COURS D’ÉDUCATION POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT, 5ÈME ANNÉE PRIMAIRE
Edition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC
Préliminaires
0.1. Introduction Générale au Cours
Ce cours d’Éducation pour la Santé et l’Environnement pour la cinquième année primaire marque une étape décisive dans la formation de l’élève. Il approfondit les connaissances acquises au degré moyen en introduisant une analyse plus structurée des risques sanitaires liés à l’environnement, à l’hygiène personnelle et à la nutrition. L’élève étudie les maladies spécifiques des organes sensoriels, les dangers de l’eau, les risques liés aux médicaments et aux morsures, tout en consolidant ses connaissances sur la vaccination et les maladies nutritionnelles graves comme le kwashiorkor.
0.2. Objectifs Pédagogiques du Degré Terminal
Conformément au programme national, ce cours vise à amener l’élève à traiter avec succès les situations qui lui demandent de pratiquer une hygiène individuelle et communautaire éclairée. Il doit être capable de prévenir les maladies courantes de son milieu, de comprendre le rôle de l’alimentation dans la santé, et d’appliquer les principes de base du secourisme. L’objectif est de développer une conscience sanitaire active, permettant à l’élève de protéger sa propre santé, celle de sa famille et son environnement immédiat.
0.3. Compétences Visées à la fin de l’année
À l’issue de cette année, l’élève doit être capable d’identifier les maladies courantes des organes sensoriels (œil, dent, oreille) et d’en expliquer les mesures préventives. Il saura décrire les techniques de traitement de l’eau (décantation, ébullition) et les dangers des maladies hydriques (choléra, bilharziose). L’élève pourra expliquer le rôle d’un vaccin, identifier les causes et conséquences de la malnutrition (marasme, kwashiorkor) et de l’anémie, et appliquer les mesures préventives contre les morsures d’animaux.
0.4. Approche Pédagogique et Matériel
L’enseignement privilégie une approche démonstrative et participative. L’enseignant utilise des planches anatomiques (dents, œil, oreille), des images (aliments, parasites) et organise des démonstrations pratiques (techniques de lavage des mains, filtration de l’eau). Des discussions dirigées sur des cas concrets (intoxication médicamenteuse, malnutrition observée dans le quartier) sont encouragées. L’utilisation de matériel simple (récipients pour la décantation, filtres en tissu, sel iodé) est essentielle pour ancrer les leçons dans la réalité de l’élève.
PARTIE 1. HYGIÈNE INDIVIDUELLE ET SALUBRITÉ DU MILIEU
Cette première partie se concentre sur la santé personnelle et la gestion de l’environnement immédiat, en mettant un accent particulier sur la ressource vitale qu’est l’eau. L’élève explore en détail les maladies qui affectent les organes sensoriels (dents, yeux, oreilles, nez) et les mesures préventives associées. Il analyse ensuite en profondeur les dangers liés à l’eau, en distinguant les risques de l’eau de boisson (choléra, typhoïde) de ceux de l’eau de bain (bilharziose), et apprend les techniques pour rendre l’eau propre à la consommation.
CHAPITRE 1. HYGIÈNE INDIVIDUELLE : PRÉVENTION DES MALADIES SENSORIELLES
Ce chapitre est consacré à la santé des organes qui nous connectent au monde. L’élève apprend à identifier les maladies courantes qui touchent la bouche, les yeux, les oreilles et le nez, et à comprendre les gestes d’hygiène spécifiques pour prévenir leur apparition et protéger ses sens.
1.1.1. Identification des maladies courantes de la dent (la carie)
🦷 Cette section initie l’élève à l’observation des affections bucco-dentaires, en ciblant spécifiquement la carie dentaire. L’apprentissage consiste à identifier les symptômes de cette maladie, tels que la sensibilité accrue au sucre, au chaud ou au froid, et l’apparition de taches ou de cavités sur l’émail. L’enseignant explique le processus de dégradation de la dent causé par une mauvaise hygiène, posant ainsi les bases pour comprendre les mesures préventives qui suivront.
1.1.2. Identification des maladies de l’œil (conjonctivite, cataracte)
👁️ L’élève apprend à reconnaître deux affections majeures de l’œil. Il étudie la conjonctivite, une inflammation très contagieuse reconnaissable à ses yeux rouges, larmoyants et parfois purulents, souvent observée dans les cours d’école. Il est également sensibilisé à la cataracte, une opacification du cristallin (souvent liée à l’âge ou à des traumatismes) qui rend la vision floue, pour qu’il puisse la reconnaître chez les aînés.
1.1.3. Identification des maladies de l’oreille et du nez
👂 L’étude se porte sur les infections de la sphère ORL. Pour l’oreille, l’élève identifie l’otite, une inflammation douloureuse de l’oreille, et les oreillons, une maladie virale causant un gonflement douloureux des glandes salivaires sous les oreilles. Pour le nez, il apprend à reconnaître la sinusite (inflammation des sinus provoquant des douleurs faciales) et les affections courantes comme le rhume et la rhinite.
1.1.4. Mesures préventives générales pour l’hygiène sensorielle
L’élève synthétise les gestes de prévention pour protéger ses organes sensoriels. Cela inclut le brossage régulier des dents (après chaque repas) pour éviter la carie. Il apprend l’importance de ne pas se frotter les yeux avec des mains sales (prévention de la conjonctivite), de ne pas introduire d’objets dans les oreilles (prévention de l’otite), et de se moucher dans un mouchoir propre (prévention de la propagation des rhumes).
CHAPITRE 2. HYGIÈNE DU MILIEU : LA GESTION DE L’EAU (EAU DE BOISSON)
Ce chapitre se concentre sur le risque sanitaire majeur que représente l’eau de boisson non traitée. L’élève identifie les maladies mortelles qui y sont liées, apprend à reconnaître une eau saine et maîtrise les techniques domestiques pour la rendre potable.
1.2.1. Les maladies dues à l’eau de boisson (typhoïde, choléra)
💧 Ce module établit le lien critique entre l’eau consommée et la santé publique. L’élève identifie les pathologies graves transmises par une eau souillée, en se concentrant sur la fièvre typhoïde, une infection bactérienne sévère, et le choléra, caractérisé par des diarrhées aiguës pouvant entraîner une déshydratation rapide. L’enseignant utilise des exemples concrets pour illustrer la vitesse de propagation de ces maladies en milieu urbain, comme à Kinshasa, lors de problèmes d’approvisionnement.
1.2.2. Les maladies dues à l’eau de boisson (dysenterie, verminose)
L’étude des maladies hydriques se poursuit avec des affections fréquentes. L’élève apprend à identifier la dysenterie (diarrhée souvent accompagnée de sang ou de glaires, indiquant une infection intestinale) et la verminose (infestation par des vers intestinaux dont les œufs sont transportés par l’eau). Il comprend que ces maladies, bien que courantes, affaiblissent durablement l’organisme et entravent la croissance.
1.2.3. Qualités et reconnaissance d’une eau potable
L’élève apprend à évaluer la qualité de l’eau par l’observation sensorielle. Une eau potable doit idéalement posséder quatre qualités : elle doit être claire (transparente, sans particules), inodore (sans odeur), incolore (sans couleur) et insipide (sans goût particulier). L’enseignant insiste sur le fait qu’une eau claire n’est pas forcément potable, car les microbes sont invisibles, mais qu’une eau trouble ou odorante est certainement impropre.
1.2.4. Techniques de traitement de l’eau à boire
🔬 L’élève apprend les trois techniques principales pour purifier l’eau à domicile. La décantation consiste à laisser l’eau reposer pour que les impuretés lourdes tombent au fond. Le filtrage (à travers un filtre moderne ou un tissu propre et épais) permet de retenir les particules fines. L’ébullition (faire bouillir l’eau vigoureusement pendant plusieurs minutes) est présentée comme la méthode la plus sûre pour tuer tous les microbes (virus, bactéries, parasites).
CHAPITRE 3. HYGIÈNE DU MILIEU : AUTRES USAGES DE L’EAU ET RISQUES ASSOCIÉS
L’eau n’est pas seulement bue ; elle sert aussi à se laver et aux tâches ménagères. Ce chapitre explore les risques spécifiques liés au contact de la peau avec une eau contaminée et renforce les règles d’hygiène pour les usages domestiques de l’eau.
1.3.1. Les maladies dues à l’eau de bain infectée (bilharziose)
Ce module se concentre sur le danger des eaux stagnantes ou à faible courant (mares, étangs, certains bords du fleuve). L’élève étudie la bilharziose (ou schistosomiase), une maladie grave causée par un parasite qui pénètre directement à travers la peau lors d’une baignade en eau contaminée. L’enseignant insiste sur l’interdiction de se baigner dans ces eaux suspectes, particulièrement dans les zones d’endémie.
1.3.2. Les maladies cutanées liées à l’eau de bain
Outre la bilharziose, l’élève apprend que se baigner dans une eau sale (non potable) peut provoquer diverses affections cutanées. L’eau peut contenir des bactéries ou des champignons qui causent des infections de la peau, des éruptions (boutons) ou des démangeaisons. L’hygiène corporelle nécessite donc une eau propre.
1.3.3. Qualités requises pour une eau de bain saine
L’élève apprend les qualités d’une eau propre pour les usages corporels. Comme l’eau de boisson, l’eau de bain doit être claire, inodore et incolore. L’enseignant explique que, bien qu’il ne soit pas toujours possible de faire bouillir l’eau pour le bain, il faut privilégier l’eau de puits ou de forage protégée plutôt que l’eau de marigot ou de rivière stagnante, afin de minimiser les risques d’infections cutanées.
1.3.4. Autres usages de l’eau (lessive, vaisselle) et règles d’hygiène
L’hygiène de l’eau s’étend aux objets en contact avec l’homme. L’élève comprend que l’eau utilisée pour la lessive (laver les habits) et la vaisselle (laver les assiettes, gobelets) doit également être propre. Utiliser une eau souillée pour laver une assiette revient à contaminer la nourriture qui y sera placée. L’enseignant rappelle aussi l’importance de faire sécher la vaisselle à l’air libre, sur un séchoir, plutôt que de l’essuyer avec un chiffon potentiellement sale.
PARTIE 2. ÉDUCATION ENVIRONNEMENTALE ET GESTION DES RISQUES
Cette deuxième partie élargit la perspective de l’élève aux interactions complexes entre l’homme et son environnement. Elle analyse la gestion des ressources naturelles et les conséquences de leur dégradation. Elle aborde ensuite les risques sanitaires spécifiques qui ne sont pas liés à l’eau : les dangers liés à l’automédication, les risques posés par les animaux (morsures, piqûres), et se conclut par l’étude de la vaccination comme réponse scientifique à la prévention des maladies infectieuses.
CHAPITRE 4. L’ÉDUCATION ENVIRONNEMENTALE : RESSOURCES ET GESTION
Ce chapitre sensibilise l’élève à la richesse de son patrimoine naturel et aux dangers de sa mauvaise gestion. Il identifie les ressources vitales, analyse les conséquences de la pollution et du gaspillage, et formule les principes d’une gestion durable.
1.4.1. Identification des ressources naturelles du milieu
🌍 L’élève apprend à identifier les richesses naturelles qui constituent son environnement. Il étudie le sol (pour l’agriculture), la forêt (pour le bois, la nourriture, et la régulation du climat), l’eau (pour la boisson, l’énergie, la pêche), l’air (pour la respiration) et le sous-sol (contenant les minerais). Il comprend que ces ressources sont la base de la vie et de l’économie, du Kasaï au Katanga.
1.4.2. Conséquences de la mauvaise gestion des ressources
Ce module analyse l’impact négatif des activités humaines. L’élève identifie les conséquences de la déforestation, de l’exploitation minière non contrôlée ou des déchets industriels. Ces conséquences incluent la pollution (de l’eau, de l’air, du sol), la dégradation des terres (érosion), l’apparition de maladies et l’aggravation de la pauvreté pour les communautés qui dépendent de ces ressources.
1.4.3. Principes de respect et de protection des ressources naturelles
Face à ces menaces, l’élève formule des actions citoyennes. Le respect et la protection des ressources impliquent des gestes concrets : ne pas gaspiller l’eau, participer au reboisement (planter des arbres), ne pas jeter de déchets dans la nature (surtout les plastiques), et promouvoir des techniques agricoles qui ne détruisent pas le sol (éviter le feu de brousse).
1.4.4. Cas spécifique : La mauvaise utilisation des médicaments
💊 L’environnement sanitaire est aussi concerné. L’élève étudie le risque de la mauvaise utilisation des médicaments, un problème de santé publique majeur. Il apprend que les médicaments sont des produits chimiques puissants et que leur consommation anarchique (sans avis médical) peut avoir des conséquences graves, comme l’intoxication, des vomissements, l’aggravation de la maladie, voire le décès.
1.4.5. Précautions à prendre : Le refus de l’automédication
En réponse au danger des médicaments, l’élève apprend une règle de précaution vitale : le refus de l’automédication. Il doit comprendre qu’il ne faut jamais prendre un médicament sans la prescription d’un médecin ou d’un infirmier qualifié, même si un ami ou un parent le conseille. Il apprend aussi à ne jamais prendre des médicaments vendus dans la rue (« pharmacie par terre ») dont la provenance et la composition sont incertaines.
CHAPITRE 5. RISQUES ENVIRONNEMENTAUX : MORSURES ET PIQÛRES
Ce chapitre aborde les dangers directs posés par la faune. L’élève apprend à identifier les animaux dangereux de son milieu, à comprendre les conséquences de leurs attaques, et à maîtriser les mesures de prévention pour éviter les accidents.
1.5.1. Identification des agents de morsure (Serpents)
🐍 L’élève étudie le danger des serpents venimeux. Il apprend à ne pas chercher à identifier l’espèce (vipère, cobra) mais à considérer toute morsure de serpent comme potentiellement mortelle. L’accent est mis sur la reconnaissance des situations à risque : marcher dans les herbes hautes, près des rochers ou des cours d’eau, surtout dans les zones rurales.
1.5.2. Identification des agents de morsure (Animaux domestiques)
L’élève apprend que le danger peut aussi venir d’animaux familiers. Il identifie le risque de morsure par les animaux domestiques, principalement les chiens (risque de rage) et les chats. L’enseignant explique que ces morsures, même si elles semblent bénignes, peuvent s’infecter gravement et nécessitent un nettoyage immédiat et une consultation médicale.
1.5.3. Identification des agents de piqûres (Insectes)
🐝 L’élève identifie les dangers posés par les insectes. Il apprend à reconnaître les piqûres d’abeilles ou de guêpes (douloureuses et dangereuses en cas d’allergie ou d’attaques multiples en essaim) et les piqûres de scorpions (dont le venin peut être très dangereux, surtout pour les jeunes enfants). Il révise aussi le danger des insectes vecteurs de maladies (moustiques).
1.5.4. Conséquences et moyens de prévention
Ce module synthétise les risques et les solutions. L’élève récapitule les conséquences : gonflement local, plaie (risque d’infection comme le tétanos), transmission de maladie (rage), ou décès (venin de serpent). Les moyens de prévention sont ensuite listés : désherber les alentours des habitations, porter des bottes ou des chaussures fermées en brousse, et éviter de provoquer ou de déranger les animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques.
CHAPITRE 6. LA VACCINATION COMME PROTECTION ACTIVE
Ce chapitre présente la vaccination comme une réponse scientifique et collective aux risques infectieux. L’élève apprend ce qu’est un vaccin, comprend son mécanisme d’action (l’immunisation) et mémorise les principales maladies qu’il permet d’éviter grâce au programme national.
1.6.1. Définition du vaccin
💉 L’élève aborde la définition conceptuelle de la vaccination. Le vaccin est présenté comme une préparation biologique (souvent liquide) administrée (par injection ou oralement) pour stimuler les défenses naturelles du corps. L’enseignant explique qu’il contient une forme affaiblie, inactive ou une partie du microbe, agissant comme un « entraîneur » pour le système immunitaire.
1.6.2. Importance fondamentale du vaccin : L’immunisation
Ce module explique le « pourquoi » de la vaccination. L’importance fondamentale du vaccin est l’immunisation. L’élève apprend que ce terme signifie « rendre immunisé », c’est-à-dire apprendre au corps à reconnaître et à combattre efficacement un microbe spécifique. L’immunisation permet au corps d’être protégé contre une maladie grave sans avoir à souffrir de la maladie elle-même.
1.6.3. Identification des différents vaccins et maladies (Partie 1)
L’élève passe en revue les maladies ciblées par le Programme Élargi de Vaccination (PEV) en RDC. Il apprend à associer le vaccin à la maladie : le BCG (contre la tuberculose), le VPO (contre la poliomyélite), et le vaccin contre la rougeole. Il comprend l’importance de ces vaccins dès la naissance.
1.6.4. Identification des différents vaccins et maladies (Partie 2)
La liste des maladies évitables par la vaccination est complétée. L’élève étudie les vaccins combinés (comme le Penta) qui protègent contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et l’hépatite B. Il apprend aussi l’existence du vaccin contre la fièvre jaune, obligatoire pour voyager dans de nombreuses régions.
PARTIE 3. NUTRITION, CROISSANCE ET PRÉVENTION DES MALADIES NUTRITIONNELLES
Cette troisième partie, dense et cruciale, établit le lien vital entre l’alimentation et la santé. L’élève explore la chaîne alimentaire, de la production à la consommation, en incluant les techniques de conservation. Il étudie ensuite en détail les maladies graves causées par une mauvaise alimentation : la malnutrition protéino-calorique (kwashiorkor, marasme), l’anémie, et l’impact de la nutrition sur la résistance aux maladies infectieuses.
CHAPITRE 7. LA CHAÎNE ALIMENTAIRE ET LA CONSERVATION
Ce chapitre suit le parcours de l’aliment, de sa création à sa consommation. L’élève comprend les différentes étapes de la chaîne alimentaire, identifie les risques liés aux aliments périssables et apprend les méthodes traditionnelles et modernes de conservation.
1.7.1. Les étapes de la chaîne alimentaire : Production et Transformation
🌽 L’élève analyse la première moitié du parcours alimentaire. L’étape de production inclut l’agriculture (culture du maïs, du manioc), l’élevage et la pêche. L’étape de transformation consiste à modifier le produit brut pour le rendre consommable ou le conserver (moudre le maïs en farine, transformer le manioc en chikwangue, transformer le lait en yaourt).
1.7.2. Les étapes de la chaîne alimentaire : Conservation et Consommation
La seconde moitié du parcours est étudiée. La conservation est l’étape qui permet de garder l’aliment sain plus longtemps (voir 1.7.4). La consommation est l’étape finale (manger l’aliment). L’enseignant insiste sur les dispositions à prendre avant de consommer : laver les fruits, bien cuire la viande, et respecter les normes d’hygiène (laver les mains).
1.7.3. Identification des biens consommables périssables
L’élève apprend à identifier les produits qui se gâtent rapidement s’ils ne sont pas conservés correctement. Cela inclut les aliments frais (viande, poisson, lait, légumes-feuilles comme les matembele) mais aussi les médicaments (qui peuvent perdre leur efficacité ou devenir dangereux s’ils sont exposés à la chaleur ou à l’humidité).
1.7.4. Modes de conservation des aliments
🧊 L’élève étudie les techniques permettant de prolonger la durée de vie des aliments. Il identifie les méthodes traditionnelles : le séchage (au soleil, pour le poisson ou les légumes), le fumage (pour la viande ou le poisson, comme le « mbisi ya ko kauka »), et la salaison (utiliser le sel pour conserver, comme pour le « makayabu »). Il identifie aussi la méthode moderne : la réfrigération (l’usage du froid/congélateur).
CHAPITRE 8. ALIMENTATION, CROISSANCE ET MALNUTRITION
Ce chapitre se concentre sur l’impact direct de la nutrition sur la croissance de l’enfant. Il définit l’importance d’une bonne alimentation et analyse en détail les causes et les conséquences dévastatrices de la malnutrition protéino-calorique.
1.8.1. Importance d’une bonne alimentation pour la croissance
L’élève révise la notion d’alimentation équilibrée (vue au degré moyen). Il comprend qu’une bonne alimentation, variée et suffisante, est le « carburant » de la croissance. Elle fournit l’énergie pour jouer et étudier, et les « matériaux de construction » (protéines) pour bâtir les muscles, les os et le cerveau. Une bonne alimentation est la première défense contre les maladies.
1.8.2. Définition de la malnutrition protéino-calorique
Ce module définit la malnutrition non pas comme le simple fait de « ne pas manger assez », mais spécifiquement comme une carence grave en protéines (nécessaires à la construction) et en calories (énergie). C’est une maladie nutritionnelle grave qui survient lorsque l’alimentation est insuffisante en quantité et en qualité (par exemple, un régime basé uniquement sur le fufu de manioc).
1.8.3. Causes et conséquences de la malnutrition (Marasme, Kwashiorkor)
L’élève apprend les causes (pauvreté, manque de diversification alimentaire, mauvaises pratiques de sevrage) et les conséquences visibles de la malnutrition. Il apprend à différencier le marasme (l’enfant est extrêmement maigre, « peau sur les os », dû à un manque de calories) du kwashiorkor (l’enfant a des œdèmes, le ventre et les pieds gonflés, dû à un manque critique de protéines).
1.8.4. Mesures préventives contre la malnutrition
La prévention est la clé. L’élève apprend que pour éviter le marasme et le kwashiorkor, il est impératif d’avoir une alimentation suffisante et équilibrée. L’enseignant insiste sur la nécessité d’enrichir la bouillie des enfants avec des aliments riches en protéines et disponibles localement, comme la poudre d’arachide, la pâte de soja, ou les œufs.
CHAPITRE 9. NUTRITION ET AUTRES MALADIES ASSOCIÉES
Ce dernier chapitre explore d’autres maladies liées à des carences nutritionnelles spécifiques (l’anémie) et examine comment l’état nutritionnel général d’une personne influence sa capacité à résister aux grandes maladies infectieuses comme la tuberculose.
1.9.1. L’anémie nutritionnelle : définition et causes
L’élève étudie l’anémie nutritionnelle, une maladie très fréquente causée par une carence en fer et en vitamines. L’enseignant explique que le fer est essentiel pour fabriquer le sang (globules rouges). Les causes principales sont une alimentation pauvre en fer (viande rouge, légumes verts foncés comme les « bitekuteku ») et les infections parasitaires (vers intestinaux) qui font perdre du sang.
1.9.2. Dangers de l’anémie (vertige, fatigue, mort)
L’élève apprend à reconnaître les signes et les dangers de l’anémie. Le manque de sang sain provoque une fatigue constante, un essoufflement, des vertiges (tête qui tourne) et une pâleur. Chez les enfants, cela ralentit la croissance et diminue la concentration à l’école. Dans les cas sévères, l’anémie peut affaiblir le cœur et entraîner la mort.
1.9.3. Identification des maladies infectieuses (tuberculose, rougeole)
Ce module fait le lien entre nutrition et infection. L’élève identifie deux grandes maladies infectieuses : la tuberculose, une maladie grave des poumons qui fait tousser et maigrir, et la rougeole, une maladie virale infantile très contagieuse. Ces maladies sont présentées comme étant particulièrement agressives chez les personnes déjà affaiblies.
1.9.4. Relation entre maladies infectieuses et nutrition (sensibilisation)
🤝 L’élève découvre le « cercle vicieux » de la malnutrition et de l’infection. L’enseignant explique qu’un enfant mal nourri a un système immunitaire faible et attrape plus facilement les maladies (comme la rougeole ou la tuberculose). Inversement, un enfant malade (qui a la fièvre ou la diarrhée) perd l’appétit, mange moins, et tombe donc plus gravement dans la malnutrition. La sensibilisation porte sur le fait que bien nourrir un enfant malade est essentiel pour l’aider à guérir.
Annexes
Annexe 1. Guide Pratique du Traitement de l’Eau
Une fiche illustrée montrant les trois étapes pour purifier l’eau à domicile :
- Décantation (laisser reposer l’eau trouble dans un récipient).
- Filtration (verser l’eau décantée à travers un filtre en tissu propre).
- Ébullition (faire bouillir l’eau filtrée à gros bouillons pendant au moins 5 minutes).
Annexe 2. Calendrier Vaccinal Simplifié (Modèle RDC)
Cette annexe présente une version visuelle et simplifiée du calendrier du PEV (Programme Élargi de Vaccination) en RDC, montrant les vaccins clés (BCG, Polio, Penta, Rougeole, Fièvre Jaune) et les âges auxquels ils doivent être administrés pour assurer une immunisation complète.
Annexe 3. Guide Visuel de la Malnutrition
Une planche pédagogique simple mais claire, montrant la différence visuelle entre un enfant en bonne santé, un enfant atteint de marasme (maigreur extrême, visage de « vieillard ») et un enfant atteint de kwashiorkor (ventre gonflé, œdèmes aux pieds, cheveux décolorés), pour aider à la reconnaissance précoce.
Annexe 4. Glossaire des Termes de Santé
Un lexique définissant les mots clés du cours : Carie, Conjonctivite, Otite, Choléra, Fièvre Typhoïde, Bilharziose, Décantation, Ébullition, Automédication, Vaccin, Immunisation, Chaîne alimentaire, Périssable, Conservation, Malnutrition, Marasme, Kwashiorkor, Anémie.