MANUELS SCOLAIRES

COURS DE BOTANIQUE, 7ème ANNÉE, ÉDUCATION DE BASE

Edition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC

Préliminaires et Approche Pédagogique 📝

L’enseignement de la botanique en 7ème année de l’Éducation de Base en République Démocratique du Congo marque une étape décisive dans la formation scientifique de l’élève. Cette discipline ne se limite pas à une simple mémorisation de nomenclatures, mais vise à éveiller une conscience écologique et à structurer l’esprit d’observation. L’approche préconisée s’ancre dans la pédocentration, plaçant l’élève au cœur de son apprentissage par la manipulation directe du matériel végétal local.

Objectifs Généraux du Cours 🎯

Le cours vise à doter l’apprenant des compétences nécessaires pour identifier, décrire et classifier les végétaux supérieurs qui composent son environnement immédiat. L’élève devra comprendre l’organisation structurale des plantes, depuis l’appareil végétatif jusqu’à l’appareil reproducteur, en établissant des liens fonctionnels entre l’anatomie et la physiologie végétale. L’objectif ultime est de préparer l’élève à résoudre des problèmes concrets liés à l’agriculture, à l’alimentation et à la conservation de la biodiversité congolaise.

Méthodologie et Matériel Didactique 🔬

La méthodologie privilégie l’observation active (MSVT 1.1) et l’expérimentation. Le matériel didactique doit être accessible et tiré du milieu local : plantules d’avocatier, de papayer, fleurs d’hibiscus, graines de haricot et de maïs. L’enseignant utilisera des loupes à main pour l’examen des détails morphologiques et initiera les élèves à la rigueur du dessin scientifique. Les sorties de terrain, même dans la cour de l’école ou les environs immédiats, sont indispensables pour contextualiser les savoirs théoriques.

Profil de Sortie de l’Élève 🎓

Au terme de cette année, l’élève sera capable de distinguer les grandes parties d’une plante, d’expliquer le cycle de reproduction des angiospermes et de réaliser un herbier de base. Il aura acquis une terminologie scientifique précise et développé une attitude responsable vis-à-vis de la flore, comprenant l’importance des végétaux dans les écosystèmes et l’économie de la RDC.

Partie 1 : L’Appareil Végétatif des Plantes Supérieures 🌱

Cette première partie constitue le socle de l’étude botanique en 7ème année (MSVT 1.4). Elle se concentre sur les organes végétatifs qui assurent la nutrition et la croissance de la plante. L’approche pédagogique repose sur l’observation comparative de spécimens réels récoltés par les élèves, favorisant ainsi une compréhension tangible de la morphologie végétale.

Chapitre 1 : Le Système Radiculaire et l’Ancrage 🥕

Ce chapitre explore la partie souterraine de la plante, souvent invisible mais vitale. L’enseignement se focalise sur la diversité morphologique des racines et leurs adaptations fonctionnelles, en utilisant des exemples courants comme le manioc ou les graminées des savanes congolaises.

1.1. Morphologie et zones de la racine

L’étude débute par l’observation macroscopique d’une racine type. L’enseignant guidera les élèves dans l’identification des différentes zones : la coiffe protectrice, la zone de croissance (méristématique et allongement), la zone pilifère riche en poils absorbants et la zone subéreuse. Chaque zone sera associée à sa fonction spécifique, mettant en lumière le rôle crucial de l’absorption de l’eau et des sels minéraux pour la survie de la plante.

1.2. Classification des types de racines

Les élèves apprendront à distinguer les systèmes racinaires. Ils compareront la racine pivotante, caractéristique des dicotylédones comme le cotonnier ou l’avocatier, avec la racine fasciculée des monocotylédones telles que le maïs ou la canne à sucre. L’étude s’étendra aux racines adventives, illustrées par le marcottage naturel observé chez certaines plantes rampantes.

1.3. Les métamorphoses et adaptations racinaires

Ce sous-chapitre aborde les racines spécialisées qui répondent à des besoins environnementaux spécifiques. L’accent sera mis sur les racines tubéreuses (manioc, patate douce) qui stockent des réserves nutritives, essentielles pour la sécurité alimentaire en RDC. On étudiera également les racines-crampons des lianes de la forêt équatoriale et les racines-échasses des palétuviers dans les zones de mangrove du Kongo Central.

1.4. Rôle écologique et économique des racines

Au-delà de la biologie, ce point traite de l’importance des racines dans la fixation des sols et la lutte contre les érosions, un problème majeur à Kinshasa et dans l’est du pays. Les élèves exploreront aussi les usages économiques : alimentation humaine, pharmacopée traditionnelle (racines médicinales) et artisanat.

Chapitre 2 : La Tige et le Port des Végétaux 🌳

Le deuxième chapitre est consacré à l’axe aérien de la plante. L’objectif est de faire comprendre comment la tige soutient les organes photosynthétiques et reproducteurs tout en assurant la conduction de la sève (MSVT 1.4).

2.1. Morphologie externe et croissance

L’observation portera sur la structure de la tige : nœuds, entre-nœuds, bourgeons terminaux et axillaires. Les élèves analyseront le mécanisme de la croissance en longueur et le développement des rameaux latéraux. L’utilisation de plantules de papayer permettra d’illustrer une croissance rapide et une structure de tige non lignifiée, facile à disséquer.

2.2. Diversité des tiges aériennes

Ce segment classifie les tiges selon leur consistance et leur port. On distinguera les tiges herbacées (tige de tomate), les tiges ligneuses (tronc d’ébène ou d’acajou), les chaumes (bambou) et les stipes (palmier à huile). Cette diversité permettra d’aborder la notion d’arbres, d’arbustes et d’herbes, fondamentale pour la description des paysages végétaux.

2.3. Les tiges souterraines et leurs réserves

L’étude des tiges souterraines permet de corriger la confusion fréquente avec les racines. Les élèves examineront des rhizomes (gingembre), des tubercules (pomme de terre) et des bulbes (oignon). L’enseignant expliquera comment ces structures permettent à la plante de survivre aux saisons sèches et de se multiplier de manière végétative.

2.4. Anatomie sommaire et conduction de la sève

Sans entrer dans une histologie complexe, les élèves découvriront l’existence des vaisseaux conducteurs. Des expériences simples avec des tiges de céleri ou des fleurs blanches trempées dans de l’eau colorée démontreront l’ascension de la sève brute (xylème) et la distribution de la sève élaborée (phloème), concepts clés pour comprendre la physiologie végétale.

Chapitre 3 : La Feuille et la Photosynthèse 🍃

Ce chapitre traite de l’organe principal de la nutrition carbonée. La feuille est présentée comme le laboratoire de la plante, siège de la photosynthèse, de la respiration et de la transpiration (MSVT 1.4).

3.1. Structure externe et types de feuilles

Les élèves décriront les parties de la feuille : limbe, pétiole, gaine et stipules. Ils apprendront à différencier les feuilles simples (manguier) des feuilles composées (flamboyant, arachide). La disposition des nervures (pennée, palmée, parallèle) servira de critère d’identification et de distinction entre les classes de plantes (Monocotylédones vs Dicotylédones).

3.2. La phyllotaxie : disposition sur la tige

L’observation de la disposition des feuilles sur la tige (alterne, opposée, verticillée) permettra aux élèves de comprendre comment la plante optimise la capture de la lumière solaire. Cette notion de phyllotaxie est essentielle pour l’identification des espèces végétales sur le terrain.

3.3. Fonctions physiologiques de la feuille

Ce point central expliquera, de manière simplifiée mais rigoureuse, la photosynthèse : la capture de l’énergie lumineuse grâce à la chlorophylle pour produire de la matière organique. Les phénomènes de respiration cellulaire et de transpiration (régulation hydrique) seront également abordés, en lien avec les cycles de l’eau et du carbone.

3.4. Adaptations foliaires et usages

Le chapitre se clôturera sur les modifications foliaires (épines des cactus, vrilles des plantes grimpantes) comme réponses aux contraintes du milieu. Les élèves recenseront les usages des feuilles dans leur quotidien : légumes-feuilles (mathapa, fumbwa), emballages (feuilles de bananier pour la chikwangue), toitures en paille et usages médicinaux.

Partie 2 : La Reproduction Sexuée chez les Angiospermes 🌺

Cette seconde partie aborde la pérennité de l’espèce à travers l’étude de l’appareil reproducteur (MSVT 1.5). Elle démystifie les mécanismes de la floraison et de la fécondation, en utilisant la fleur d’hibiscus comme modèle pédagogique standard en raison de sa disponibilité et de la clarté de ses organes.

Chapitre 4 : Organisation Générale de la Fleur 🌷

L’élève entre ici dans l’étude détaillée de la fleur, organe complexe destiné à la reproduction. L’approche est descriptive et comparative, visant à établir le plan d’organisation général des fleurs complètes.

4.1. Le pédoncule et le réceptacle floral

L’étude commence par la base de la fleur. Les élèves identifieront le pédoncule qui rattache la fleur à la tige et le réceptacle sur lequel s’insèrent les pièces florales. La distinction entre fleurs solitaires et inflorescences (grappe, épi, ombelle) sera introduite pour expliquer les différentes stratégies de présentation florale.

4.2. Dissection et diagramme floral

L’activité pratique centrale consiste en la dissection d’une fleur (hibiscus ou liseron). Les élèves sépareront les verticilles successifs de l’extérieur vers l’intérieur. Ils apprendront à traduire cette organisation spatiale en un diagramme floral et une formule florale simple, outils universels de la botanique systématique.

4.3. La symétrie florale

Les notions de symétrie radiale (actinomorphe) et bilatérale (zygomorphe) seront expliquées à l’aide d’exemples locaux (fleur de tomate vs fleur de haricot). Cette caractéristique morphologique est un élément clé de classification et d’adaptation aux pollinisateurs spécifiques.

4.4. Sexualité de la fleur

Ce sous-chapitre définit les concepts de fleurs hermaphrodites (possédant les deux sexes), et de fleurs unisexuées (mâles ou femelles). L’enseignant utilisera l’exemple du maïs (fleurs mâles au sommet, femelles en épis) ou du papayer pour illustrer la monoécie et la dioécie, notions importantes pour l’agriculture.

Chapitre 5 : Les Enveloppes Florales (Périanthe) 🥀

Ce chapitre se focalise sur les pièces stériles de la fleur, dont le rôle est la protection des organes reproducteurs et l’attraction des pollinisateurs.

5.1. Le calice et les sépales

L’étude du calice, verticille le plus externe, permettra d’observer les sépales, généralement verts et protecteurs du bouton floral. Les élèves distingueront les calices gamosépales (soudés) des dialysépales (libres) et noteront la persistance ou la caducité du calice après la fécondation (exemple du calice persistant de l’aubergine).

5.2. La corolle et les pétales

La corolle, souvent colorée et parfumée, sera étudiée sous l’angle de l’attraction. Les élèves différencieront les corolles gamopétales et dialypétales. L’observation de la diversité des formes et des couleurs permettra de discuter de la coévolution entre les plantes et les insectes pollinisateurs.

5.3. Le périanthe et le périgone

Une distinction terminologique sera faite : le terme périanthe s’applique lorsque calice et corolle sont distincts. Lorsque les tépales sont identiques (comme chez la tulipe ou le lys), on parlera de périgone. Cette nuance affinera la capacité de description des élèves.

5.4. Préfloraison et esthétique florale

L’observation de la disposition des pièces florales dans le bouton (préfloraison) constituera un exercice d’observation fine. Bien que technique, ce point permet de sensibiliser les élèves à la géométrie naturelle et à l’esthétique des plantes ornementales cultivées en RDC.

Chapitre 6 : Les Organes Reproducteurs et la Pollinisation 🐝

C’est le cœur fonctionnel de la partie botanique. Ce chapitre explique comment la plante produit les gamètes et assure leur rencontre pour la fécondation (MSVT 1.5).

6.1. L’androcée : les étamines

L’étude de l’appareil reproducteur mâle décrira l’étamine, composée du filet et de l’anthère. Les élèves observeront au microscope ou à la loupe les grains de pollen libérés par les sacs polliniques. Le nombre et la disposition des étamines seront notés comme critères de classification.

6.2. Le gynécée : le pistil

L’appareil femelle, ou pistil, sera disséqué pour identifier l’ovaire, le style et le stigmate. Une coupe transversale de l’ovaire révélera les ovules. Les élèves apprendront à distinguer les ovaires supères (au-dessus de l’insertion des pièces florales) et infères, une distinction cruciale en systématique.

6.3. La pollinisation : mécanismes et vecteurs

Ce point traite du transport du pollen de l’anthère au stigmate. On distinguera l’autopollinisation de la pollinisation croisée. L’importance des vecteurs de pollinisation (entomophilie par les insectes, anémophilie par le vent, ornithophilie par les oiseaux) sera soulignée, mettant en exergue l’interdépendance écologique.

6.4. La fécondation : de la fleur au fruit

Le processus de la double fécondation (spécifique aux angiospermes) sera expliqué de manière simplifiée : la germination du tube pollinique, la descente vers l’ovule et la fusion des gamètes. Ce sous-chapitre fait le pont logique vers la troisième partie du cours, expliquant comment l’ovaire se transforme en fruit et l’ovule en graine.

Partie 3 : Fructification, Germination et Systématique 🍎

La dernière partie du cours (MSVT 1.6 et MSVT 1.4) suit la logique du cycle de vie végétal : après la fécondation, la formation du fruit et de la graine assure la dissémination et la survie de l’espèce. Elle inclut également une initiation à la classification et à la pratique de l’herbier.

Chapitre 7 : Le Fruit et la Dissemination 🥥

Ce chapitre analyse le résultat de la transformation de la fleur. Il permet d’étudier la diversité des fruits comestibles et sauvages de la RDC et leurs modes de dispersion.

7.1. Structure et formation du fruit

Les élèves apprendront que le fruit est issu du développement de l’ovaire. Ils identifieront les parties du péricarpe : épicarpe (peau), mésocarpe (chair) et endocarpe (noyau ou loge). L’exemple de la mangue ou de l’avocat servira de modèle pour les fruits charnus simples.

7.2. Classification : Fruits charnus

Une distinction nette sera faite entre les baies (fruits à pépins comme la tomate, la papaye, l’orange) et les drupes (fruits à noyau comme la mangue, le safou, la noix de palme). Les élèves manipuleront ces fruits pour bien saisir la différence de structure de l’endocarpe.

7.3. Classification : Fruits secs

L’étude des fruits secs portera sur ceux qui s’ouvrent à maturité (déhiscents) comme les gousses de haricot ou de flamboyant, et ceux qui ne s’ouvrent pas (indéhiscents) comme les akènes (grains de maïs, de riz). Cette classification est fondamentale pour l’agronomie.

7.4. Modes de dissémination des fruits et graines

Ce sous-chapitre explore comment les plantes voyagent. Les élèves découvriront les adaptations pour la dissémination par le vent (anémochorie), par les animaux (zoochorie), par l’eau (hydrochorie, ex. noix de coco) et par auto-dissémination (autochorie). Cela illustre la dynamique de la régénération forestière.

Chapitre 8 : La Graine et la Germination 🌱

L’étude de la graine (MSVT 1.6) est essentielle pour comprendre la reproduction sexuée et l’agriculture. Elle permet d’aborder les notions de dormance et les conditions de reprise de la vie active.

8.1. Morphologie et anatomie de la graine

La dissection d’une graine de haricot (préalablement trempée) permettra d’observer les téguments protecteurs, les cotylédons (réserves) et l’embryon ou plantule (radicule, tigelle, gemmule). Cette observation concrète ancre les connaissances théoriques.

8.2. Types de graines : Albumen et Cotylédons

Les élèves compareront les graines exalbuminées (réserves dans les cotylédons, ex. haricot) et les graines albuminées (réserves dans l’albumen, ex. maïs, ricin). C’est l’occasion de renforcer la distinction entre Monocotylédones et Dicotylédones au niveau de l’embryon.

8.3. Physiologie de la germination

Ce point traite des conditions nécessaires à la germination : eau, température, oxygène (et parfois lumière). Les élèves réaliseront des expériences simples en classe pour tester l’influence de ces facteurs, observant les étapes de la sortie de la radicule et le développement de la plantule.

8.4. Types de germination : Epigée et Hypogée

L’observation comparative de la germination du haricot (épigée : les cotylédons sortent du sol) et du maïs (hypogée : les cotylédons restent dans le sol) permettra de classifier les modes de développement des plantules et d’adapter les techniques de semis en agriculture.

Chapitre 9 : Initiation à la Systématique Végétale 🌿

Ce chapitre synthétise les observations précédentes pour initier les élèves à la classification scientifique, leur donnant les clés pour ordonner la diversité végétale qui les entoure.

9.1. Principes de la classification naturelle

L’enseignant expliquera la nécessité de classer les êtres vivants et introduira la notion d’espèce et de genre (nomenclature binominale simplifiée). L’idée est de montrer que la classification repose sur des ressemblances structurelles et reproductives, et non seulement sur l’utilité ou l’apparence.

9.2. Les Monocotylédones : Caractéristiques

Synthèse des observations : racines fasciculées, nervures parallèles, fleurs de type 3, un seul cotylédon. Exemples locaux : Poacées (maïs, canne à sucre, bambou), Arécacées (palmier à huile, cocotier), Musacées (bananier).

9.3. Les Dicotylédones : Caractéristiques

Synthèse des observations : racines pivotantes, nervures ramifiées, fleurs de type 4 ou 5, deux cotylédons. Exemples locaux : Fabacées (haricot, arachide), Malvacées (hibiscus, gombo), Solanacées (pomme de terre, piment).

9.4. Importance économique des familles locales

Ce sous-chapitre relie la botanique à l’économie congolaise. Il mettra en valeur les familles botaniques qui fournissent l’alimentation de base (manioc, maïs), les matériaux de construction (bois d’œuvre) et les produits d’exportation (café, cacao, caoutchouc), soulignant la richesse de la biodiversité de la RDC.

Chapitre 10 : Botanique Pratique et Projet Herbier 📒

Le dernier chapitre est consacré à l’application pratique des savoirs (MSVT 1.4). Il guide l’élève dans la réalisation d’un projet scientifique concret : l’herbier, outil de mémoire et d’étude de la flore.

10.1. Techniques de récolte et d’échantillonnage

Les élèves apprendront comment prélever un échantillon végétal représentatif (avec feuilles, fleurs et si possible fruits), en notant les informations de terrain (lieu, date, nom vernaculaire, habitat). L’accent est mis sur le respect de la nature et la collecte durable.

10.2. Séchage et pressage des spécimens

L’enseignant démontrera les techniques de séchage sous presse (entre des journaux) pour conserver la forme et les caractéristiques morphologiques de la plante tout en évitant la moisissure. C’est une école de patience et de rigueur.

10.3. Montage et étiquetage de l’herbier

Ce point technique détaille comment fixer la plante séchée sur une planche d’herbier et comment rédiger une étiquette scientifique normalisée (Famille, Nom scientifique, Nom local, Usages). L’herbier devient ainsi un document scientifique.

10.4. Utilisation de l’herbier pour l’identification

Enfin, les élèves apprendront à utiliser leur herbier et ceux de la classe comme référence pour identifier les plantes de leur région. Cela valorise le travail accompli et crée une base de données collaborative sur la flore locale, utile pour l’école.

Annexes et Ressources Complémentaires 📚

Les annexes fournissent des outils pratiques pour soutenir l’enseignement. Elles incluent un lexique botanique détaillé définissant les termes techniques (limbe, étamine, pistil, photosynthèse, etc.) pour assurer la précision du langage. On y trouve également des planches anatomiques muettes pour les exercices d’évaluation, des grilles d’observation pour les sorties de terrain, et un calendrier des floraisons et fructifications des principales espèces locales, permettant à l’enseignant de planifier ses activités pratiques en fonction des saisons de la RDC. Une section est dédiée aux recettes simples pour la conservation des graines scolaires et la gestion d’un petit jardin botanique scolaire.