MANUEL DE SECOURISME, 4ÈME ANNÉE HUMANITÉS TECHNIQUE, OPTION HÔTESSE D’ACCUEIL
Edition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC
PRÉLIMINAIRES
0.1. Objectifs Généraux du Cours
Ce programme vise à doter l’élève des compétences techniques indispensables pour intervenir efficacement face à une situation de détresse médicale ou traumatique dans un contexte professionnel. L’objectif consiste à former des agents de première ligne capables d’analyser une situation d’urgence, de protéger les victimes et les témoins, et de prodiguer les gestes de premiers secours en attendant l’arrivée des équipes médicales spécialisées. L’enseignement insiste sur la préservation de la chaîne de survie au sein des structures d’accueil congolaises, qu’il s’agisse d’établissements hôteliers, d’aéroports ou de sites touristiques.
0.2. Approche Pédagogique et Méthodologique
La transmission des savoirs privilégie une méthodologie active fondée sur la démonstration pratique et la répétition des gestes jusqu’à l’acquisition d’automatismes parfaits. L’enseignant utilisera des mannequins de secourisme, du matériel de simulation (maquillage de plaies, défibrillateurs de formation) et des mises en situation réalistes (scénario d’évacuation, malaise en salle de conférence). Chaque module théorique débouche immédiatement sur une application pratique, favorisant l’ancrage mémoriel kinesthésique nécessaire à l’intervention d’urgence.
0.3. Profil de Sortie de l’Apprenant
Au terme de cette formation, l’élève possède la maîtrise des protocoles nationaux et internationaux de secourisme adaptés aux métiers de l’accueil. Elle démontre une capacité à garder son sang-froid, à organiser les premiers secours et à collaborer efficacement avec les services d’urgence (Croix-Rouge RDC, services hospitaliers, protection civile). Elle constitue un maillon essentiel de la sécurité au travail, garantissant la protection de la clientèle et du personnel dans son futur environnement professionnel.
PARTIE 1 : FONDAMENTAUX DU SECOURISME ET CADRE D’INTERVENTION 🏥
Cette première partie établit les bases théoriques et légales de l’intervention de l’hôtesse d’accueil en situation d’urgence. Elle définit le rôle du sauveteur au sein de la chaîne des secours en République Démocratique du Congo et inculque les principes fondamentaux de prévention et de protection, préalables indispensables à toute action technique.
Chapitre 1 : Principes Généraux et Cadre Légal
Ce chapitre introduit la philosophie du secourisme civique et professionnel, en insistant sur les obligations morales et juridiques qui encadrent l’acte de porter secours.
1.1. Définition et éthique du secourisme
Le secourisme se définit comme l’assistance immédiate apportée aux victimes d’accidents ou de malaises soudains. L’enseignement inculque les valeurs d’altruisme, de responsabilité et de respect de l’intégrité physique de la victime. L’hôtesse apprend à agir dans les limites de ses compétences, sans jamais se substituer au médecin, tout en assurant une présence rassurante et professionnelle.
1.2. Législation congolaise et responsabilité civile
L’intervention du secouriste s’inscrit dans un cadre légal précis. Le cours examine les articles du Code pénal congolais relatifs à la non-assistance à personne en danger et définit la protection juridique du sauveteur bénévole ou professionnel. L’élève comprend l’importance du consentement de la victime consciente et les implications légales d’une intervention en milieu professionnel, notamment dans les grandes entreprises ou les institutions publiques.
1.3. La chaîne de secours en RDC
L’efficacité des secours dépend de la coordination entre les différents acteurs. Le module détaille l’organisation des services d’urgence locaux : numéros d’appel d’urgence, rôle de la Police Nationale Congolaise, interventions de la Croix-Rouge et fonctionnement des urgences hospitalières (ex : Cliniques Universitaires de Kinshasa, Hôpital Jason Sendwe à Lubumbashi). L’élève apprend à s’intégrer dans ce dispositif en tant que premier maillon.
1.4. Le processus d’intervention P.A.S. (Protéger, Alerter, Secourir)
Ce triptyque constitue la colonne vertébrale de toute action de secours. L’élève assimile la chronologie immuable : sécuriser la zone pour éviter le sur-accident (Protéger), transmettre un bilan précis aux services compétents (Alerter), et enfin effectuer les gestes de survie (Secourir). Cette méthodologie structure la pensée de l’élève pour éviter la précipitation et la mise en danger.
Chapitre 2 : Anatomie et Physiologie Appliquées
Une compréhension sommaire mais précise du corps humain permet de justifier les gestes de secours et de comprendre les mécanismes de détresse vitale.
2.1. Le système nerveux et la conscience
Le cours aborde le fonctionnement du cerveau comme centre de commande vital. L’élève apprend à distinguer les états de conscience, de somnolence et de coma, ainsi que les risques liés à la perte des réflexes de protection des voies aériennes. Cette connaissance fonde la décision de placer une victime en Position Latérale de Sécurité (PLS).
2.2. L’appareil respiratoire et les échanges gazeux
L’étude des voies aériennes (nez, bouche, pharynx, trachée, poumons) permet de comprendre les mécanismes de l’asphyxie et de l’obstruction. Le module explique le rôle vital de l’oxygène pour les cellules et les signes cliniques d’une détresse respiratoire (cyanose, tirage, bruits anormaux), essentiels pour identifier une urgence vitale.
2.3. Le système circulatoire et la pompe cardiaque
L’élève visualise le circuit sanguin, le rôle du cœur et la distinction entre artères et veines. Cette section justifie les techniques de compression thoracique et d’arrêt des hémorragies. La compréhension du lien entre l’arrêt cardiaque et l’arrêt de l’irrigation du cerveau souligne l’urgence absolue de la réanimation cardiopulmonaire.
2.4. Le squelette et l’appareil locomoteur
Une vue d’ensemble des principaux os et articulations aide à identifier les fractures et les luxations. L’élève apprend à repérer les zones fragiles (colonne vertébrale, cervicales) pour adapter ses gestes de manipulation et éviter d’aggraver un traumatisme, notamment lors des déplacements d’urgence.
Chapitre 3 : Hygiène, Prévention et Sécurité
La protection du sauveteur et de la victime contre les risques infectieux et environnementaux constitue un prérequis à l’intervention technique.
3.1. Règles d’hygiène et asepsie en secourisme
L’intervention comporte des risques biologiques. Le cours impose le lavage des mains, l’utilisation systématique de gants à usage unique et de masques de protection lors des insufflations. L’élève apprend à manipuler les déchets de soins (compresses souillées) et à nettoyer le matériel réutilisable selon les protocoles sanitaires stricts en vigueur.
3.2. Prévention des maladies transmissibles (VIH, Hépatites)
Dans le contexte épidémiologique congolais, la prudence face aux liquides biologiques est impérative. Le module détaille les modes de transmission des pathogènes sanguins et les précautions universelles à adopter pour éviter toute contamination accidentelle (Accident d’Exposition au Sang – AES) lors du traitement d’une hémorragie.
3.3. Analyse des risques en milieu professionnel
L’hôtesse doit savoir identifier les dangers potentiels dans son environnement : sols glissants dans un hall d’hôtel, équipements électriques défectueux, risques d’incendie en cuisine ou zones de travaux. L’élève développe une vigilance constante pour signaler les anomalies et prévenir les accidents avant qu’ils ne surviennent.
3.4. Trousse de secours et matériel d’intervention
La composition et la maintenance de la trousse de secours relèvent souvent de la responsabilité de l’accueil. L’élève apprend à vérifier les dates de péremption des produits, à réapprovisionner les consommables (pansements, antiseptiques) et à localiser les équipements d’urgence (extincteurs, brancards) dans des lieux comme le Palais du Peuple ou les grands centres commerciaux.
PARTIE 2 : TECHNIQUES DE MAINTIEN DE LA VIE ET GESTES D’URGENCE 🚑
Cette partie centrale couvre les compétences techniques pures. Elle forme l’élève à l’exécution précise des gestes qui sauvent face à une détresse vitale immédiate. L’enseignement se focalise sur la maîtrise technique, la rapidité d’exécution et l’efficacité des manœuvres de réanimation et de stabilisation.
Chapitre 4 : Obstruction des Voies Aériennes et Perte de Connaissance
La liberté des voies aériennes est la priorité absolue. Ce chapitre traite des situations où la respiration est menacée ou compromise par un obstacle ou l’inconscience.
4.1. Désobstruction chez l’adulte conscient (Heimlich)
L’étouffement par corps étranger est fréquent lors des repas d’affaires ou des cocktails. L’élève pratique les claques dans le dos vigoureuses et la méthode de Heimlich (compressions abdominales) jusqu’à l’expulsion de l’obstacle. La distinction entre obstruction totale (aucun son) et partielle (toux) guide le choix de la technique.
4.2. Désobstruction chez l’enfant et le nourrisson (Mofa)
Les techniques diffèrent selon la morphologie. Le cours enseigne la méthode de Mofa pour le nourrisson (compressions thoraciques et dorsales) et l’adaptation de la manœuvre de Heimlich pour l’enfant. Ces compétences sont cruciales pour l’accueil des familles dans les complexes touristiques comme ceux de Muanda ou de Zongo.
4.3. Bilan de la conscience et de la respiration
Savoir évaluer l’état de la victime détermine la suite des secours. L’élève apprend à stimuler la victime (« Ouvrez les yeux, serrez-moi la main »), à vérifier la respiration par la méthode « Voir, Entendre, Sentir » (V.E.S.) sur dix secondes, et à conclure rapidement sur la nécessité d’une PLS ou d’une RCP.
4.4. La Position Latérale de Sécurité (PLS)
Pour une victime inconsciente qui respire, la PLS sauve de l’étouffement. L’élève maîtrise la technique de retournement en monobloc, la stabilisation de la victime sur le côté, l’ouverture de la bouche pour l’écoulement des liquides et la surveillance continue des fonctions vitales en attendant les secours médicalisés.
Chapitre 5 : L’Arrêt Cardiaque et la Réanimation (RCP)
Face à l’arrêt cardiaque, chaque minute compte. Ce module forme à la réanimation cardio-pulmonaire, geste technique le plus complexe et le plus vital du programme.
5.1. Identification de l’arrêt cardio-respiratoire
L’absence de signes de vie et de respiration normale (gasping) signe l’arrêt cardiaque. L’élève apprend à reconnaître instantanément cette situation critique sans perdre de temps à chercher le pouls, et à déclencher immédiatement la chaîne d’alerte spécifique (« Apportez le défibrillateur ! »).
5.2. Compressions thoraciques (Massage cardiaque)
Le massage cardiaque externe maintient une circulation artificielle. L’entraînement intensif sur mannequin vise à acquérir le rythme (100-120 coups/minute), la profondeur (5-6 cm) et la position correcte des mains. L’élève apprend à alterner les compressions avec une régularité de métronome pour maximiser les chances de survie.
5.3. Ventilation artificielle (Bouche-à-bouche)
L’apport d’oxygène complète le massage. Le cours détaille la technique de bascule de la tête, le pincement du nez et l’insufflation efficace (soulèvement de la poitrine). L’utilisation de masques de poche ou d’écrans faciaux est privilégiée pour garantir la sécurité sanitaire de l’intervenante.
5.4. Utilisation du Défibrillateur Automatisé Externe (DAE)
L’arrivée des DAE dans les lieux publics congolais (aéroports, banques, ministères) impose leur maîtrise. L’élève apprend à mettre en marche l’appareil, à positionner les électrodes sur la poitrine nue de la victime et à suivre scrupuleusement les instructions vocales du dispositif pour délivrer un choc électrique si nécessaire, en toute sécurité.
Chapitre 6 : Hémorragies et Plaies Graves
La gestion des saignements abondants requiert une action rapide pour éviter le choc hémorragique. Ce chapitre couvre les techniques d’hémostase et de protection des plaies.
6.1. Identification et compression directe
L’élève apprend à distinguer une hémorragie artérielle, veineuse ou capillaire, et à appliquer une pression directe, ferme et permanente sur l’endroit qui saigne. L’utilisation d’un tissu propre ou d’un pansement compressif pour relayer la main du sauveteur est exercée en simulation.
6.2. Le garrot tourniquet : indications et pose
En cas de saignement incontrôlable ou de situation à multiples victimes (catastrophe), le garrot est l’ultime recours. Le cours enseigne la pose correcte du garrot tourniquet (industriel ou improvisé) au-dessus de la plaie, la notation de l’heure de pose et l’interdiction absolue de le desserrer avant l’arrivée des médecins.
6.3. Saignements de nez et hémorragies extériorisées
Les épistaxis (saignements de nez) sont fréquents. L’élève apprend la posture assise tête penchée en avant et la compression des narines. La conduite à tenir face aux vomissements de sang ou aux saignements d’oreille suite à un traumatisme crânien est également abordée (alerte, position d’attente, surveillance).
6.4. Nettoyage et protection des plaies simples
Pour les coupures superficielles ou les égratignures, l’hôtesse doit savoir nettoyer à l’eau et au savon, désinfecter avec un antiseptique non coloré et poser un pansement adhésif. La distinction entre plaie simple et plaie grave (profonde, étendue, souillée, localisée sur le visage) permet d’orienter la victime vers une consultation médicale si nécessaire.
Chapitre 7 : Traumatismes, Brûlures et Accidents Cutanés
Les chutes, les chocs et les accidents domestiques ou industriels nécessitent des gestes spécifiques pour limiter les séquelles et la douleur.
7.1. Traumatismes des os et des articulations
Face à une suspicion de fracture, d’entorse ou de luxation, l’immobilisation est la règle. L’élève apprend à respecter la déformation, à soutenir le membre atteint et à appliquer du froid (cryothérapie) pour limiter l’œdème. L’interdiction de réduire une fracture ou de faire marcher une victime blessée au membre inférieur est soulignée.
7.2. Traumatismes du rachis et de la tête
Une chute de hauteur ou un accident de circulation implique un risque pour la colonne vertébrale. Le cours enseigne le maintien de la tête en position neutre à deux mains et l’interdiction de bouger la victime sauf danger vital immédiat. La surveillance de la conscience est primordiale pour détecter une aggravation neurologique.
7.3. Brûlures thermiques et chimiques
Le refroidissement immédiat est le seul geste efficace (« Règle des 15 » : eau à 15°C, à 15 cm, pendant 15 minutes). L’élève apprend à évaluer la gravité de la brûlure (surface, profondeur, localisation) et à ne jamais percer les cloques ni appliquer de corps gras (beurre, huile) sur une brûlure fraîche.
7.4. Morsures et piqûres (Faune locale)
En RDC, les risques liés à la faune existent (serpents, insectes, chiens errants). Le module détaille la conduite à tenir : lavage abondant, immobilisation du membre mordu, interdiction de l’incision ou de la succion du venin, et évacuation urgente vers un centre antipoison ou un hôpital équipé de sérums.
PARTIE 3 : GESTION DES SITUATIONS SPÉCIFIQUES ET LOGISTIQUE D’URGENCE 🚨
La dernière partie élargit le champ de compétences à la gestion des malaises courants, à l’organisation de l’évacuation et à la prise en charge psychologique. Elle prépare l’hôtesse à gérer l’aspect organisationnel et humain de la crise, assurant la transition entre l’incident et la prise en charge médicale définitive.
Chapitre 8 : Malaises et Urgences Médicales Courantes
L’hôtesse est souvent confrontée à des visiteurs souffrant de pathologies chroniques ou de malaises soudains. Ce chapitre aide à identifier les signes et à agir de manière adaptée.
8.1. Le malaise vagal et l’hypoglycémie
Fréquents lors d’attentes prolongées ou de chaleur, ces malaises nécessitent une mise au repos. L’élève apprend à allonger la victime les jambes surélevées, à desserrer les vêtements (cravate, ceinture) et à administrer du sucre uniquement si la victime est parfaitement consciente et capable d’avaler.
8.2. Douleurs thoraciques et infarctus
Une douleur dans la poitrine est une urgence absolue. Le cours décrit les symptômes de l’infarctus du myocarde (douleur serrant l’étau, irradiation dans le bras ou la mâchoire). L’action consiste à mettre la victime en position semi-assise, à interdire tout effort et à appeler le SAMU ou l’ambulance médicalisée sans délai.
8.3. L’accident Vasculaire Cérébral (AVC)
La reconnaissance rapide des signes de l’AVC (visage paralysé, inertie d’un membre, trouble de la parole) permet de sauver le cerveau. L’élève utilise l’échelle « VITE » (Visage, Inertie, Trouble, Evacuation) pour identifier l’urgence et transmettre un bilan précis aux régulateurs médicaux.
8.4. Crises convulsives et épilepsie
Spectaculaire, la crise d’épilepsie demande du calme. L’élève apprend à protéger la tête de la victime avec un coussin ou un vêtement, à écarter les objets dangereux, à ne rien mettre dans la bouche et à attendre la fin des convulsions pour mettre la personne en PLS et la rassurer au réveil.
Chapitre 9 : Relevage, Brancardage et Évacuation
Déplacer une victime est un acte technique qui ne s’improvise pas. Ce module couvre les techniques de dégagement d’urgence et l’organisation des évacuations sanitaires.
9.1. Dégagements d’urgence
Lorsque le danger est réel, vital et immédiat (incendie, risque d’effondrement), l’hôtesse doit soustraire la victime à la zone dangereuse. L’élève pratique les prises de dégagement (traction par les chevilles, traction par les poignets) qui préservent au maximum l’axe tête-cou-tronc tout en permettant une extraction rapide.
9.2. Techniques de relevage et brancardage
En équipe, le relevage doit être coordonné. Le cours initie aux commandements de brancardage (« Attention pour lever… Levez ! ») et à l’utilisation du matériel standard (brancard souple, chaise de transport). Ces compétences sont utiles pour évacuer une personne malade d’un avion ou d’une salle de spectacle vers une ambulance.
9.3. Organisation d’une évacuation de foule
En cas d’alarme incendie ou de menace sécuritaire, l’hôtesse devient guide-file ou serre-file. L’élève étudie les plans d’évacuation, la signalétique de sécurité, la gestion des flux de panique et les points de rassemblement. Des exercices grandeur nature dans l’établissement scolaire simulent ces scénarios critiques.
9.4. Procédures d’évacuation sanitaire (EVASAN)
Dans les sites isolés (mines, parcs nationaux), l’évacuation peut être aérienne. Le module aborde la préparation du patient pour un transport médicalisé, la transmission du dossier médical succinct et la coordination avec les assurances assistance ou les services médicaux des entreprises partenaires.
Chapitre 10 : Gestion de Crise et Psychologie du Secouriste
Au-delà du geste technique, la gestion de l’humain et de l’émotionnel est déterminante. Ce chapitre final prépare à affronter le stress et à accompagner les victimes et les témoins.
10.1. Communication en situation de crise
L’hôtesse doit informer sans affoler. L’élève apprend à utiliser un ton de voix calme, impératif mais bienveillant, à donner des consignes claires (« Restez ici », « Reculez », « Appelez le 112 ») et à gérer les interférences des badauds ou des familles paniquées qui pourraient gêner les secours.
10.2. Prise en charge psychologique de la victime
Rassurer est un soin à part entière. Le cours développe les techniques d’écoute active, de contact physique rassurant (main sur l’épaule) et de parole positive pour diminuer l’anxiété de la victime, facteur aggravant de l’état de choc. L’importance de ne jamais prononcer de pronostic médical est rappelée.
10.3. Gestion du stress du sauveteur (Post-intervention)
Intervenir sur un accident est traumatisant. Le module sensibilise aux réactions de stress post-traumatique et à l’importance du débriefing après l’intervention. L’élève apprend à reconnaître ses propres limites émotionnelles et à solliciter un soutien auprès de sa hiérarchie ou de professionnels si nécessaire.
10.4. Rapport d’incident et suivi administratif
Toute intervention doit être documentée. L’élève s’exerce à rédiger une « Fiche d’intervention secouriste » ou un « Rapport d’accident » précis, relatant les faits, les horaires, les gestes effectués et l’état de la victime à son départ. Ce document est crucial pour les assurances et la traçabilité interne de l’entreprise.
ANNEXES
A. Composition de la Trousse de Secours Type
Cette annexe liste le contenu standardisé d’une trousse d’urgence pour un poste d’accueil (gants, antiseptiques, compresses stériles, bandes extensibles, couverture de survie, ciseaux jesco, masque de bouche-à-bouche). Elle sert de check-list pour les exercices de vérification et de maintenance du matériel.
B. Lexique Médical et Secouriste
Un glossaire définissant les termes techniques utilisés dans le cours (cyanose, hémostase, défibrillation, décubitus dorsal, PLS, RCP). Il garantit la précision du langage lors de la transmission du bilan aux équipes médicales, évitant les ambiguïtés préjudiciables à la victime.
C. Répertoire des Services d’Urgence en RDC
Une fiche pratique regroupant les numéros d’urgence essentiels par province et grandes villes (Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Matadi, Kisangani). Elle inclut les contacts de la Police, des Pompiers, des principaux hôpitaux publics et privés, et des services d’ambulances, constituant un outil de référence immédiat.
D. Algorithmes Décisionnels de Secourisme
Des schémas visuels récapitulant les arbres de décision face aux grandes détresses (ex : Victime inconsciente -> Respire ? -> Oui -> PLS / Non -> RCP). Ces logigrammes aident l’élève à mémoriser la logique d’intervention et à réagir rapidement sans hésitation face à la complexité d’une situation réelle.