaires
1. Vision et Finalités du Cours
Ce cours dote l’élève des compétences fondamentales pour la gestion des productions végétales et animales à petite échelle. Il ancre les apprentissages dans la réalité socio-économique congolaise, en visant la formation d’un technicien capable d’opérer une exploitation maraîchère, ornementale et une basse-cour de manière rentable et durable. L’accent est mis sur l’acquisition de savoir-faire pratiques directement applicables, de la préparation du sol à la conduite d’un petit élevage, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire locale.
2. Compétences Visées
Au terme de cette année, l’apprenant maîtrisera l’installation et la conduite des cultures maraîchères et ornementales, ainsi que l’élevage des animaux de la basse-cour et l’initiation à l’apiculture. L’objectif est de rendre l’élève apte à ouvrir un champ, à le préparer manuellement ou avec des outils simples, et à y implanter une production végétale saine tout en gérant un petit cheptel de volailles, de lapins ou de cobayes.
3. Approche Pédagogique methodologique
L’enseignement privilégie une approche active et par compétences, combinant des exposés théoriques concis avec des travaux pratiques intensifs sur le terrain. L’exploitation agricole de l’école sert de laboratoire principal où l’élève expérimente, observe et applique les techniques étudiées. Des études de cas contextualisées, comme la gestion d’une parcelle de laitues à la ceinture verte de Kinshasa ou l’élevage de cobayes pour le marché de Bukavu, ancrent les savoirs dans des scénarios concrets.
4. Modalités d’Évaluation
L’évaluation est continue et formative, se basant sur la participation active, la réalisation des travaux pratiques et des interrogations orales et écrites. Une évaluation certificative à la fin de chaque semestre prend la forme d’une situation d’intégration complexe, où l’élève doit, par exemple, planifier et justifier l’aménagement complet d’un jardin potager familial de 1 are, incluant un calendrier cultural et un budget prévisionnel.
Partie 1 : Les Fondamentaux du Sol et sa Préparation 🪴
Cette section inaugurale établit les bases de toute pratique agricole en se concentrant sur le sol. Elle explore sa composition, ses propriétés et les techniques essentielles pour le préparer à recevoir des cultures, garantissant ainsi un support fertile et sain pour la production végétale.
Chapitre 1 : Introduction à la Pédologie Agricole
1.1. Genèse et Composition du Sol
1.1.1. La Formation du Sol
Ce point détaille le processus de formation du sol (pédogenèse) à partir de la roche mère sous l’influence du climat, des organismes vivants et de la topographie. Il présente les horizons du sol et leur importance, en illustrant avec des exemples de profils de sols volcaniques du Nord-Kivu et de sols sablonneux du Kongo Central.
1.1.2. Les Constituants du Sol
L’analyse se porte sur les quatre composantes majeures du sol : la matière minérale (sables, limons, argiles), la matière organique (humus), l’eau et l’air. Leur rôle respectif dans la fertilité et la structure du sol est expliqué en détail pour que l’élève comprenne l’équilibre nécessaire à la vie végétale.
1.1.3. Les Organismes Vivants du Sol
Cette section met en lumière le rôle crucial de la macrofaune (vers de terre, insectes) et de la microfaune (bactéries, champignons) dans la décomposition de la matière organique et le cycle des nutriments. L’importance de préserver cette biodiversité pour une agriculture durable est soulignée.
1.1.4. L’Importance du Sol pour la Plante
Ici sont synthétisées les fonctions vitales du sol pour les cultures : ancrage physique, réservoir d’eau et de nutriments, fournisseur d’oxygène pour les racines et régulateur de température.
1.2. Propriétés Physico-Chimiques du Sol
1.2.1. La Texture du Sol
L’élève apprend à identifier la texture d’un sol par l’analyse granulométrique simple et le test du boudin. La classification des sols (sableux, limoneux, argileux, franc) et l’influence de la texture sur la rétention d’eau et le travail du sol sont abordées.
1.2.2. La Structure du Sol
La notion de structure (granuleuse, lamellaire, etc.) est introduite comme l’agencement des particules du sol. L’impact de la matière organique sur l’amélioration de la structure et de la porosité est mis en évidence, expliquant pourquoi un sol bien structuré résiste mieux à l’érosion.
1.2.3. Les Propriétés Chimiques
Ce sous-chapitre se concentre sur le pH du sol, expliquant les concepts d’acidité, de neutralité et d’alcalinité. Il montre comment le pH influence la disponibilité des nutriments pour les plantes et introduit les méthodes de classification des sols selon leur pH.
1.2.4. Les Sols de la République Démocratique du Congo
Un aperçu des grands types de sols congolais est présenté : sols argileux forestiers du bassin du Congo, sols alluvionnaires fertiles le long des fleuves, sols volcaniques riches des Graben, et sols sablonneux de la bande côtière, en liant chaque type à son potentiel agricole.
Chapitre 2 : Techniques de Préparation du Sol
2.1. Le Travail Primaire du Sol
2.1.1. Le Labour
Le labour est défini comme la première opération de retournement du sol. Ses objectifs (ameublir, aérer, enfouir la matière organique et les mauvaises herbes), les différents types de labour (superficiel, profond) et l’époque de réalisation sont étudiés.
2.1.2. Le Hersage
Le hersage est présenté comme l’opération qui suit le labour pour briser les mottes, niveler la surface et affiner le lit de semence. L’importance de cette étape pour un contact optimal entre la graine et le sol est expliquée.
2.1.3. Les Outils Manuels de Préparation
Une description détaillée des outils manuels fondamentaux (houe, bêche, râteau, pioche) est fournie. Pour chaque outil, son rôle, son utilisation correcte et son entretien sont démontrés pour assurer efficacité et durabilité.
2.1.4. La Motorisation à Petite Échelle
Ce point introduit les machines simples comme le motoculteur, en décrivant ses composants (charrues, herses rotatives). L’attelage des accessoires et le choix des carburants et lubrifiants sont abordés de manière introductive.
2.2. La Préparation Fine et l’Aménagement
2.2.1. Le Billonnage et le Buttage
Les techniques de confection de billons ou de buttes sont détaillées, en précisant leurs dimensions et leur importance pour les cultures racines/tubercules ou pour améliorer le drainage dans les zones humides comme les bas-fonds de la plaine de la Ruzizi.
2.2.2. La Trouaison
La préparation de trous de plantation est décrite comme une alternative au travail complet du sol, particulièrement pour les cultures pérennes ou certains légumes. Les dimensions, l’espacement et l’amendement des trous sont spécifiés.
2.2.3. L’Aménagement en Planches ou Plates-Bandes
Cette section enseigne la création de planches de culture surélevées, une technique essentielle en maraîchage pour contrôler l’irrigation, le drainage et faciliter l’entretien. Les dimensions et l’orientation des planches sont discutées.
2.2.4. La Conservation et l’Amélioration de la Fertilité
Les moyens de maintenir et d’améliorer durablement la fertilité sont introduits, avec un accent sur le rôle de la matière organique (compost, fumier), l’amendement calcaire pour corriger l’acidité et les techniques de lutte anti-érosive (mulching, cultures en courbes de niveau).
Partie 2 : Les Productions Maraîchères 🥕🍅
Cette partie constitue le cœur de la production végétale pour cette année. Elle couvre de manière exhaustive la classification, l’identification et les itinéraires techniques des principales cultures maraîchères adaptées au contexte congolais, depuis le semis jusqu’à la récolte.
Chapitre 3 : Généralités sur les Cultures Maraîchères
3.1. Importance et Classification
3.1.1. Définition et Importance Nutritionnelle
Les cultures maraîchères sont définies et leur rôle crucial dans l’alimentation pour l’apport en vitamines, minéraux et fibres est mis en exergue. Les normes de consommation recommandées sont évoquées pour sensibiliser à une alimentation équilibrée.
3.1.2. Classification des Légumes
Une classification pratique des légumes est présentée selon la partie consommée : légumes-fruits (tomate), légumes-feuilles (amarante), légumes-racines (carotte), et légumes-bulbes (oignon), facilitant ainsi la compréhension de leurs exigences culturales.
3.1.3. Calendrier Agricole Maraîcher
L’élaboration d’un calendrier agricole est abordée comme un outil de planification essentiel. Il s’agit de déterminer les périodes optimales de semis, de plantation et de récolte en fonction des saisons (sèche, des pluies) et des espèces, avec des exemples pour les régions de Mbandaka et de Lubumbashi.
3.1.4. Besoins Généraux des Cultures
Les besoins fondamentaux des légumes sont synthétisés : exigences en sol (texture, structure), en climat (ensoleillement, température), en eau et en éléments nutritifs, posant les bases pour la conduite spécifique de chaque culture.
3.2. Les Légumes-Fruits
3.2.1. La Famille des Solanacées
Une étude approfondie de la tomate, de l’aubergine et du piment est menée. Pour chaque culture, l’itinéraire technique complet est détaillé : variétés locales et améliorées, préparation de la pépinière, repiquage, tuteurage, entretien, gestion des maladies courantes et récolte.
3.2.2. La Famille des Cucurbitacées
Le concombre, la courge et la courgette sont examinés. L’accent est mis sur les techniques de semis direct, la gestion de l’enherbement, la pollinisation et les méthodes de lutte contre les ravageurs spécifiques comme la mouche des fruits.
3.2.3. Le Gombo (Malvacées)
La culture du gombo, très populaire, est présentée en détail, de la préparation des semences au semis en ligne, en insistant sur les besoins en chaleur et la récolte régulière des jeunes fruits pour stimuler la production continue.
3.2.4. La Mise en Place des Cultures
Ce point récapitule les techniques de plantation spécifiques aux légumes-fruits. Le repiquage avec ou sans motte de terre, le respect de la profondeur du collet et le tassement du sol sont expliqués comme des gestes cruciaux pour assurer une bonne reprise.
3.3. Les Légumes-Feuilles
3.3.1. Les Amarantes et Baselles
L’itinéraire technique de l’amarante (« biteku-teku »), un légume-feuille de base dans l’alimentation congolaise, est détaillé : semis à la volée, éclaircissage, fertilisation azotée et récoltes successives par coupes. Les spécificités de la baselle (« épinard ») sont aussi présentées.
3.3.2. Les Choux et Laitues
La culture du chou pommé et de la laitue est abordée, en soulignant leurs exigences en fraîcheur et en eau. Les étapes de la pépinière, du repiquage en respectant les écartements, et de la lutte contre les chenilles sont décrites.
3.3.3. Les Feuilles de Manioc et de Patate Douce
Bien que des cultures vivrières, leurs feuilles constituent des légumes majeurs. Les techniques de plantation par boutures et la gestion des récoltes de feuilles (« sakasaka » ou « matembele ») sans compromettre la production de tubercules sont expliquées.
3.3.4. Le Céleri et la Ciboule
Ces légumes-condiments sont étudiés pour leur importance culinaire. Les méthodes de semis, de division de touffes pour la ciboule, et les besoins en sol riche et humide sont mis en avant.
3.4. Les Légumes-Racines et Bulbes
3.4.1. La Carotte
La culture de la carotte est détaillée, insistant sur la nécessité d’un sol profond, meuble et sans cailloux pour obtenir des racines bien formées. Le semis en lignes, le démariage et le buttage sont les points techniques clés.
3.4.2. L’Oignon et l’Ail
L’itinéraire technique de l’oignon et de l’ail est présenté, depuis le choix des bulbilles ou le semis en pépinière, jusqu’à la récolte lorsque les feuilles se dessèchent, et les techniques de séchage et de conservation.
3.4.3. Techniques de Semis
Une synthèse des différentes modalités de semis est faite : semis direct en place, en pépinière, à la volée, en poquets ou en lignes. Les avantages et inconvénients de chaque méthode sont analysés pour permettre à l’élève de faire un choix éclairé.
3.4.4. Fertilisation des Cultures Maraîchères
Ce point se concentre sur l’application pratique des fertilisants. La préparation et l’utilisation du compost sont détaillées. Les techniques d’application (en couverture, localisée) et le dosage des engrais organiques et minéraux sont expliqués.
Partie 3 : L’Univers des Plantes Ornementales 🌺
Cette partie introduit l’élève à l’horticulture ornementale, un secteur porteur. L’objectif est de développer des compétences dans l’identification, la multiplication et l’entretien des plantes utilisées pour l’embellissement des espaces, ainsi que dans la conception de jardins.
Chapitre 5 : Identification et Classification des Plantes Ornementales
5.1. Rôle et Types de Plantes Ornementales
5.1.1. Définition et Importance de l’Horticulture Ornementale
L’horticulture ornementale est présentée comme l’art et la science de cultiver des plantes pour leur valeur esthétique. Son importance économique (pépinières, paysagisme) et sociale (amélioration du cadre de vie) est soulignée.
5.1.2. Classification Botanique Simplifiée
Une classification simple est proposée : les cryptogames (fougères), les gymnospermes (cycas, conifères) et les angiospermes (dicotylédones et monocotylédones), avec des exemples courants pour chaque groupe.
5.1.3. Classification par Usage
Les plantes sont classées selon leur utilisation dans un aménagement : plantes pour massifs, bordures, haies, plantes grimpantes, couvre-sols, arbres d’alignement et plantes d’intérieur, en illustrant avec des espèces adaptées au climat de Matadi ou de Goma.
5.1.4. Les Familles de Dicotylédones
Cinq familles majeures de dicotylédones ornementales sont étudiées plus en détail (ex: Rosacées pour les rosiers, Euphorbiacées pour les acalyphas et crotons), en décrivant leurs caractéristiques et quelques espèces représentatives.
5.2. Espèces Ornementales Courantes en RDC
5.2.1. Les Fougères et Conifères
Les caractéristiques des fougères (ptéridophytes) et leur utilisation dans les zones ombragées sont décrites. Les conifères comme le thuya sont présentés pour leur usage en haies ou en sujets isolés.
5.2.2. Les Familles de Monocotylédones
Sont étudiées en détail les familles des Liliacées (lis, dracaena), des Agavacées (agaves, sansevières) et des Musacées (bananier d’ornement, arbre du voyageur), en mettant l’accent sur leur aspect graphique et leurs conditions de culture.
5.2.3. Les Rosiers et Bougainvilliers
Le rosier (Rosa hybrida) et le bougainvillier (Bougainvillea spectabilis) sont pris comme études de cas pour les arbustes à fleurs. Leurs exigences en soleil, les techniques de taille et de fertilisation sont expliquées.
5.2.4. Les Arbres d’Ornement
Des arbres comme le flamboyant (Delonix regia) et le cassia sont présentés pour leur floraison spectaculaire. Leur mode de plantation et leur rôle dans la création d’ombrage et de structure dans les grands jardins sont abordés.
Chapitre 6 : Multiplication et Entretien des Plantes Ornementales
6.1. Techniques de Multiplication
6.1.1. La Multiplication par Semis
Le semis est présenté comme une méthode pour produire un grand nombre de plants, notamment pour les plantes annuelles et certains arbres. Les étapes de préparation du substrat, le semis en caissette et le repiquage sont détaillés.
6.1.2. Le Bouturage
Le bouturage est expliqué comme la méthode de multiplication végétative la plus courante. Les différents types de boutures (herbacées, ligneuses, de feuilles) et les conditions de réussite (substrat, humidité, hormones) sont démontrés.
6.1.3. Le Marcottage et le Greffage
Le marcottage (aérien ou terrestre) est présenté pour les plantes difficiles à bouturer. Le greffage, bien que plus complexe, est introduit comme technique pour combiner les qualités d’un porte-greffe et d’un greffon, notamment pour les rosiers ou les hibiscus de collection.
6.1.4. La Division de Touffes et Organes Spécialisés
La division de touffes est montrée comme une méthode simple pour multiplier les plantes vivaces. La multiplication par organes de réserve (bulbes, rhizomes) est également expliquée.
6.2. Conduite et Soins
6.2.1. La Plantation
Les règles de plantation en pleine terre ou en pot sont établies : préparation du trou, drainage, mise en place de la motte, arrosage. Le choix du contenant et du substrat pour les cultures en pot est discuté.
6.2.2. L’Arrosage et la Fertilisation
Les besoins en eau spécifiques aux plantes ornementales et les signes de stress hydrique sont identifiés. Les principes de fertilisation, avec un accent sur les engrais équilibrés pour la floraison, sont exposés.
6.2.3. La Taille des Plantes Ornementales
Les différents types de taille sont expliqués : la taille de formation pour donner une structure à la jeune plante, la taille d’entretien pour maintenir la forme et stimuler la floraison, et la taille de rajeunissement pour les vieux sujets.
6.2.4. La Gestion des Ravageurs et Maladies
Une introduction à la reconnaissance et à la lutte contre les ravageurs courants (pucerons, cochenilles) et les maladies (oïdium, taches foliaires) est fournie, en privilégiant les méthodes de lutte intégrée.
Partie 4 : Conduite des Élevages de la Basse-Cour et Apiculture 🐔🐇
Cette partie transfère les compétences de l’élève du règne végétal au règne animal, en se focalisant sur les petits élevages qui sont rapidement productifs et adaptés à un contexte familial ou de petite entreprise. L’apiculture est introduite comme une activité complémentaire à forte valeur ajoutée.
Chapitre 7 : L’Élevage des Volailles
7.1. Généralités et Installation
7.1.1. Importance de l’Aviculture
Le rôle de l’élevage de volailles (poules, canards, pintades) dans la fourniture de protéines (viande, œufs) et de revenus est mis en avant. Les systèmes d’élevage (traditionnel amélioré, semi-intensif) sont présentés.
7.1.2. Le Logement : le Poulailler
Les normes de construction d’un poulailler simple sont détaillées : orientation, ventilation, surface par sujet, perchoirs, pondoirs et litière. L’importance de l’hygiène pour prévenir les maladies est fortement soulignée.
7.1.3. Le Matériel d’Élevage
Le petit matériel indispensable est décrit : mangeoires et abreuvoirs. Des techniques pour fabriquer ce matériel à partir de ressources locales (bambou, bidons recyclés) sont proposées, ainsi que les règles pour leur disposition et leur nettoyage.
7.1.4. Démarrage d’un Élevage
Les étapes pour démarrer un petit élevage sont expliquées : choix des sujets (poussins d’un jour ou sujets démarrés), conduite du démarrage des poussins (chauffage, alimentation, abreuvement) et constitution des lots.
7.2. Alimentation et Conduite
7.2.1. Les Besoins Alimentaires
Les besoins nutritionnels de base des volailles (énergie, protéines, vitamines, minéraux) sont expliqués. Les différents types d’aliments (simples, composés, concentrés) sont définis.
7.2.2. La Formulation d’Aliments Simples
L’élève est initié à la préparation de rations alimentaires équilibrées en utilisant des ingrédients locaux disponibles dans la province de l’Équateur ou du Maniema (maïs, tourteaux, farine de poisson, coquillages). Les techniques de broyage et de mélange sont abordées.
7.2.3. La Distribution des Aliments et de l’Eau
Les bonnes pratiques de distribution sont enseignées : respect des quantités selon l’âge et le stade de production (chair ou ponte), et garantie d’un accès permanent à de l’eau propre et fraîche.
7.2.4. Les Opérations Zootechniques
Les principales opérations de suivi sont présentées : sexage des poussins, pesée pour le suivi de la croissance, enregistrement de la ponte, et réforme des sujets non productifs.
Chapitre 8 : L’Élevage des Lapins et Cobayes
8.1. Le Lapin (Cuniculture)
8.1.1. Atouts de la Cuniculture
L’élevage du lapin est présenté comme une activité à cycle court, très prolifique et ne nécessitant que peu d’espace, idéale pour une production de viande en milieu péri-urbain comme à Kananga.
8.1.2. Le Logement et le Matériel
La construction des clapiers (individuels, en série) est détaillée, avec des normes de dimension pour les différentes catégories (mâles, femelles, jeunes). Les râteliers pour le fourrage, les mangeoires et les abreuvoirs sont décrits.
8.1.3. La Reproduction
Le cycle de reproduction du lapin est expliqué : détection des chaleurs, saillie, gestation, préparation de la boîte à nid et mise bas. La conduite des lapereaux jusqu’au sevrage est une étape clé.
8.1.4. L’Alimentation du Lapin
L’alimentation basée sur les fourrages verts (feuilles de patate douce, de Leucaena) complétée par des aliments concentrés est détaillée. L’importance de l’apport en fibres pour la digestion et la pratique de la caecotrophie sont expliquées.
8.2. Le Cobaye (« Cochon d’Inde »)
8.2.1. Intérêt de l’Élevage du Cobaye
Le cobaye est présenté comme un micro-élevage très répandu, notamment dans les régions des Grands Lacs, apprécié pour sa viande et sa facilité de conduite. Ses avantages (faible investissement, alimentation simple) sont mis en avant.
8.2.2. Habitat et Installation
Des modes de logement simples sont proposés : enclos au sol avec une litière épaisse ou petites loges. Les conditions à respecter (absence de courants d’air, protection contre les prédateurs) sont spécifiées.
8.2.3. Conduite de la Reproduction
La gestion de la reproduction est expliquée : constitution de lots avec un mâle pour plusieurs femelles, durée de gestation et soins aux nouveau-nés qui sont très précoces.
8.2.4. Alimentation à Base de Fourrages
L’alimentation du cobaye, quasi exclusivement basée sur les herbes et les épluchures de cuisine, est décrite. La nécessité de fournir quotidiennement des végétaux frais et variés, ainsi qu’un accès à l’eau, est soulignée.
Chapitre 9 : Initiation à l’Apiculture 🐝
9.1. Biologie de l’Abeille et Produits de la Ruche
9.1.1. La Colonie d’Abeilles
L’organisation sociale de la colonie est décrite : la reine, les ouvrières et les faux-bourdons. Le rôle de chaque caste et leur cycle de vie sont expliqués pour comprendre le fonctionnement de la ruche.
9.1.2. Le Miel et la Cire
Le miel est présenté comme le produit principal, avec une explication de sa fabrication par les abeilles à partir du nectar. La cire, ses propriétés et ses utilisations sont également abordées.
9.1.3. La Propolis et le Pollen
D’autres produits de la ruche à haute valeur ajoutée sont introduits : la propolis, utilisée pour ses propriétés antiseptiques, et le pollen, récolté comme complément alimentaire.
9.1.4. Le Rôle de Pollinisateur
L’importance capitale des abeilles comme agents pollinisateurs pour les cultures agricoles et la biodiversité est mise en évidence, justifiant l’intégration de l’apiculture dans une exploitation agricole.
9.2. Installation et Conduite d’un Rucher
9.2.1. Les Types de Ruches
Les différents types de ruches sont présentés : la ruche traditionnelle (tronc d’arbre), la ruche kenyane (KTBH) à barrettes, et la ruche Langstroth à cadres, en discutant des avantages de chaque modèle.
9.2.2. Le Matériel de l’Apiculteur
L’équipement de base pour l’apiculteur est décrit : l’enfumoir, le lève-cadre, la brosse à abeilles et la tenue de protection. Leur utilité et leur manipulation sécuritaire sont expliquées.
9.2.3. L’Installation du Rucher
Les critères pour choisir un bon emplacement pour le rucher sont listés : proximité de ressources florales (plantes mellifères) et d’un point d’eau, calme, ombrage partiel et orientation des ruches.
9.2.4. La Capture d’Essaims et la Récolte
Des techniques simples pour peupler une ruche par la capture d’un essaim sauvage sont introduites. Les principes de base de la visite de ruche et les signes indiquant que le miel est prêt à être récolté sont enseignés.
Partie 5 : Intégration des Productions et Travaux Pratiques 🔄
Cette dernière partie vise à consolider les acquis en montrant comment les différentes productions peuvent interagir de manière synergique. Elle est essentiellement tournée vers la mise en pratique intégrée des compétences développées tout au long de l’année.
Chapitre 10 : L’Agriculture Intégrée
10.1. Principes et Avantages
10.1.1. Définition de l’Agriculture Intégrée
Ce concept est défini comme un système où les productions végétales et animales sont combinées sur une même exploitation pour optimiser l’utilisation des ressources et minimiser les déchets.
10.1.2. Synergie entre Cultures et Élevage
Des exemples concrets de synergies sont donnés : les déjections animales (fumier) fertilisent le sol du potager, les résidus de récolte nourrissent les animaux, et les abeilles du rucher pollinisent les fleurs des courgettes.
10.1.3. Le Compostage des Déchets
La technique du compostage est revue en détail comme le pilier de l’intégration, permettant de transformer tous les déchets organiques de l’exploitation (résidus de culture, litière des animaux) en un fertilisant de haute qualité.
10.1.4. L’Association Apiculture-Cultures
L’association spécifique entre le rucher et les cultures maraîchères (notamment les cucurbitacées) ou fruitières est mise en avant comme un exemple d’intégration « gagnant-gagnant », augmentant à la fois la production de miel et les rendements des cultures.
Chapitre 11 : Projet Pratique : le Jardin Potager Familial
11.1. Conception du Projet
11.1.1. Le Choix du Site et l’Analyse du Milieu
L’élève apprend à choisir un emplacement adéquat pour un potager en analysant l’ensoleillement, l’accès à l’eau et la qualité du sol.
11.1.2. Le Plan d’Aménagement
Il est demandé de dessiner un plan simple pour un potager d’un are, en positionnant les planches de culture, les allées, la compostière et un point d’eau.
11.1.3. Le Choix des Cultures et l’Assolement
L’élève doit sélectionner une combinaison de 4 à 5 légumes variés (feuilles, fruits, racines) et planifier une rotation simple sur les différentes planches pour prévenir l’épuisement du sol et les maladies.
11.1.4. Le Calendrier des Opérations
Un calendrier de travail détaillé doit être élaboré, planifiant toutes les opérations sur un cycle de 3 mois : préparation du sol, semis, repiquage, entretien, récoltes.
11.2. Réalisation et Suivi
11.2.1. Préparation Effective du Terrain
Cette étape consiste en la réalisation pratique des travaux de préparation du sol sur la parcelle attribuée à l’école, en appliquant les techniques apprises.
11.2.2. Semis et Plantations
Les élèves réalisent les semis et les plantations en respectant les densités et les écartements prévus dans leur plan.
11.2.3. Entretien Hebdomadaire
Le suivi régulier des cultures est organisé : arrosage, sarclage, binage, paillage et observation de l’état sanitaire des plantes.
11.2.4. Récolte et Évaluation du Rendement
Les récoltes sont effectuées au fur et à mesure. L’élève apprend à peser sa production et à calculer le rendement par unité de surface, comparant ainsi ses résultats aux normes attendues.
Chapitre 12 : Projet Pratique : la Mini-Ferme de Basse-Cour
12.1. Conception du Logement
12.1.1. Choix de la Spéculation
L’élève ou le groupe d’élèves choisit une spéculation (ex: 10 poules pondeuses, ou un couple de lapins et leur descendance) en fonction des ressources disponibles.
12.1.2. Plan de l’Habitat
Un plan simple de poulailler ou de clapier est dessiné, en respectant les normes de surface et en prévoyant tous les équipements nécessaires.
12.1.3. Budget d’Installation
Un budget prévisionnel est calculé, incluant le coût des matériaux de construction, du petit matériel d’élevage et des premiers sujets.
12.1.4. Plan de Prophylaxie
Un calendrier sanitaire de base est établi, prévoyant les mesures d’hygiène quotidiennes et les interventions préventives (déparasitage) simples.
12.2. Conduite de l’Élevage
12.2.1. Construction et Aménagement
Les élèves participent à la construction ou à l’aménagement de l’habitat pour les animaux selon le plan établi.
12.2.2. Préparation et Distribution de l’Aliment
La fabrication et la distribution quotidienne des rations alimentaires sont effectuées par les élèves, en appliquant les formules étudiées.
12.2.3. Soins Quotidiens et Observations
Les soins journaliers (nettoyage, abreuvement) et l’observation du comportement des animaux pour détecter tout signe de maladie sont de la responsabilité des élèves.
12.2.4. Suivi des Fiches Techniques
Les élèves tiennent à jour des fiches d’élevage pour enregistrer les données essentielles : consommation d’aliment, poids, ponte, naissances, mortalité, etc., apprenant ainsi les bases de la gestion technique.
Chapitre 13 : Calcul du Rendement et Notions de Rentabilité
13.1. Évaluation des Productions Végétales
13.1.1. Le Rendement au Champ
La méthode de calcul du rendement (en kg/are ou t/ha) est formalisée, en se basant sur les données de récolte du jardin pratique.
13.1.2. Comparaison avec les Rendements de Référence
Les rendements obtenus sont comparés aux rendements classiques pour les mêmes cultures dans la région, permettant une auto-évaluation de la performance technique.
13.1.3. Notions de Coût de Production
Une introduction simple au calcul du coût de production est faite, en listant les principales charges (semences, amendements, petit matériel).
13.1.4. Marge Brute Simplifiée
L’élève apprend à calculer une marge brute simplifiée en soustrayant les coûts directs du revenu généré par la vente de la récolte, une première approche de la rentabilité.
13.2. Évaluation des Productions Animales
13.2.1. L’Indice de Consommation
Le calcul de l’indice de consommation (quantité d’aliment nécessaire pour produire 1 kg de poids vif ou 1 kg d’œufs) est expliqué comme un indicateur clé de l’efficacité alimentaire.
13.2.2. Le Taux de Prolificité et de Mortalité
Le calcul de ces taux est présenté pour évaluer la performance de la reproduction et la qualité de la conduite sanitaire de l’élevage.
13.2.3. Coût de Production d’un Sujet
De la même manière que pour les végétaux, les charges liées à l’élevage (aliment, soins, amortissement du matériel) sont identifiées pour estimer le coût de production d’un poulet ou d’un lapin.
13.2.4. Analyse de la Rentabilité
La rentabilité de l’atelier d’élevage est évaluée en comparant le coût de production au prix de vente des produits (viande, œufs), concluant ainsi le cycle d’apprentissage pratique de l’année.
Chapitre 14 : Bilan et Perspectives
14.1. Synthèse des Acquis
14.1.1. Récapitulatif des Compétences Techniques
Une synthèse des gestes techniques et des savoir-faire maîtrisés par les élèves en production végétale et animale est réalisée.
14.1.2. Analyse des Réussites et des Difficultés
Une discussion collective est menée pour analyser les succès et les échecs rencontrés lors des projets pratiques, afin de tirer des leçons pour l’avenir.
14.1.3. L’Importance de la Tenue de Registres
L’utilité des fiches techniques et des registres tenus tout au long de l’année est démontrée comme un outil indispensable à la bonne gestion et à l’amélioration continue des performances.
14.1.4. Le Rôle du Technicien Agricole de Proximité
Le rôle que l’élève peut déjà jouer dans sa famille et sa communauté, en appliquant et en partageant ses nouvelles connaissances pour améliorer les jardins et petits élevages, est mis en perspective.
14.2. Ouverture vers l’Année Suivante
14.2.1. Introduction aux Cultures Vivrières
Un bref aperçu des cultures vivrières (maïs, manioc, haricot) qui seront étudiées en détail l’année suivante est donné, montrant la progression logique du curriculum.
14.2.2. Introduction à l’Élevage des Petits Ruminants
Une brève présentation de l’élevage des chèvres et des moutons est faite pour préparer les élèves aux thématiques de l’année supérieure.
14.2.3. De l’Autoconsommation à la Commercialisation
La transition du modèle de production familial vers une approche plus commerciale est évoquée, introduisant les notions de marché qui seront développées plus tard.
14.2.4. La Durabilité comme Fil Conducteur
Le cours se conclut en réaffirmant que toutes les techniques apprises doivent s’inscrire dans une perspective d’agriculture durable, respectueuse de l’environnement et économiquement viable.
Annexes
1. Fiches Techniques Synthétiques
Cette section propose un aperçu de fiches techniques pour une dizaine de cultures maraîchères et pour chaque type de petit élevage étudié. Chaque fiche résume les paramètres clés : densité de plantation ou de charge, cycle de production, principaux besoins, et indicateurs de performance attendus.
2. Exemples de Calendriers Agricoles Régionaux
Des exemples de calendriers culturaux adaptés à différents contextes agro-écologiques de la RDC (zone équatoriale, zone tropicale humide, zone d’altitude) sont présentés pour illustrer la contextualisation de la planification agricole.
3. Guide de Fabrication d’Équipements Simples
Un aperçu de guides illustrés est fourni pour la fabrication artisanale de petit matériel agricole et d’élevage : compostière, mangeoires, abreuvoirs, clapiers, en utilisant des matériaux locaux et de récupération pour promouvoir l’autonomie et la réduction des coûts.
4. Glossaire des Termes Techniques
Cette section contient une liste alphabétique des termes techniques et scientifiques utilisés tout au long du cours, avec des définitions claires et concises pour faciliter la compréhension et la mémorisation du vocabulaire agricole de base par les élèves.
POUR LA MEME CLASSE :
TOUS LES MANUELS :
COURS D’AGRICULTURE, 2ÈME ANNÉE, OPTION AGRICULTURE GÉNÉRALE
Édition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC
Préliminaires
1. Vision et Finalités du Cours
Ce cours dote l’élève des compétences fondamentales pour la gestion des productions végétales et animales à petite échelle. Il ancre les apprentissages dans la réalité socio-économique congolaise, en visant la formation d’un technicien capable d’opérer une exploitation maraîchère, ornementale et une basse-cour de manière rentable et durable. L’accent est mis sur l’acquisition de savoir-faire pratiques directement applicables, de la préparation du sol à la conduite d’un petit élevage, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire locale.
2. Compétences Visées
Au terme de cette année, l’apprenant maîtrisera l’installation et la conduite des cultures maraîchères et ornementales, ainsi que l’élevage des animaux de la basse-cour et l’initiation à l’apiculture. L’objectif est de rendre l’élève apte à ouvrir un champ, à le préparer manuellement ou avec des outils simples, et à y implanter une production végétale saine tout en gérant un petit cheptel de volailles, de lapins ou de cobayes.
3. Approche Pédagogique methodologique
L’enseignement privilégie une approche active et par compétences, combinant des exposés théoriques concis avec des travaux pratiques intensifs sur le terrain. L’exploitation agricole de l’école sert de laboratoire principal où l’élève expérimente, observe et applique les techniques étudiées. Des études de cas contextualisées, comme la gestion d’une parcelle de laitues à la ceinture verte de Kinshasa ou l’élevage de cobayes pour le marché de Bukavu, ancrent les savoirs dans des scénarios concrets.
4. Modalités d’Évaluation
L’évaluation est continue et formative, se basant sur la participation active, la réalisation des travaux pratiques et des interrogations orales et écrites. Une évaluation certificative à la fin de chaque semestre prend la forme d’une situation d’intégration complexe, où l’élève doit, par exemple, planifier et justifier l’aménagement complet d’un jardin potager familial de 1 are, incluant un calendrier cultural et un budget prévisionnel.
Partie 1 : Les Fondamentaux du Sol et sa Préparation 🪴
Cette section inaugurale établit les bases de toute pratique agricole en se concentrant sur le sol. Elle explore sa composition, ses propriétés et les techniques essentielles pour le préparer à recevoir des cultures, garantissant ainsi un support fertile et sain pour la production végétale.
Chapitre 1 : Introduction à la Pédologie Agricole
1.1. Genèse et Composition du Sol
1.1.1. La Formation du Sol
Ce point détaille le processus de formation du sol (pédogenèse) à partir de la roche mère sous l’influence du climat, des organismes vivants et de la topographie. Il présente les horizons du sol et leur importance, en illustrant avec des exemples de profils de sols volcaniques du Nord-Kivu et de sols sablonneux du Kongo Central.
1.1.2. Les Constituants du Sol
L’analyse se porte sur les quatre composantes majeures du sol : la matière minérale (sables, limons, argiles), la matière organique (humus), l’eau et l’air. Leur rôle respectif dans la fertilité et la structure du sol est expliqué en détail pour que l’élève comprenne l’équilibre nécessaire à la vie végétale.
1.1.3. Les Organismes Vivants du Sol
Cette section met en lumière le rôle crucial de la macrofaune (vers de terre, insectes) et de la microfaune (bactéries, champignons) dans la décomposition de la matière organique et le cycle des nutriments. L’importance de préserver cette biodiversité pour une agriculture durable est soulignée.
1.1.4. L’Importance du Sol pour la Plante
Ici sont synthétisées les fonctions vitales du sol pour les cultures : ancrage physique, réservoir d’eau et de nutriments, fournisseur d’oxygène pour les racines et régulateur de température.
1.2. Propriétés Physico-Chimiques du Sol
1.2.1. La Texture du Sol
L’élève apprend à identifier la texture d’un sol par l’analyse granulométrique simple et le test du boudin. La classification des sols (sableux, limoneux, argileux, franc) et l’influence de la texture sur la rétention d’eau et le travail du sol sont abordées.
1.2.2. La Structure du Sol
La notion de structure (granuleuse, lamellaire, etc.) est introduite comme l’agencement des particules du sol. L’impact de la matière organique sur l’amélioration de la structure et de la porosité est mis en évidence, expliquant pourquoi un sol bien structuré résiste mieux à l’érosion.
1.2.3. Les Propriétés Chimiques
Ce sous-chapitre se concentre sur le pH du sol, expliquant les concepts d’acidité, de neutralité et d’alcalinité. Il montre comment le pH influence la disponibilité des nutriments pour les plantes et introduit les méthodes de classification des sols selon leur pH.
1.2.4. Les Sols de la République Démocratique du Congo
Un aperçu des grands types de sols congolais est présenté : sols argileux forestiers du bassin du Congo, sols alluvionnaires fertiles le long des fleuves, sols volcaniques riches des Graben, et sols sablonneux de la bande côtière, en liant chaque type à son potentiel agricole.
Chapitre 2 : Techniques de Préparation du Sol
2.1. Le Travail Primaire du Sol
2.1.1. Le Labour
Le labour est défini comme la première opération de retournement du sol. Ses objectifs (ameublir, aérer, enfouir la matière organique et les mauvaises herbes), les différents types de labour (superficiel, profond) et l’époque de réalisation sont étudiés.
2.1.2. Le Hersage
Le hersage est présenté comme l’opération qui suit le labour pour briser les mottes, niveler la surface et affiner le lit de semence. L’importance de cette étape pour un contact optimal entre la graine et le sol est expliquée.
2.1.3. Les Outils Manuels de Préparation
Une description détaillée des outils manuels fondamentaux (houe, bêche, râteau, pioche) est fournie. Pour chaque outil, son rôle, son utilisation correcte et son entretien sont démontrés pour assurer efficacité et durabilité.
2.1.4. La Motorisation à Petite Échelle
Ce point introduit les machines simples comme le motoculteur, en décrivant ses composants (charrues, herses rotatives). L’attelage des accessoires et le choix des carburants et lubrifiants sont abordés de manière introductive.
2.2. La Préparation Fine et l’Aménagement
2.2.1. Le Billonnage et le Buttage
Les techniques de confection de billons ou de buttes sont détaillées, en précisant leurs dimensions et leur importance pour les cultures racines/tubercules ou pour améliorer le drainage dans les zones humides comme les bas-fonds de la plaine de la Ruzizi.
2.2.2. La Trouaison
La préparation de trous de plantation est décrite comme une alternative au travail complet du sol, particulièrement pour les cultures pérennes ou certains légumes. Les dimensions, l’espacement et l’amendement des trous sont spécifiés.
2.2.3. L’Aménagement en Planches ou Plates-Bandes
Cette section enseigne la création de planches de culture surélevées, une technique essentielle en maraîchage pour contrôler l’irrigation, le drainage et faciliter l’entretien. Les dimensions et l’orientation des planches sont discutées.
2.2.4. La Conservation et l’Amélioration de la Fertilité
Les moyens de maintenir et d’améliorer durablement la fertilité sont introduits, avec un accent sur le rôle de la matière organique (compost, fumier), l’amendement calcaire pour corriger l’acidité et les techniques de lutte anti-érosive (mulching, cultures en courbes de niveau).
Partie 2 : Les Productions Maraîchères 🥕🍅
Cette partie constitue le cœur de la production végétale pour cette année. Elle couvre de manière exhaustive la classification, l’identification et les itinéraires techniques des principales cultures maraîchères adaptées au contexte congolais, depuis le semis jusqu’à la récolte.
Chapitre 3 : Généralités sur les Cultures Maraîchères
3.1. Importance et Classification
3.1.1. Définition et Importance Nutritionnelle
Les cultures maraîchères sont définies et leur rôle crucial dans l’alimentation pour l’apport en vitamines, minéraux et fibres est mis en exergue. Les normes de consommation recommandées sont évoquées pour sensibiliser à une alimentation équilibrée.
3.1.2. Classification des Légumes
Une classification pratique des légumes est présentée selon la partie consommée : légumes-fruits (tomate), légumes-feuilles (amarante), légumes-racines (carotte), et légumes-bulbes (oignon), facilitant ainsi la compréhension de leurs exigences culturales.
3.1.3. Calendrier Agricole Maraîcher
L’élaboration d’un calendrier agricole est abordée comme un outil de planification essentiel. Il s’agit de déterminer les périodes optimales de semis, de plantation et de récolte en fonction des saisons (sèche, des pluies) et des espèces, avec des exemples pour les régions de Mbandaka et de Lubumbashi.
3.1.4. Besoins Généraux des Cultures
Les besoins fondamentaux des légumes sont synthétisés : exigences en sol (texture, structure), en climat (ensoleillement, température), en eau et en éléments nutritifs, posant les bases pour la conduite spécifique de chaque culture.
3.2. Les Légumes-Fruits
3.2.1. La Famille des Solanacées
Une étude approfondie de la tomate, de l’aubergine et du piment est menée. Pour chaque culture, l’itinéraire technique complet est détaillé : variétés locales et améliorées, préparation de la pépinière, repiquage, tuteurage, entretien, gestion des maladies courantes et récolte.
3.2.2. La Famille des Cucurbitacées
Le concombre, la courge et la courgette sont examinés. L’accent est mis sur les techniques de semis direct, la gestion de l’enherbement, la pollinisation et les méthodes de lutte contre les ravageurs spécifiques comme la mouche des fruits.
3.2.3. Le Gombo (Malvacées)
La culture du gombo, très populaire, est présentée en détail, de la préparation des semences au semis en ligne, en insistant sur les besoins en chaleur et la récolte régulière des jeunes fruits pour stimuler la production continue.
3.2.4. La Mise en Place des Cultures
Ce point récapitule les techniques de plantation spécifiques aux légumes-fruits. Le repiquage avec ou sans motte de terre, le respect de la profondeur du collet et le tassement du sol sont expliqués comme des gestes cruciaux pour assurer une bonne reprise.
3.3. Les Légumes-Feuilles
3.3.1. Les Amarantes et Baselles
L’itinéraire technique de l’amarante (« biteku-teku »), un légume-feuille de base dans l’alimentation congolaise, est détaillé : semis à la volée, éclaircissage, fertilisation azotée et récoltes successives par coupes. Les spécificités de la baselle (« épinard ») sont aussi présentées.
3.3.2. Les Choux et Laitues
La culture du chou pommé et de la laitue est abordée, en soulignant leurs exigences en fraîcheur et en eau. Les étapes de la pépinière, du repiquage en respectant les écartements, et de la lutte contre les chenilles sont décrites.
3.3.3. Les Feuilles de Manioc et de Patate Douce
Bien que des cultures vivrières, leurs feuilles constituent des légumes majeurs. Les techniques de plantation par boutures et la gestion des récoltes de feuilles (« sakasaka » ou « matembele ») sans compromettre la production de tubercules sont expliquées.
3.3.4. Le Céleri et la Ciboule
Ces légumes-condiments sont étudiés pour leur importance culinaire. Les méthodes de semis, de division de touffes pour la ciboule, et les besoins en sol riche et humide sont mis en avant.
3.4. Les Légumes-Racines et Bulbes
3.4.1. La Carotte
La culture de la carotte est détaillée, insistant sur la nécessité d’un sol profond, meuble et sans cailloux pour obtenir des racines bien formées. Le semis en lignes, le démariage et le buttage sont les points techniques clés.
3.4.2. L’Oignon et l’Ail
L’itinéraire technique de l’oignon et de l’ail est présenté, depuis le choix des bulbilles ou le semis en pépinière, jusqu’à la récolte lorsque les feuilles se dessèchent, et les techniques de séchage et de conservation.
3.4.3. Techniques de Semis
Une synthèse des différentes modalités de semis est faite : semis direct en place, en pépinière, à la volée, en poquets ou en lignes. Les avantages et inconvénients de chaque méthode sont analysés pour permettre à l’élève de faire un choix éclairé.
3.4.4. Fertilisation des Cultures Maraîchères
Ce point se concentre sur l’application pratique des fertilisants. La préparation et l’utilisation du compost sont détaillées. Les techniques d’application (en couverture, localisée) et le dosage des engrais organiques et minéraux sont expliqués.
Partie 3 : L’Univers des Plantes Ornementales 🌺
Cette partie introduit l’élève à l’horticulture ornementale, un secteur porteur. L’objectif est de développer des compétences dans l’identification, la multiplication et l’entretien des plantes utilisées pour l’embellissement des espaces, ainsi que dans la conception de jardins.
Chapitre 5 : Identification et Classification des Plantes Ornementales
5.1. Rôle et Types de Plantes Ornementales
5.1.1. Définition et Importance de l’Horticulture Ornementale
L’horticulture ornementale est présentée comme l’art et la science de cultiver des plantes pour leur valeur esthétique. Son importance économique (pépinières, paysagisme) et sociale (amélioration du cadre de vie) est soulignée.
5.1.2. Classification Botanique Simplifiée
Une classification simple est proposée : les cryptogames (fougères), les gymnospermes (cycas, conifères) et les angiospermes (dicotylédones et monocotylédones), avec des exemples courants pour chaque groupe.
5.1.3. Classification par Usage
Les plantes sont classées selon leur utilisation dans un aménagement : plantes pour massifs, bordures, haies, plantes grimpantes, couvre-sols, arbres d’alignement et plantes d’intérieur, en illustrant avec des espèces adaptées au climat de Matadi ou de Goma.
5.1.4. Les Familles de Dicotylédones
Cinq familles majeures de dicotylédones ornementales sont étudiées plus en détail (ex: Rosacées pour les rosiers, Euphorbiacées pour les acalyphas et crotons), en décrivant leurs caractéristiques et quelques espèces représentatives.
5.2. Espèces Ornementales Courantes en RDC
5.2.1. Les Fougères et Conifères
Les caractéristiques des fougères (ptéridophytes) et leur utilisation dans les zones ombragées sont décrites. Les conifères comme le thuya sont présentés pour leur usage en haies ou en sujets isolés.
5.2.2. Les Familles de Monocotylédones
Sont étudiées en détail les familles des Liliacées (lis, dracaena), des Agavacées (agaves, sansevières) et des Musacées (bananier d’ornement, arbre du voyageur), en mettant l’accent sur leur aspect graphique et leurs conditions de culture.
5.2.3. Les Rosiers et Bougainvilliers
Le rosier (Rosa hybrida) et le bougainvillier (Bougainvillea spectabilis) sont pris comme études de cas pour les arbustes à fleurs. Leurs exigences en soleil, les techniques de taille et de fertilisation sont expliquées.
5.2.4. Les Arbres d’Ornement
Des arbres comme le flamboyant (Delonix regia) et le cassia sont présentés pour leur floraison spectaculaire. Leur mode de plantation et leur rôle dans la création d’ombrage et de structure dans les grands jardins sont abordés.
Chapitre 6 : Multiplication et Entretien des Plantes Ornementales
6.1. Techniques de Multiplication
6.1.1. La Multiplication par Semis
Le semis est présenté comme une méthode pour produire un grand nombre de plants, notamment pour les plantes annuelles et certains arbres. Les étapes de préparation du substrat, le semis en caissette et le repiquage sont détaillés.
6.1.2. Le Bouturage
Le bouturage est expliqué comme la méthode de multiplication végétative la plus courante. Les différents types de boutures (herbacées, ligneuses, de feuilles) et les conditions de réussite (substrat, humidité, hormones) sont démontrés.
6.1.3. Le Marcottage et le Greffage
Le marcottage (aérien ou terrestre) est présenté pour les plantes difficiles à bouturer. Le greffage, bien que plus complexe, est introduit comme technique pour combiner les qualités d’un porte-greffe et d’un greffon, notamment pour les rosiers ou les hibiscus de collection.
6.1.4. La Division de Touffes et Organes Spécialisés
La division de touffes est montrée comme une méthode simple pour multiplier les plantes vivaces. La multiplication par organes de réserve (bulbes, rhizomes) est également expliquée.
6.2. Conduite et Soins
6.2.1. La Plantation
Les règles de plantation en pleine terre ou en pot sont établies : préparation du trou, drainage, mise en place de la motte, arrosage. Le choix du contenant et du substrat pour les cultures en pot est discuté.
6.2.2. L’Arrosage et la Fertilisation
Les besoins en eau spécifiques aux plantes ornementales et les signes de stress hydrique sont identifiés. Les principes de fertilisation, avec un accent sur les engrais équilibrés pour la floraison, sont exposés.
6.2.3. La Taille des Plantes Ornementales
Les différents types de taille sont expliqués : la taille de formation pour donner une structure à la jeune plante, la taille d’entretien pour maintenir la forme et stimuler la floraison, et la taille de rajeunissement pour les vieux sujets.
6.2.4. La Gestion des Ravageurs et Maladies
Une introduction à la reconnaissance et à la lutte contre les ravageurs courants (pucerons, cochenilles) et les maladies (oïdium, taches foliaires) est fournie, en privilégiant les méthodes de lutte intégrée.
Partie 4 : Conduite des Élevages de la Basse-Cour et Apiculture 🐔🐇
Cette partie transfère les compétences de l’élève du règne végétal au règne animal, en se focalisant sur les petits élevages qui sont rapidement productifs et adaptés à un contexte familial ou de petite entreprise. L’apiculture est introduite comme une activité complémentaire à forte valeur ajoutée.
Chapitre 7 : L’Élevage des Volailles
7.1. Généralités et Installation
7.1.1. Importance de l’Aviculture
Le rôle de l’élevage de volailles (poules, canards, pintades) dans la fourniture de protéines (viande, œufs) et de revenus est mis en avant. Les systèmes d’élevage (traditionnel amélioré, semi-intensif) sont présentés.
7.1.2. Le Logement : le Poulailler
Les normes de construction d’un poulailler simple sont détaillées : orientation, ventilation, surface par sujet, perchoirs, pondoirs et litière. L’importance de l’hygiène pour prévenir les maladies est fortement soulignée.
7.1.3. Le Matériel d’Élevage
Le petit matériel indispensable est décrit : mangeoires et abreuvoirs. Des techniques pour fabriquer ce matériel à partir de ressources locales (bambou, bidons recyclés) sont proposées, ainsi que les règles pour leur disposition et leur nettoyage.
7.1.4. Démarrage d’un Élevage
Les étapes pour démarrer un petit élevage sont expliquées : choix des sujets (poussins d’un jour ou sujets démarrés), conduite du démarrage des poussins (chauffage, alimentation, abreuvement) et constitution des lots.
7.2. Alimentation et Conduite
7.2.1. Les Besoins Alimentaires
Les besoins nutritionnels de base des volailles (énergie, protéines, vitamines, minéraux) sont expliqués. Les différents types d’aliments (simples, composés, concentrés) sont définis.
7.2.2. La Formulation d’Aliments Simples
L’élève est initié à la préparation de rations alimentaires équilibrées en utilisant des ingrédients locaux disponibles dans la province de l’Équateur ou du Maniema (maïs, tourteaux, farine de poisson, coquillages). Les techniques de broyage et de mélange sont abordées.
7.2.3. La Distribution des Aliments et de l’Eau
Les bonnes pratiques de distribution sont enseignées : respect des quantités selon l’âge et le stade de production (chair ou ponte), et garantie d’un accès permanent à de l’eau propre et fraîche.
7.2.4. Les Opérations Zootechniques
Les principales opérations de suivi sont présentées : sexage des poussins, pesée pour le suivi de la croissance, enregistrement de la ponte, et réforme des sujets non productifs.
Chapitre 8 : L’Élevage des Lapins et Cobayes
8.1. Le Lapin (Cuniculture)
8.1.1. Atouts de la Cuniculture
L’élevage du lapin est présenté comme une activité à cycle court, très prolifique et ne nécessitant que peu d’espace, idéale pour une production de viande en milieu péri-urbain comme à Kananga.
8.1.2. Le Logement et le Matériel
La construction des clapiers (individuels, en série) est détaillée, avec des normes de dimension pour les différentes catégories (mâles, femelles, jeunes). Les râteliers pour le fourrage, les mangeoires et les abreuvoirs sont décrits.
8.1.3. La Reproduction
Le cycle de reproduction du lapin est expliqué : détection des chaleurs, saillie, gestation, préparation de la boîte à nid et mise bas. La conduite des lapereaux jusqu’au sevrage est une étape clé.
8.1.4. L’Alimentation du Lapin
L’alimentation basée sur les fourrages verts (feuilles de patate douce, de Leucaena) complétée par des aliments concentrés est détaillée. L’importance de l’apport en fibres pour la digestion et la pratique de la caecotrophie sont expliquées.
8.2. Le Cobaye (« Cochon d’Inde »)
8.2.1. Intérêt de l’Élevage du Cobaye
Le cobaye est présenté comme un micro-élevage très répandu, notamment dans les régions des Grands Lacs, apprécié pour sa viande et sa facilité de conduite. Ses avantages (faible investissement, alimentation simple) sont mis en avant.
8.2.2. Habitat et Installation
Des modes de logement simples sont proposés : enclos au sol avec une litière épaisse ou petites loges. Les conditions à respecter (absence de courants d’air, protection contre les prédateurs) sont spécifiées.
8.2.3. Conduite de la Reproduction
La gestion de la reproduction est expliquée : constitution de lots avec un mâle pour plusieurs femelles, durée de gestation et soins aux nouveau-nés qui sont très précoces.
8.2.4. Alimentation à Base de Fourrages
L’alimentation du cobaye, quasi exclusivement basée sur les herbes et les épluchures de cuisine, est décrite. La nécessité de fournir quotidiennement des végétaux frais et variés, ainsi qu’un accès à l’eau, est soulignée.
Chapitre 9 : Initiation à l’Apiculture 🐝
9.1. Biologie de l’Abeille et Produits de la Ruche
9.1.1. La Colonie d’Abeilles
L’organisation sociale de la colonie est décrite : la reine, les ouvrières et les faux-bourdons. Le rôle de chaque caste et leur cycle de vie sont expliqués pour comprendre le fonctionnement de la ruche.
9.1.2. Le Miel et la Cire
Le miel est présenté comme le produit principal, avec une explication de sa fabrication par les abeilles à partir du nectar. La cire, ses propriétés et ses utilisations sont également abordées.
9.1.3. La Propolis et le Pollen
D’autres produits de la ruche à haute valeur ajoutée sont introduits : la propolis, utilisée pour ses propriétés antiseptiques, et le pollen, récolté comme complément alimentaire.
9.1.4. Le Rôle de Pollinisateur
L’importance capitale des abeilles comme agents pollinisateurs pour les cultures agricoles et la biodiversité est mise en évidence, justifiant l’intégration de l’apiculture dans une exploitation agricole.
9.2. Installation et Conduite d’un Rucher
9.2.1. Les Types de Ruches
Les différents types de ruches sont présentés : la ruche traditionnelle (tronc d’arbre), la ruche kenyane (KTBH) à barrettes, et la ruche Langstroth à cadres, en discutant des avantages de chaque modèle.
9.2.2. Le Matériel de l’Apiculteur
L’équipement de base pour l’apiculteur est décrit : l’enfumoir, le lève-cadre, la brosse à abeilles et la tenue de protection. Leur utilité et leur manipulation sécuritaire sont expliquées.
9.2.3. L’Installation du Rucher
Les critères pour choisir un bon emplacement pour le rucher sont listés : proximité de ressources florales (plantes mellifères) et d’un point d’eau, calme, ombrage partiel et orientation des ruches.
9.2.4. La Capture d’Essaims et la Récolte
Des techniques simples pour peupler une ruche par la capture d’un essaim sauvage sont introduites. Les principes de base de la visite de ruche et les signes indiquant que le miel est prêt à être récolté sont enseignés.
Partie 5 : Intégration des Productions et Travaux Pratiques 🔄
Cette dernière partie vise à consolider les acquis en montrant comment les différentes productions peuvent interagir de manière synergique. Elle est essentiellement tournée vers la mise en pratique intégrée des compétences développées tout au long de l’année.
Chapitre 10 : L’Agriculture Intégrée
10.1. Principes et Avantages
10.1.1. Définition de l’Agriculture Intégrée
Ce concept est défini comme un système où les productions végétales et animales sont combinées sur une même exploitation pour optimiser l’utilisation des ressources et minimiser les déchets.
10.1.2. Synergie entre Cultures et Élevage
Des exemples concrets de synergies sont donnés : les déjections animales (fumier) fertilisent le sol du potager, les résidus de récolte nourrissent les animaux, et les abeilles du rucher pollinisent les fleurs des courgettes.
10.1.3. Le Compostage des Déchets
La technique du compostage est revue en détail comme le pilier de l’intégration, permettant de transformer tous les déchets organiques de l’exploitation (résidus de culture, litière des animaux) en un fertilisant de haute qualité.
10.1.4. L’Association Apiculture-Cultures
L’association spécifique entre le rucher et les cultures maraîchères (notamment les cucurbitacées) ou fruitières est mise en avant comme un exemple d’intégration « gagnant-gagnant », augmentant à la fois la production de miel et les rendements des cultures.
Chapitre 11 : Projet Pratique : le Jardin Potager Familial
11.1. Conception du Projet
11.1.1. Le Choix du Site et l’Analyse du Milieu
L’élève apprend à choisir un emplacement adéquat pour un potager en analysant l’ensoleillement, l’accès à l’eau et la qualité du sol.
11.1.2. Le Plan d’Aménagement
Il est demandé de dessiner un plan simple pour un potager d’un are, en positionnant les planches de culture, les allées, la compostière et un point d’eau.
11.1.3. Le Choix des Cultures et l’Assolement
L’élève doit sélectionner une combinaison de 4 à 5 légumes variés (feuilles, fruits, racines) et planifier une rotation simple sur les différentes planches pour prévenir l’épuisement du sol et les maladies.
11.1.4. Le Calendrier des Opérations
Un calendrier de travail détaillé doit être élaboré, planifiant toutes les opérations sur un cycle de 3 mois : préparation du sol, semis, repiquage, entretien, récoltes.
11.2. Réalisation et Suivi
11.2.1. Préparation Effective du Terrain
Cette étape consiste en la réalisation pratique des travaux de préparation du sol sur la parcelle attribuée à l’école, en appliquant les techniques apprises.
11.2.2. Semis et Plantations
Les élèves réalisent les semis et les plantations en respectant les densités et les écartements prévus dans leur plan.
11.2.3. Entretien Hebdomadaire
Le suivi régulier des cultures est organisé : arrosage, sarclage, binage, paillage et observation de l’état sanitaire des plantes.
11.2.4. Récolte et Évaluation du Rendement
Les récoltes sont effectuées au fur et à mesure. L’élève apprend à peser sa production et à calculer le rendement par unité de surface, comparant ainsi ses résultats aux normes attendues.
Chapitre 12 : Projet Pratique : la Mini-Ferme de Basse-Cour
12.1. Conception du Logement
12.1.1. Choix de la Spéculation
L’élève ou le groupe d’élèves choisit une spéculation (ex: 10 poules pondeuses, ou un couple de lapins et leur descendance) en fonction des ressources disponibles.
12.1.2. Plan de l’Habitat
Un plan simple de poulailler ou de clapier est dessiné, en respectant les normes de surface et en prévoyant tous les équipements nécessaires.
12.1.3. Budget d’Installation
Un budget prévisionnel est calculé, incluant le coût des matériaux de construction, du petit matériel d’élevage et des premiers sujets.
12.1.4. Plan de Prophylaxie
Un calendrier sanitaire de base est établi, prévoyant les mesures d’hygiène quotidiennes et les interventions préventives (déparasitage) simples.
12.2. Conduite de l’Élevage
12.2.1. Construction et Aménagement
Les élèves participent à la construction ou à l’aménagement de l’habitat pour les animaux selon le plan établi.
12.2.2. Préparation et Distribution de l’Aliment
La fabrication et la distribution quotidienne des rations alimentaires sont effectuées par les élèves, en appliquant les formules étudiées.
12.2.3. Soins Quotidiens et Observations
Les soins journaliers (nettoyage, abreuvement) et l’observation du comportement des animaux pour détecter tout signe de maladie sont de la responsabilité des élèves.
12.2.4. Suivi des Fiches Techniques
Les élèves tiennent à jour des fiches d’élevage pour enregistrer les données essentielles : consommation d’aliment, poids, ponte, naissances, mortalité, etc., apprenant ainsi les bases de la gestion technique.
Chapitre 13 : Calcul du Rendement et Notions de Rentabilité
13.1. Évaluation des Productions Végétales
13.1.1. Le Rendement au Champ
La méthode de calcul du rendement (en kg/are ou t/ha) est formalisée, en se basant sur les données de récolte du jardin pratique.
13.1.2. Comparaison avec les Rendements de Référence
Les rendements obtenus sont comparés aux rendements classiques pour les mêmes cultures dans la région, permettant une auto-évaluation de la performance technique.
13.1.3. Notions de Coût de Production
Une introduction simple au calcul du coût de production est faite, en listant les principales charges (semences, amendements, petit matériel).
13.1.4. Marge Brute Simplifiée
L’élève apprend à calculer une marge brute simplifiée en soustrayant les coûts directs du revenu généré par la vente de la récolte, une première approche de la rentabilité.
13.2. Évaluation des Productions Animales
13.2.1. L’Indice de Consommation
Le calcul de l’indice de consommation (quantité d’aliment nécessaire pour produire 1 kg de poids vif ou 1 kg d’œufs) est expliqué comme un indicateur clé de l’efficacité alimentaire.
13.2.2. Le Taux de Prolificité et de Mortalité
Le calcul de ces taux est présenté pour évaluer la performance de la reproduction et la qualité de la conduite sanitaire de l’élevage.
13.2.3. Coût de Production d’un Sujet
De la même manière que pour les végétaux, les charges liées à l’élevage (aliment, soins, amortissement du matériel) sont identifiées pour estimer le coût de production d’un poulet ou d’un lapin.
13.2.4. Analyse de la Rentabilité
La rentabilité de l’atelier d’élevage est évaluée en comparant le coût de production au prix de vente des produits (viande, œufs), concluant ainsi le cycle d’apprentissage pratique de l’année.
Chapitre 14 : Bilan et Perspectives
14.1. Synthèse des Acquis
14.1.1. Récapitulatif des Compétences Techniques
Une synthèse des gestes techniques et des savoir-faire maîtrisés par les élèves en production végétale et animale est réalisée.
14.1.2. Analyse des Réussites et des Difficultés
Une discussion collective est menée pour analyser les succès et les échecs rencontrés lors des projets pratiques, afin de tirer des leçons pour l’avenir.
14.1.3. L’Importance de la Tenue de Registres
L’utilité des fiches techniques et des registres tenus tout au long de l’année est démontrée comme un outil indispensable à la bonne gestion et à l’amélioration continue des performances.
14.1.4. Le Rôle du Technicien Agricole de Proximité
Le rôle que l’élève peut déjà jouer dans sa famille et sa communauté, en appliquant et en partageant ses nouvelles connaissances pour améliorer les jardins et petits élevages, est mis en perspective.
14.2. Ouverture vers l’Année Suivante
14.2.1. Introduction aux Cultures Vivrières
Un bref aperçu des cultures vivrières (maïs, manioc, haricot) qui seront étudiées en détail l’année suivante est donné, montrant la progression logique du curriculum.
14.2.2. Introduction à l’Élevage des Petits Ruminants
Une brève présentation de l’élevage des chèvres et des moutons est faite pour préparer les élèves aux thématiques de l’année supérieure.
14.2.3. De l’Autoconsommation à la Commercialisation
La transition du modèle de production familial vers une approche plus commerciale est évoquée, introduisant les notions de marché qui seront développées plus tard.
14.2.4. La Durabilité comme Fil Conducteur
Le cours se conclut en réaffirmant que toutes les techniques apprises doivent s’inscrire dans une perspective d’agriculture durable, respectueuse de l’environnement et économiquement viable.
Annexes
1. Fiches Techniques Synthétiques
Cette section propose un aperçu de fiches techniques pour une dizaine de cultures maraîchères et pour chaque type de petit élevage étudié. Chaque fiche résume les paramètres clés : densité de plantation ou de charge, cycle de production, principaux besoins, et indicateurs de performance attendus.
2. Exemples de Calendriers Agricoles Régionaux
Des exemples de calendriers culturaux adaptés à différents contextes agro-écologiques de la RDC (zone équatoriale, zone tropicale humide, zone d’altitude) sont présentés pour illustrer la contextualisation de la planification agricole.
3. Guide de Fabrication d’Équipements Simples
Un aperçu de guides illustrés est fourni pour la fabrication artisanale de petit matériel agricole et d’élevage : compostière, mangeoires, abreuvoirs, clapiers, en utilisant des matériaux locaux et de récupération pour promouvoir l’autonomie et la réduction des coûts.
4. Glossaire des Termes Techniques
Cette section contient une liste alphabétique des termes techniques et scientifiques utilisés tout au long du cours, avec des définitions claires et concises pour faciliter la compréhension et la mémorisation du vocabulaire agricole de base par les élèves.