MANUELS SCOLAIRES

COURS D’ÉDUCATION ARTISTIQUE, 5ÈME ANNÉE PRIMAIRE

Edition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC

Préliminaires

0.1. Introduction Générale au Cours

Ce cours d’éducation artistique de cinquième année marque une transition fondamentale, passant de l’expression libre à l’observation structurée et à la technique maîtrisée. L’élève est initié au « dessin d’après nature », apprenant à représenter fidèlement ce qu’il voit. Parallèlement, le cours introduit les fondements de la théorie musicale (la portée) et systématise la pratique du chant, tout en développant des compétences en volume (modelage, sculpture) et en composition décorative.

0.2. Objectifs Pédagogiques du Degré Terminal

Conformément au programme national, l’enseignement vise à amener l’élève à traiter avec succès les situations qui lui demandent de représenter les êtres et les choses tels qu’ils sont, et non plus seulement de mémoire. L’élève doit pouvoir associer et organiser des images pour créer des ensembles harmonieux, exprimer le beau dans les formes et la décoration, et participer activement à la vie culturelle de l’école en montant une exposition ou en créant un groupe musical.

0.3. Compétences Visées à la fin de l’année

À l’issue de cette année, l’élève doit être capable de dessiner des objets usuels en respectant les proportions et les perspectives simples (face, profil). Il saura modeler un buste humain, sculpter des objets simples, et réaliser des compositions décoratives par collage de divers matériaux. En arts dramatiques, il pourra différencier les sons des instruments, lire les notes sur une portée, chanter juste un répertoire varié (patriotique, folklorique) et exprimer ses sentiments par la musique.

0.4. Matériel Didactique et Approche Pédagogique

L’approche est résolument pratique. Pour les arts plastiques, le matériel essentiel inclut : papier, crayons, fusain, argile (préparée localement), matériaux de récupération (grains, raphia), et outils de base pour la sculpture (couteaux simples, gouges). Pour les arts dramatiques, l’enseignant utilisera des instruments locaux (tam-tam, ngongi) et un tableau avec une portée musicale tracée. Les leçons s’articulent autour de l’observation directe, de la production individuelle et de la création collective (chorale, exposition).

PARTIE 1. ARTS PLASTIQUES : DESSIN D’OBSERVATION ET COMPOSITION

Cette première partie est consacrée au développement de l’œil et de la main. L’élève apprend à abandonner le dessin purement imaginatif pour se confronter à la réalité. L’objectif est de maîtriser le dessin d’après nature, en commençant par les objets, puis le vivant (animaux, humains), avant d’appliquer ces compétences à l’illustration narrative et à la création de décors.

CHAPITRE 1. DESSIN D’APRÈS NATURE : LES OBJETS

Ce chapitre fonde la compétence d’observation. L’élève apprend à analyser la structure des objets qui l’entourent, à identifier les formes géométriques qui les composent (cubes, cylindres) et à les retranscrire fidèlement sur le papier, en explorant la composition d’objets groupés et la spécificité des formes rectilignes.

1.1. Identification et Dessin des Corps Géométriques

🧊 L’élève apprend à voir les objets du quotidien (un gobelet, une caisse, une bouteille) comme des assemblages de formes géométriques simples (cylindre, cube, sphère). L’exercice consiste à observer ces objets et à les dessiner en se concentrant sur leur structure de base, en dépassant leur simple contour. Cette compétence est la base de tout dessin en volume.

1.2. Composition d’Objets Isolés et Groupés

L’élève passe de l’étude d’un seul objet à la composition d’une « nature morte » simple. Il s’exerce à dessiner un objet isolé (une mangue), puis à le dessiner au sein d’un groupe (une mangue, une caisse et une bouteille). Cet exercice l’initie aux notions de premier plan, d’arrière-plan et de superposition (un objet en cache partiellement un autre), qui sont les clés de la perspective.

1.3. Rendu des Objets Rectilignes (Livres, Boîtes)

📦 Ce module se concentre sur la difficulté spécifique de représenter les objets à angles droits, comme les livres, les boîtes d’allumettes ou les meubles de la classe (banc, armoire). L’élève s’exerce à tracer des lignes droites et à représenter les angles, en commençant à percevoir intuitivement les règles de la perspective (les lignes qui s’éloignent semblent se rapprocher).

1.4. Techniques de Croquis et Valorisation

Le croquis est un dessin rapide qui capture l’essentiel d’une forme. L’élève apprend à dessiner d’un trait vif, sans s’attarder sur les détails. Il découvre ensuite la « valorisation », c’est-à-dire comment donner une impression de volume en utilisant l’ombrage (hachures) pour indiquer les parties de l’objet qui sont dans l’ombre et celles qui reçoivent la lumière.

CHAPITRE 2. DESSIN D’APRÈS NATURE : LE VIVANT

Après les objets inertes, ce chapitre aborde le défi de représenter le vivant. L’élève apprend à capturer le mouvement et la posture des animaux par le croquis rapide, avant de s’attaquer à la représentation structurée des plantes et des êtres humains en vue de face et de profil.

2.1. Le Croquis Rapide d’Animaux

🐓 L’élève est initié au dessin sur le vif, en observant les animaux de la cour ou de son environnement. L’objectif n’est pas un dessin détaillé, mais de capturer la posture ou le mouvement en quelques traits. L’enseignant guide l’observation : une chèvre qui broute à Bandundu, un canard qui nage sur un étang près de Lubumbashi, ou un pigeon perché sur un toit.

2.2. Analyse du Mouvement (Ex: Le Chat et le Rat)

Ce module approfondit le croquis animalier en se focalisant sur l’interaction et le mouvement dynamique. L’élève analyse des scènes d’action, comme un chat qui pourchasse un rat. Il apprend à décomposer le mouvement (la course, le saut) et à l’exprimer par des lignes dynamiques (« lignes de force »), en prêtant attention à l’expression de la tension ou de la vitesse.

2.3. Représentation de Face (Être Humain, Plante)

La représentation de face est la vue la plus directe mais exige le respect de la symétrie. L’élève s’exerce à dessiner un camarade assis de face, en se concentrant sur l’alignement vertical des yeux, du nez et de la bouche. Il applique le même principe à une plante ou un arbre, en observant la symétrie du tronc et la répartition des branches.

2.4. Représentation de Profil (Être Humain, Plante)

✍️ La vue de profil est plus complexe car elle révèle les contours et les volumes différemment. L’élève apprend à dessiner un visage de profil, en étudiant la ligne caractéristique du front, du nez, des lèvres et du menton. Il observe également comment la structure d’une plante (la courbe d’une branche, la forme d’une feuille) est perçue lorsqu’elle est vue de côté.

CHAPITRE 3. DESSIN D’ILLUSTRATION ET COMPOSITION DÉCORATIVE

Ce chapitre fusionne les compétences d’observation avec l’imagination. L’élève utilise ses acquis en dessin pour raconter des histoires (illustration) et pour créer des motifs harmonieux (composition décorative), en explorant des techniques mixtes comme le découpage et le collage.

3.1. Représentation Schématique de la Vie Quotidienne

L’élève apprend à utiliser le dessin comme un outil de documentation pour raconter une histoire ou décrire une scène (dessin d’illustration). Il s’exerce à représenter schématiquement (de manière simplifiée) des activités de la vie quotidienne : une scène de marché à Kinshasa, des pêcheurs sur le fleuve Congo, ou les travaux des champs. L’accent est mis sur la clarté de l’action plutôt que sur le réalisme des détails.

3.2. Collection et Production d’Illustrations Décoratives

Ce module développe le sens esthétique de l’élève. Il apprend à identifier et à collectionner des illustrations décoratives (motifs sur les tissus pagnes, décorations murales, images de magazines). Il s’inspire ensuite de ces collections pour produire ses propres motifs, en se concentrant sur l’agencement des formes et des couleurs pour créer une composition harmonieuse.

3.3. Techniques de Traçage, Découpage et Pliage

✂️ L’élève explore des techniques autres que le crayon. Il apprend à utiliser une règle et un compas (ou des objets ronds) pour tracer des formes géométriques précises. Il développe sa dextérité manuelle en apprenant à découper soigneusement ces formes avec des ciseaux et à utiliser le pliage pour créer des volumes simples en papier (origami).

3.4. Le Collage Créatif (Matériaux Locaux)

Le collage est présenté comme une technique de « peinture » sans peinture. L’élève apprend à créer des images en collant différents matériaux sur un support. Il utilise du papier de couleur, mais aussi des matériaux locaux et texturés comme des grains de riz, des haricots, des fibres de raphia ou des petits morceaux d’étoffe, pour créer des compositions décoratives riches en texture et en couleur.

PARTIE 2. ARTS PLASTIQUES : TECHNIQUES DE CRÉATION EN VOLUME

Cette deuxième partie abandonne le dessin (deux dimensions) pour explorer la création en trois dimensions. L’élève apprend à donner forme à la matière. Il s’initie à l’art du modelage en utilisant l’argile, une ressource abondante, puis aborde les bases de la sculpture sur des matériaux tendres. La partie se conclut par la compétence organisationnelle de la mise en valeur de ces œuvres : l’exposition.

CHAPITRE 4. LE MODELAGE : TRAVAIL DE L’ARGILE

Ce chapitre est entièrement consacré à l’art de la poterie et de la sculpture en terre. L’élève apprend le processus complet, de la préparation de la matière première à la réalisation d’une œuvre complexe : le buste humain.

4.1. Identification et Préparation de l’Argile

🏺 L’élève commence par apprendre à identifier et à extraire sa matière première. L’enseignant lui montre où trouver de l’argile de bonne qualité dans l’environnement local (près d’une rivière, d’une termitière). Il apprend ensuite les étapes cruciales de la préparation : le nettoyage (retirer les cailloux, racines), le tamisage et le pétrissage (malaxer la terre) pour la rendre plastique et homogène.

4.2. Techniques Fondamentales de Modelage

Avant d’aborder le buste, l’élève s’exerce aux techniques de base. Il apprend la technique du « pincement » (partir d’une boule et la creuser avec le pouce), celle du « colombin » (rouler des boudins d’argile et les superposer pour monter un pot) et le travail « dans la masse » (sculpter une forme pleine).

4.3. Étude des Proportions du Buste Humain

Pour réussir le projet du buste, l’élève doit d’abord observer l’anatomie. Il étudie les proportions simplifiées de la tête (position des yeux à mi-hauteur, largeur du nez), du cou (un cylindre solide) et des épaules. L’enseignant utilise des schémas et l’observation directe des camarades de classe.

4.4. Réalisation d’un Modelage : Le Buste d’une Personne

L’élève applique ses connaissances pour modeler le buste d’une personne. Il apprend à construire une structure de base (tête, cou, épaules) et à y ajouter les détails du visage (yeux, nez, bouche, oreilles). L’objectif est de réussir à donner une expression et une ressemblance générale, en se concentrant sur les volumes principaux.

CHAPITRE 5. INITIATION À LA SCULPTURE SUR MATÉRIAUX TENDRES

Ce chapitre introduit une nouvelle technique de volume : la sculpture, qui consiste à enlever de la matière (contrairement au modelage qui en ajoute). L’élève découvre les matériaux et les outils adaptés à son niveau et réalise des objets utilitaires simples.

5.1. Identification des Matériaux de Sculpture

L’élève apprend à identifier les matériaux tendres adaptés à la sculpture pour débutants. L’enseignant propose du bois tendre (facile à tailler, comme le manguier ou certains bois locaux), de la stéatite (pierre à savon, très tendre) ou même des blocs de plâtre ou de sel sec. Il apprend les avantages et inconvénients de chaque matériau (coût, disponibilité, fragilité).

5.2. Identification du Matériel de Sculpture

🔪 L’élève découvre la boîte à outils du sculpteur. L’enseignant présente le matériel de base en insistant sur la sécurité : des couteaux simples bien aiguisés, des gouges (petits ciseaux courbes pour creuser), des ciseaux à bois plats et un maillet (marteau en bois) pour frapper sur les outils sans les abîmer. Du papier de verre est aussi nécessaire pour la finition.

5.3. Fabrication de Pièces Simples (Canne, Pilon)

L’élève s’exerce sur des formes utilitaires simples. Il apprend à dégrossir un morceau de bois pour sculpter une canne décorée, en travaillant le manche. Il peut aussi fabriquer un petit pilon ou un mortier, des objets omniprésents dans la cuisine congolaise, en apprenant à creuser la forme intérieure du mortier avec une gouge.

5.4. Techniques de Finition en Sculpture (Ponçage, Cirage)

Une sculpture n’est terminée que lorsqu’elle est bien finie. L’élève apprend l’importance cruciale du ponçage pour effacer les traces d’outils et rendre la surface lisse. Il découvre ensuite les techniques de protection et de mise en valeur : l’application de cire d’abeille, d’huile de palme ou de cirage pour nourrir le bois et lui donner une patine brillante.

CHAPITRE 6. L’EXPOSITION DES ŒUVRES

Ce chapitre conclut la partie « Arts Plastiques » en développant une compétence de communication et d’organisation. Produire c’est bien, mais montrer c’est mieux. L’élève apprend à devenir le curateur de son propre travail et à organiser une exposition collective.

6.1. Sélection et Préparation des Œuvres

🖼️ La première étape d’une exposition est la sélection. L’élève, avec l’aide de l’enseignant, apprend à choisir ses meilleures productions de l’année (dessins, modelages, sculptures). Il apprend ensuite à les préparer : encadrer les dessins (avec du carton), nettoyer les sculptures, et poser les modelages sur des socles stables.

6.2. Scénographie : Organisation de l’Espace

La scénographie est l’art d’organiser l’espace d’exposition. L’élève réfléchit à la manière de présenter les œuvres dans la salle de classe ou le préau. Il apprend à regrouper les œuvres par thème (les dessins d’animaux, les modelages) ou par artiste (l’espace de chaque élève), à utiliser l’éclairage, et à prévoir un sens de circulation pour les visiteurs.

6.3. Étiquetage des Œuvres (Cartels)

Chaque œuvre exposée doit être identifiée. L’élève apprend à rédiger un « cartel » : une petite étiquette placée à côté de l’œuvre, qui indique de manière claire et lisible le nom de l’artiste (l’élève), le titre de l’œuvre (ex: « Buste de ma mère ») et la technique utilisée (ex: « Argile modelée »).

6.4. Accueil des Visiteurs et Vernissage

L’exposition est un acte social. L’élève apprend à accueillir les visiteurs (les autres classes, les parents) lors d’un petit « vernissage ». Il s’entraîne à présenter son travail, à expliquer sa démarche (ce qu’il a voulu faire) et à répondre aux questions, développant ainsi sa confiance en soi et sa capacité à communiquer sur sa propre création.

PARTIE 3. ARTS DRAMATIQUES : MUSIQUE ET CRÉATION COLLECTIVE

Cette troisième partie bascule vers l’art de l’immatériel : la musique. L’élève explore l’univers des sons. Il apprend les bases théoriques de la musique occidentale (la portée, les notes) tout en les connectant aux pratiques musicales congolaises (instruments traditionnels, polyphonie). L’objectif est de développer l’oreille musicale, la justesse de la voix et la capacité à créer collectivement au sein d’une chorale.

CHAPITRE 7. FONDEMENTS DE LA MUSIQUE ET ÉCOUTE ACTIVE

Ce chapitre éduque l’oreille de l’élève. Il apprend à analyser ce qu’il entend, à différencier un son musical d’un bruit quelconque, et à identifier les « couleurs » des sons (les timbres) produits par les instruments de son environnement.

7.1. Distinction entre Sons et Bruits

🎶 L’élève apprend la différence fondamentale entre un son musical et un bruit. Le son est une vibration régulière et organisée (une note de guitare, la voix qui chante), tandis que le bruit est une vibration irrégulière et chaotique (un objet qui tombe, une porte qui grince). L’élève s’exerce à classifier les sons de son environnement (la cloche de l’école, le moteur d’une voiture) dans ces deux catégories.

7.2. Identification des Instruments Traditionnels (Ngongi, Tam-tam)

L’élève explore le patrimoine instrumental congolais. Il apprend à reconnaître visuellement et auditivement les instruments traditionnels. Il étudie le tam-tam (tambour à peau, essentiel pour le rythme), le Ngongi (cloche en métal frappée) et les maracasses (calebasses séchées avec des graines, pour l’accompagnement). L’enseignant peut inviter un musicien local pour une démonstration.

7.3. Identification des Instruments Modernes

L’écoute s’élargit aux instruments modernes utilisés dans la musique populaire (comme la rumba congolaise) ou à l’église. L’élève apprend à reconnaître le timbre de la guitare (acoustique et électrique), du piano (ou synthétiseur), de la batterie et des instruments à vent comme la trompette ou le saxophone.

7.4. Le Rythme : Écoute et Reproduction Corporelle

Le rythme est la base de la musique congolaise. L’élève développe son sens rythmique par l’écoute active. Il apprend à taper des mains, à claquer des doigts ou à frapper sur ses genoux pour reproduire des rythmes simples dictés par l’enseignant ou entendus dans un chant, en se concentrant sur la régularité de la pulsation.

CHAPITRE 8. PRATIQUE DU CHANT ET THÉORIE MUSICALE

Ce chapitre combine la pratique vocale et l’acquisition des bases du solfège. L’élève apprend à maîtriser sa voix pour chanter juste et à déchiffrer le langage universel de la musique : la portée et les notes.

8.1. Initiation à la Portée Musicale

🎼 L’élève découvre le système d’écriture de la musique. L’enseignant dessine au tableau la portée, composée de 5 lignes et 4 interlignes. L’élève apprend que c’est sur cette portée que l’on place les notes pour indiquer leur hauteur (plus la note est haute sur la portée, plus le son est aigu).

8.2. Lecture des Notes (Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si)

L’élève apprend le nom des sept notes de la gamme (Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si) et commence à mémoriser leur position sur la portée (en Clé de Sol). L’enseignant utilise des moyens mnémotechniques (ex: « Mi-Sol-Si-Ré-Fa » pour les lignes) pour aider l’élève à lire et à chanter des mélodies très simples écrites au tableau.

8.3. Techniques Vocales : Chanter Juste et Harmoniser

Le chant juste est une compétence technique. L’élève apprend à contrôler sa respiration (respiration abdominale) et à écouter attentivement la note donnée (par l’enseignant, une flûte) pour la reproduire avec précision. Il est ensuite initié à l’harmonie (polyphonie), en apprenant à tenir une deuxième voix simple pendant qu’un autre groupe chante la mélodie principale, une pratique très courante au Congo.

8.4. Répertoires (Chants Patriotiques, Folkloriques, Religieux)

La pratique du chant s’applique à un répertoire varié. L’élève mémorise et interprète :

  • Des chants patriotiques, comme l’hymne national « Debout Congolais ».
  • Des chants folkloriques et traditionnels de sa région ou d’autres provinces, qui racontent des histoires ou accompagnent des travaux.
  • Des chants religieux et moraux (appris à l’église ou à l’école) qui véhiculent des valeurs.

CHAPITRE 9. EXPRESSION MUSICALE ET CRÉATION COLLECTIVE

Ce dernier chapitre synthétise les acquis musicaux. L’élève apprend à utiliser la musique comme un langage pour exprimer des émotions et analyse le contenu des chants. Il met ensuite en pratique ses compétences sociales et artistiques en participant à la création d’un groupe musical.

9.1. Musique comme Langage des Sentiments

L’élève explore le pouvoir expressif de la musique. Il apprend qu’une mélodie rapide en mode majeur exprime souvent la joie ou l’excitation, tandis qu’une mélodie lente en mode mineur évoque la tristesse ou la nostalgie. Par des exercices d’écoute, il apprend à identifier et à nommer les sentiments exprimés par un morceau de musique, avec ou sans paroles.

9.2. Analyse de Chants Narratifs et Historiques

L’élève apprend à analyser le fond (le texte) des chansons. Il étudie des chants narratifs (qui racontent une histoire, un conte) et des chants historiques (qui célèbrent un héros ou un événement de l’histoire du pays, comme l’indépendance). L’objectif est de comprendre le message et le rôle social de ces chants.

9.3. Définition et Rôle d’un Groupe Musical

👨‍🎤 L’élève apprend ce qu’est un groupe musical (une chorale, un orchestre scolaire) et son utilité. Il comprend que c’est une organisation collective qui permet de produire une musique plus riche que celle d’un soliste. Le groupe a un rôle social : animer les fêtes de l’école, participer aux cérémonies officielles (salut au drapeau) ou aux événements communautaires.

9.4. Création et Gestion d’un Groupe (Chorale)

L’élève participe concrètement à la création d’une chorale de classe ou d’école. Il apprend les bases de l’organisation : choisir un nom pour le groupe, définir un répertoire (sélectionner les chants), et planifier les répétitions. L’enseignant agit comme chef de chœur, apprenant aux élèves la discipline collective (démarrer et s’arrêter ensemble, écouter les autres voix).

Annexes

Annexe 1. Modèles de Dessin d’Observation

Cette annexe propose des fiches-guides visuelles pour le dessin :

  • Fiche 1 : Décomposition d’objets usuels (bouteille, livre) en formes géométriques.
  • Fiche 2 : Croquis d’animaux (étapes simplifiées pour dessiner une chèvre).
  • Fiche 3 : Proportions du buste humain (schéma simplifié).

Annexe 2. Guide de Techniques Plastiques

Un guide pratique illustré pour les techniques en volume :

  • Fiche 4 : Les étapes du modelage d’un pot (technique du colombin).
  • Fiche 5 : Les étapes de la sculpture d’un pilon simple en bois.
  • Fiche 6 : Techniques de collage (exemples de motifs avec du raphia et des grains de maïs).

Annexe 3. Initiation au Solfège

Une fiche mémo présentant la portée musicale en Clé de Sol, avec la position et le nom des sept notes (Do à Si) à mémoriser.

Annexe 4. Répertoire de Chants (Paroles)

Les paroles complètes des chants patriotiques essentiels (Debout Congolais) et des exemples de chants folkloriques ou narratifs étudiés en classe, servant de support pour la mémorisation et l’analyse de texte.