MANUELS SCOLAIRES

COURS DE TECHNOLOGIE DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION, 8ème ANNÉE, OPTION ÉDUCATION DE BASE

Édition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC

0. PRÉLIMINAIRES

0.1. Préface et Note Pédagogique

Ce manuel de Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) s’aligne rigoureusement sur le Programme National de l’Éducation de Base rénové de la République Démocratique du Congo. Il constitue un support didactique essentiel pour l’enseignant désireux d’impartir des compétences numériques pratiques et théoriques aux élèves de 8ème année. L’ouvrage transcende la simple alphabétisation informatique pour plonger l’apprenant dans la logique de production documentaire, de gestion de données et de raisonnement algorithmique. L’approche privilégiée ici est résolument active et situationnelle, plaçant l’élève au centre de son apprentissage par la résolution de problèmes concrets tirés de son environnement immédiat, qu’il s’agisse de la gestion d’une école à Kinshasa ou de l’organisation agricole dans le Kongo Central.

0.2. Objectifs Généraux du Cours

L’enseignement des TIC en 8ème année vise l’acquisition de trois compétences majeures définies par le curriculum national. Premièrement, l’élève doit maîtriser l’outil de traitement de texte Microsoft Word pour produire des documents complexes intégrant des tableaux structurés et des objets graphiques scientifiques. Deuxièmement, il doit acquérir une autonomie dans l’utilisation du tableur Microsoft Excel pour effectuer des calculs automatisés, utiliser des fonctions mathématiques et organiser des données volumineuses. Enfin, le cours initie l’apprenant aux fondements de la logique informatique à travers l’algorithmique et le codage, développant ainsi sa capacité d’abstraction et de résolution séquentielle de problèmes.

0.3. Profil de Sortie de l’Élève

Au terme de ce cycle d’apprentissage, l’élève sera capable de traiter avec succès des situations nécessitant la production de documents administratifs et scientifiques soignés. Il pourra concevoir des feuilles de calcul dynamiques pour la gestion budgétaire ou statistique, en appliquant des formules correctes et en interprétant les erreurs potentielles. De plus, il possédera les bases intellectuelles nécessaires pour rédiger des algorithmes simples, structurant ainsi sa pensée logique en vue des défis technologiques futurs. Il sera un utilisateur averti, capable de mobiliser les outils numériques pour optimiser son travail scolaire et quotidien.

1. PARTIE I : TRAITEMENT DE TEXTE AVANCÉ ET ÉDITION SCIENTIFIQUE AVEC MS WORD 🖥️

Cette première partie consolide et approfondit les acquis de l’élève en matière de traitement de texte. Elle dépasse la simple saisie pour aborder la structuration complexe de l’information. L’objectif est d’outiller l’apprenant pour qu’il puisse concevoir des documents professionnels et académiques, intégrant des données tabulaires, des illustrations précises et des notations mathématiques rigoureuses, indispensables pour les autres disciplines scientifiques.

Chapitre 1 : Création et Gestion des Tableaux

1.1. Insertion et Structure des Tableaux

La maîtrise des tableaux est fondamentale pour la présentation structurée de l’information. Ce module enseigne à l’élève les différentes méthodes d’insertion d’un tableau dans Microsoft Word, que ce soit par la grille graphique ou par la boîte de dialogue spécifiant le nombre de lignes et de colonnes. L’apprenant apprend à définir la structure initiale de son tableau en fonction des données à présenter, par exemple pour établir un bulletin scolaire ou une liste de présence. La distinction entre les lignes, les colonnes et les cellules est clairement établie pour permettre une manipulation précise du quadrillage.

1.2. Mise en Forme et Styles de Tableaux

Une fois la structure créée, l’aspect visuel doit faciliter la lecture. Cette section détaille les techniques d’application des styles prédéfinis et des mises en forme personnalisées. L’élève apprend à modifier les bordures, à appliquer des trames de fond pour mettre en évidence les en-têtes et à ajuster l’alignement du texte à l’intérieur des cellules. L’accent est mis sur la lisibilité et l’esthétique professionnelle des documents produits, comme la réalisation d’un emploi du temps clair pour une école de Lubumbashi.

1.3. Manipulation des Cellules : Fusion et Fractionnement

La complexité de certaines données impose une modification de la structure standard du tableau. Ce point aborde les commandes de fusion, permettant de regrouper plusieurs cellules pour créer des titres communs, et de fractionnement, pour subdiviser une cellule existante. L’élève s’exerce à ces manipulations à travers des situations concrètes, telles que la création d’un tableau recensant les caractéristiques des êtres vivants classés par catégories, nécessitant des en-têtes fusionnés pour les règnes animal et végétal.

1.4. Gestion des Lignes et Colonnes

La flexibilité est essentielle lors de l’édition d’un document. L’élève acquiert ici les compétences pour insérer ou supprimer des lignes et des colonnes après la création initiale du tableau. Il apprend également à ajuster la largeur des colonnes et la hauteur des lignes pour optimiser l’espace et s’assurer que le contenu est parfaitement visible. Cette compétence est validée par la production d’un rapport de fin d’année scolaire nécessitant des ajustements dynamiques en fonction du volume d’informations.

Chapitre 2 : Illustrations et Objets Graphiques

2.1. Insertion des Formes Géométriques

L’enrichissement visuel des documents passe par l’utilisation des outils de dessin vectoriel intégrés. Ce module guide l’élève dans l’insertion et la manipulation des formes géométriques de base telles que les rectangles, les cercles, les triangles et les flèches. L’apprenant découvre comment tracer ces formes pour réaliser des schémas explicatifs, par exemple pour illustrer les différentes formes géométriques étudiées en cours de mathématiques ou pour créer des organigrammes simples.

2.2. Mise en Forme et Habillage des Objets

L’intégration harmonieuse de l’image et du texte est un critère de qualité documentaire. Cette section enseigne les techniques de modification des propriétés des objets graphiques : couleur de remplissage, épaisseur des contours et effets d’ombre. Plus important encore, l’élève apprend à gérer l’habillage du texte autour de l’image (carré, rapproché, derrière le texte), permettant une mise en page fluide et professionnelle d’un document sur la géographie de la RDC par exemple.

2.3. Recherche et Insertion d’Images Externes

Au-delà des formes prédéfinies, l’élève doit savoir importer des illustrations pertinentes. Ce point traite de la recherche d’images via la bibliothèque locale ou Internet et de leur insertion dans le document Word. L’élève est sensibilisé à la pertinence des images choisies pour appuyer le propos textuel, comme l’insertion de photos de spécimens biologiques (cône, prisme, cylindre) dans un rapport de sciences physiques, tout en respectant les contraintes de taille et de résolution.

2.4. Création de Schémas Scientifiques Composés

La combinaison de plusieurs formes simples permet de créer des illustrations complexes. L’élève apprend à grouper plusieurs objets graphiques pour former une entité unique et cohérente. Cette compétence est appliquée à la réalisation de schémas scientifiques, tels que le dessin du drapeau national ou la représentation schématique d’un dispositif expérimental de laboratoire, nécessitant l’assemblage précis de plusieurs formes géométriques.

Chapitre 3 : Édition Scientifique et Mathématique

3.1. Insertion des Symboles Spéciaux

Les claviers standard ne permettent pas la saisie directe de tous les caractères nécessaires à la communication scientifique. Ce module initie l’élève à l’utilisation de la boîte de dialogue « Symboles » pour insérer des caractères spéciaux comme les lettres grecques, les symboles monétaires (€, £) ou les signes de copyright. L’élève s’exerce à enrichir ses textes avec ces notations spécifiques, indispensables pour la rédaction de documents techniques ou économiques précis.

3.2. L’Éditeur d’Équations : Fractions et Exposants

La rédaction de documents mathématiques exige un outil dédié. L’élève découvre l’éditeur d’équations de Microsoft Word pour saisir correctement des expressions mathématiques complexes. Il apprend à structurer des fractions (numérateur et dénominateur superposés), à placer des exposants et des indices, garantissant ainsi que les formules chimiques () ou les expressions algébriques () soient présentées selon les normes typographiques scientifiques.

3.3. Notation des Radicaux et Opérateurs Avancés

Poursuivant l’exploration de l’éditeur d’équations, cette section se concentre sur les structures mathématiques plus avancées. L’élève apprend à insérer des radicaux (racines carrées ou cubiques), des intégrales ou des symboles de sommation. Cette compétence permet à l’élève de produire des devoirs de mathématiques propres et lisibles, transcrivant numériquement les équations vues au tableau noir, comme le calcul du volume d’un cône ou d’une sphère.

3.4. Mise en Page des Documents Scientifiques

La finalité de ce chapitre est la production d’un document scientifique complet. L’élève intègre les symboles et les équations au sein de paragraphes de texte explicatif. Il apprend à gérer l’alignement des équations (en ligne ou centrées) et à harmoniser la police des symboles avec celle du texte principal. L’exercice de synthèse consiste à saisir un examen de mathématiques ou un rapport de laboratoire intégrant texte, symboles et formules complexes.

2. PARTIE II : LE TABLEUR COMME OUTIL DE CALCUL ET DE GESTION (MS EXCEL) 📊

La deuxième partie du cours marque le passage du traitement de texte au traitement de données. Microsoft Excel est présenté non pas comme une simple grille, mais comme un puissant outil de calcul et d’analyse. L’élève apprend à automatiser des tâches mathématiques, à gérer des budgets et à organiser des informations, compétences clés pour la gestion administrative et la vie économique.

Chapitre 4 : Environnement et Structure d’un Tableur

4.1. Interface de Microsoft Excel

La découverte de l’environnement de travail est la première étape. L’enseignant présente les éléments spécifiques de l’interface Excel : le ruban, la barre de formule, la zone de nom et les onglets de feuilles. L’élève apprend à naviguer dans ce nouvel espace, identifiant les outils qui diffèrent de ceux de Word. La compréhension de cette interface est le prérequis indispensable pour une utilisation efficace du logiciel dans des contextes variés, comme la gestion d’une boutique à Matadi.

4.2. Concepts de Classeur et Feuille de Calcul

La structure des fichiers Excel est expliquée à travers la métaphore du classeur contenant plusieurs feuilles. L’élève apprend à gérer ces feuilles : les renommer, en ajouter, en supprimer ou les déplacer. Il comprend l’intérêt de cette organisation pour séparer des données distinctes mais liées, par exemple un classeur pour la gestion d’une école avec une feuille par classe ou par mois de naissance des élèves.

4.3. La Cellule : Adresse et Types de Données

La cellule est l’unité fondamentale du tableur. Ce point définit rigoureusement la notion d’adresse de cellule (intersection d’une colonne et d’une ligne, ex: B2). L’élève apprend à distinguer et à saisir différents types de données : texte, nombres, dates. Il maîtrise la saisie et la validation des données dans les cellules, base de toute construction de tableau dynamique pour le suivi des signes vitaux ou des stocks.

4.4. Références Absolues et Relatives

Pour utiliser la puissance de recopie d’Excel, la compréhension des références est cruciale. L’enseignant explique la différence entre une référence relative (qui change lors de la recopie) et une référence absolue (qui reste fixe, marquée par le signe $). L’élève expérimente ces notions en créant des tableaux de conversion de devises ou de calcul de TVA où certains taux doivent rester constants lors de la duplication des formules.

Chapitre 5 : Calculs Automatisés et Opérateurs

5.1. Les Opérateurs Arithmétiques de Base

Excel est avant tout une calculatrice géante. L’élève apprend à construire des formules simples utilisant les opérateurs standards : addition (+), soustraction (-), multiplication (*) et division (/). Il s’exerce à transformer des problèmes mathématiques écrits en langage Excel, par exemple pour calculer le coût total d’une liste de fournitures scolaires ou de matériaux de construction achetés dans une quincaillerie de Goma.

5.2. Priorité des Opérations

La rigueur mathématique est transposée dans le tableur. Ce module insiste sur l’ordre de priorité des opérations (PEMDAS) respecté par Excel. L’élève apprend à utiliser les parenthèses pour forcer l’ordre des calculs et éviter des résultats erronés. Des exercices pratiques démontrent comment une formule mal parenthésée peut fausser totalement un budget familial ou une facture commerciale.

5.3. Gestion des Erreurs de Calcul

L’apparition de codes d’erreur est fréquente chez les débutants. Ce point apprend à l’élève à identifier et corriger les erreurs classiques telles que #DIV/0! (division par zéro), #VALEUR! (type de donnée incorrect) ou #NOM? (faute de frappe dans une formule) . Comprendre ces messages permet à l’élève de déboguer ses propres tableaux et de garantir la fiabilité de ses calculs, comme lors de l’établissement d’un devis électrique.

5.4. Application : Facturation et Budgets

La synthèse des compétences de calcul se fait par la réalisation de documents de gestion. L’élève conçoit des factures simples ou des budgets prévisionnels intégrant des quantités, des prix unitaires, des sous-totaux et des taxes. Il utilise la poignée de recopie pour étendre ses formules à plusieurs lignes, automatisant ainsi le calcul pour une longue liste d’articles, simulant la gestion d’une station de ravitaillement à Kisangani.

Chapitre 6 : Fonctions Mathématiques Usuelles

6.1. La Fonction Somme

L’addition de longues colonnes de chiffres nécessite l’usage de fonctions prédéfinies. L’élève apprend à utiliser la fonction SOMME (ou SUM) pour additionner rapidement des plages de cellules. Il applique cette fonction pour calculer le total des électeurs inscrits dans une école ou le montant global des ventes journalières, découvrant l’efficacité par rapport à l’addition manuelle cellule par cellule.

6.2. Les Fonctions Produit et Quotient

Bien que les opérateurs suffisent souvent, les fonctions spécifiques offrent plus de puissance. Ce module présente les fonctions PRODUIT pour multiplier des séries de nombres. L’élève apprend également à gérer les divisions dans des contextes de ratios ou de partages proportionnels, appliquant ces notions à des problèmes de répartition de biens ou de calcul de surfaces habitables.

6.3. Puissances et Racines

Les calculs scientifiques requièrent des fonctions avancées. L’élève découvre les fonctions PUISSANCE et RACINE pour effectuer des calculs exponentiels ou d’extraction de racines. Il utilise ces outils pour résoudre des problèmes de géométrie (calcul de l’hypoténuse, volumes) directement dans le tableur, liant ainsi les cours de mathématiques et de TIC.

6.4. Calcul de Moyennes et Statistiques Simples

L’analyse de données passe par des indicateurs de tendance. L’élève apprend à utiliser la fonction MOYENNE pour calculer la moyenne arithmétique d’une série de notes ou de températures. Il peut ainsi automatiser le calcul des bulletins scolaires, déterminant la moyenne de la classe ou la moyenne pondérée d’un élève, facilitant le travail administratif de l’enseignant titulaire.

Chapitre 7 : Organisation et Analyse de Données

7.1. Le Tri des Données

La structuration des données brutes est essentielle pour l’analyse. L’élève apprend à utiliser la commande « Trier » pour organiser des listes selon des critères alphabétiques, numériques ou chronologiques. Il s’exerce à classer une liste d’élèves par ordre alphabétique de noms, ou par ordre de mérite selon leurs notes, ou encore à trier des plantes selon leurs familles botaniques.

7.2. Le Filtre Automatique

Pour extraire des informations spécifiques d’une grande base de données, le filtre est l’outil idéal. Ce sous-chapitre enseigne l’activation et l’utilisation des filtres automatiques pour n’afficher que les données répondant à certains critères. L’élève apprend, par exemple, à filtrer une liste de végétaux pour n’afficher que les plantes à fleurs, ou une liste d’élèves pour ne voir que les candidats à une élection scolaire spécifique.

7.3. Gestion des Listes de Données

La gestion efficace implique la manipulation de grands ensembles de données. L’élève apprend à figer les volets pour garder les en-têtes visibles lors du défilement, et à gérer des bases de données scolaires ou commerciales. Il comprend l’importance de la rigueur dans la saisie pour que les tris et les filtres fonctionnent correctement, évitant les doublons ou les erreurs de formatage.

7.4. Préparation à l’Impression des Données

Les tableaux Excel sont souvent larges et difficiles à imprimer. Ce point final du chapitre traite de la mise en page spécifique au tableur : définition de la zone d’impression, ajustement à la page, répétition des lignes de titre sur chaque page. L’élève apprend à produire des documents imprimés lisibles, comme des listes de présence ou des résultats d’élections, prêts à être affichés aux valves de l’école.

3. PARTIE III : INTRODUCTION À LA LOGIQUE INFORMATIQUE ET GESTION DE PROJETS 🧠

La troisième partie ouvre la porte vers la science informatique proprement dite. Elle dépasse l’usage des logiciels pour s’intéresser à la structure de la pensée computationnelle. L’élève est initié à la méthodologie de collecte d’informations et aux concepts fondamentaux qui régissent le fonctionnement des programmes informatiques, préparant le terrain pour le codage futur.

Chapitre 8 : Méthodologie de Collecte de Données

8.1. Conception de Tableaux de Collecte

Avant de traiter des données, il faut les recueillir de manière organisée. L’élève apprend à concevoir des tableaux de collecte pertinents dans Excel, définissant les champs nécessaires (Nom, Sexe, Âge, etc.) pour une étude donnée. Cette compétence est mise en pratique dans le cadre de la préparation des listes électorales pour le gouvernement scolaire, nécessitant une structure rigoureuse des données d’identification.

8.2. Saisie et Validation des Données

La qualité des résultats dépend de la qualité de la saisie. Ce module insiste sur la précision lors de l’entrée des données dans le tableur. L’élève apprend à utiliser des techniques pour accélérer la saisie tout en minimisant les erreurs, comme l’utilisation de listes déroulantes ou la validation des données. Il applique cela en saisissant les résultats d’un scrutin électoral, veillant à la conformité de chaque vote enregistré.

8.3. Synthèse et Calculs Statistiques

Une fois les données collectées, elles doivent être synthétisées. L’élève réinvestit ses connaissances des fonctions Somme et Moyenne pour produire des statistiques descriptives. Il calcule le nombre total d’électeurs, le taux de participation, ou répartit les voix par candidat. Il apprend à transformer des données brutes en informations utiles pour la prise de décision, comme la proclamation des résultats d’une élection.

8.4. Présentation des Résultats

La communication des résultats est l’étape finale. L’élève apprend à mettre en forme les tableaux de synthèse pour qu’ils soient communicables à un tiers. Il rédige un rapport final simple intégrant les tableaux de résultats, prêt à être soumis à la direction de l’école. Cette démarche complète le cycle de traitement de l’information, de la collecte brute à la publication officielle.

Chapitre 9 : Fondements de la Pensée Algorithmique

9.1. Définition et Utilité de l’Algorithme

L’algorithme est présenté comme une suite finie et ordonnée d’instructions permettant de résoudre un problème. L’enseignant démystifie le terme en utilisant des analogies avec la vie courante, comme une recette de cuisine (cuisson d’une omelette) ou un itinéraire pour se rendre au marché. L’élève comprend que l’informatique repose sur cette logique séquentielle précise et sans ambiguïté.

9.2. Les Concepts de Variable et Constante

Pour traiter de l’information, un algorithme a besoin de contenants. Ce sous-chapitre introduit les notions de variable (une donnée qui peut changer, comme le poids d’un objet) et de constante (une donnée fixe, comme la valeur de la gravité terrestre ou Pi). L’élève apprend à identifier et déclarer ces éléments avant de commencer à écrire une procédure logique.

9.3. Distinction entre Algorithme et Programme

Il est crucial de ne pas confondre la logique et son implémentation. L’élève apprend la différence entre l’algorithme (la logique universelle) et le programme (la traduction de cette logique dans un langage spécifique compréhensible par la machine). Il découvre la notion de langage de programmation et de code, comprenant que l’algorithme est l’étape de conception indispensable avant tout codage.

9.4. Ordinogrammes et Symboles Standards

La représentation visuelle aide à comprendre la logique. L’élève est initié aux symboles normalisés des ordinogrammes (logigrammes) : ovales pour le début/fin, parallélogrammes pour les entrées/sorties, rectangles pour les traitements. Il s’exerce à dessiner le flux logique d’actions simples, visualisant ainsi le cheminement des données et des décisions.

Chapitre 10 : Instructions Fondamentales et Codage

10.1. Instructions d’Entrée et de Sortie

Un algorithme doit interagir avec l’utilisateur. Ce module détaille les instructions de lecture (Entrée), qui permettent à la machine de recevoir une information (ex: « Lire le poids »), et d’écriture (Sortie), qui permettent d’afficher un résultat (ex: « Afficher la masse »). L’élève écrit des pseudo-codes simples demandant des informations à l’utilisateur et affichant des réponses.

10.2. L’Instruction d’Affectation

Le traitement des données se fait par affectation. L’élève apprend comment stocker une valeur ou le résultat d’un calcul dans une variable (ex: Poids <– Masse * Gravité). Il comprend que cette opération est le cœur du traitement informatique, permettant de modifier l’état de la mémoire de l’ordinateur pour progresser vers la solution du problème.

10.3. Les Structures de Contrôle (Branchement)

Les algorithmes ne sont pas toujours linéaires. L’élève découvre les instructions de branchement conditionnel (Si… Alors… Sinon) qui permettent à l’algorithme de prendre des décisions en fonction des données. Il rédige des algorithmes capables de réagir différemment selon les cas, par exemple afficher « Admis » si la moyenne est supérieure à 10, ou « Ajourné » sinon.

10.4. Application : Algorithme de Calcul Physique

Pour synthétiser les apprentissages, l’élève élabore un algorithme complet résolvant un problème scientifique. En lien avec le cours de Sciences Physiques, il écrit l’algorithme permettant de calculer le poids d’un corps connaissant sa masse et le lieu (gravité). Il déclare les variables, écrit les instructions de lecture, pose la formule de calcul par affectation et termine par l’instruction d’affichage du résultat, concrétisant ainsi l’interdisciplinarité.

4. ANNEXES

4.1. Raccourcis Clavier Usuels (Word et Excel)

Cette annexe regroupe les combinaisons de touches essentielles pour accroître la productivité de l’élève (Copier, Coller, Sauvegarder, Annuler, Gras, Italique). La maîtrise de ces raccourcis permet une utilisation plus fluide et professionnelle des logiciels étudiés.

4.2. Liste des Fonctions Excel Étudiées

Un tableau récapitulatif présente les fonctions mathématiques vues au cours (SOMME, MOYENNE, PRODUIT, etc.) avec leur syntaxe exacte et un exemple d’utilisation. Cet aide-mémoire est conçu pour soutenir l’élève lors des exercices pratiques et des évaluations.

4.3. Glossaire des Termes Informatiques

Un lexique définit de manière concise et claire le vocabulaire technique abordé (Algorithme, Cellule, Classeur, Variable, Requête, Navigateur). Il sert de référence pour assurer la précision du langage utilisé par l’élève lors des interrogations et des descriptions de procédures.

4.4. Grille d’Auto-évaluation des Compétences TIC

Pour favoriser l’autonomie, cette grille permet à l’élève de vérifier ses propres acquis par rapport aux objectifs du cours (ex: « Je sais insérer un tableau », « Je sais écrire une formule de somme »). Elle constitue un outil de suivi pour l’enseignant et l’apprenant tout au long de l’année scolaire.