MANUELS SCOLAIRES

COURS DE METHODES D’ACTION SOCIALE, 3ème année, option TECHNIQUES SOCIALES

Edition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC.

Préliminaires

1. Objectifs du cours

L’objectif fondamental de ce cours est de doter les futurs techniciens sociaux d’un répertoire de méthodes et de techniques d’intervention précises, leur permettant d’agir de manière structurée et efficace auprès des individus et des groupes. 🤝 L’élève apprendra à maîtriser les outils du travail social individuel (Case Work) et du travail social de groupe (Group Work), afin de pouvoir poser un diagnostic psycho-social juste et de mettre en œuvre des plans d’aide adaptés et pertinents.

2. Directives méthodologiques

Une approche pédagogique éminemment pratique et intégrative caractérise ce cours. Le professeur s’appuiera sur des études de cas détaillées, tirées de la réalité sociale congolaise comme l’accompagnement d’une famille monoparentale à Kikwit ou l’animation d’un groupe de jeunes désœuvrés à Lubumbashi, pour illustrer chaque étape du processus d’aide. ✍️ Des exercices de simulation et des jeux de rôle seront systématiquement employés pour que l’élève s’approprie les techniques d’entretien et d’animation.

3. Compétences visées

À l’issue de cette formation, l’élève sera en mesure de :

  • Distinguer les différentes formes d’assistance sociale et choisir l’approche la plus adéquate.
  • Établir une relation d’aide professionnelle basée sur l’écoute, l’empathie et le non-jugement.
  • Mener un entretien d’aide en utilisant les techniques de questionnement, de reformulation et d’observation.
  • Analyser les dynamiques d’un groupe et identifier ses besoins.
  • Concevoir et animer une séance de travail de groupe en utilisant des techniques participatives.
  • Élaborer un diagnostic psycho-social et proposer un plan d’intervention structuré.

4. Outils et supports didactiques

La transmission des savoirs mobilisera des outils concrets pour ancrer la pratique. 📚 Seront utilisés des grilles d’entretien, des canevas pour la rédaction de rapports sociaux, des fiches techniques sur les méthodes d’animation, ainsi que des enregistrements audio ou vidéo de simulations d’entretiens pour l’analyse critique et l’amélioration des compétences relationnelles des élèves.

Partie I : Fondements et Cadres de l’Intervention Sociale

Cette partie introductive établit le socle théorique et éthique de toute action sociale. Elle définit les différentes approches, pose les principes déontologiques incontournables du métier, et explore en profondeur l’outil central de toute intervention : la relation d’aide, ainsi que la démarche initiale de toute intervention : le diagnostic. 

Chapitre 1 : Introduction à l’Action Sociale

1.1. Les diverses formes d’assistance sociale

Cette section offre une vue panoramique des modalités d’intervention. Elle distingue l’action centrée sur la personne, celle axée sur le groupe, et celle, plus large, qui vise l’éducation et la transformation d’une communauté entière, montrant la complémentarité de ces approches.

1.2. L’assistance sociale individuelle (Case Work)

Le Case Work est présenté comme une méthode d’aide personnalisée qui vise à aider un individu ou une famille à résoudre ses difficultés psycho-sociales. L’accent est mis sur une approche holistique qui prend en compte la personne dans toutes ses dimensions.

1.3. L’assistance sociale de groupe (Group Work)

Le Group Work est défini comme une méthode qui utilise les interactions au sein d’un groupe pour favoriser le développement personnel de ses membres et atteindre des objectifs communs. Le groupe devient ici à la fois le contexte et l’outil du changement.

1.4. L’éducation des masses et le développement communautaire

Cette approche est présentée comme l’échelle d’intervention la plus large. Elle vise à susciter une prise de conscience collective et à mobiliser les ressources d’une communauté pour qu’elle devienne l’acteur de son propre développement, dépassant ainsi le cadre de la simple assistance.

Chapitre 2 : L’Éthique et la Posture du Travailleur Social

2.1. Les devoirs de l’assistant social

Le professionnalisme dans l’action sociale est ici au centre. Il s’agit de comprendre que l’engagement du travailleur social est encadré par des devoirs précis : compétence, diligence, responsabilité et formation continue pour garantir une intervention de qualité.

2.2. Le principe d’acceptation inconditionnelle

Ce principe fondamental exige du travailleur social qu’il accueille la personne telle qu’elle est, sans jugement moral, de valeur ou de diagnostic. Il s’agit de créer un climat de sécurité et de respect qui est la condition sine qua non de la confiance.

2.3. L’importance du secret professionnel

Le secret professionnel est présenté comme une obligation légale et déontologique absolue. 🤫 Il garantit la confidentialité des informations confiées par l’usager et protège son intimité, ce qui est indispensable à la liberté de parole durant l’accompagnement.

2.4. La gestion de la subjectivité

L’élève apprend à reconnaître et à gérer ses propres émotions, préjugés et valeurs pour éviter qu’ils n’interfèrent dans la relation d’aide. Maintenir une juste distance professionnelle et une objectivité bienveillante est une compétence clé à développer.

Chapitre 3 : La Relation d’Aide

3.1. Définition et importance de la relation d’aide

La relation d’aide est définie comme le processus interactionnel entre l’aidant et l’aidé, qui est l’outil principal de l’intervention sociale. Sa qualité détermine en grande partie l’efficacité de l’accompagnement, bien au-delà des techniques utilisées.

3.2. Les types de relations : objectives et subjectives

Le cours distingue la dimension objective de la relation (le cadre, les objectifs) de sa dimension subjective (les émotions, les transferts). Comprendre ces deux niveaux permet de mieux analyser et piloter la dynamique relationnelle.

3.3. Les conditions d’efficacité

Trois conditions, inspirées de l’approche de Carl Rogers, sont présentées comme les piliers d’une relation d’aide efficace : l’empathie (comprendre le monde de l’autre de l’intérieur), l’authenticité (être soi-même) et la considération positive inconditionnelle.

3.4. L’engagement du client dans le processus

L’action sociale vise l’autonomie. L’élève apprend qu’il est essentiel de mobiliser la participation active de la personne aidée, en la considérant comme l’expert de sa propre situation et l’acteur principal de son changement, et non comme un objet passif d’intervention.

Chapitre 4 : Le Diagnostic Psycho-Social

4.1. Définition et but de l’enquête psycho-sociale

L’enquête psycho-sociale est la démarche structurée de collecte et d’analyse d’informations visant à comprendre une situation dans sa globalité. Son but n’est pas de poser une étiquette, mais de formuler des hypothèses pour guider l’action.

4.2. Le processus d’aide : Du premier contact au plan d’action

Les grandes étapes de l’intervention sont séquencées. Cela commence par l’accueil et l’analyse de la demande, se poursuit par l’investigation et le diagnostic, et débouche sur la co-construction d’un plan d’action avec l’usager.

4.3. Le rassemblement des faits

L’élève apprend à recueillir des informations de manière multidimensionnelle. 📊 Sont explorées la situation familiale, administrative, économique, l’état de santé, le logement, ainsi que les facteurs psychologiques et sociologiques qui influencent la situation.

4.4. L’élaboration du diagnostic

Le diagnostic est présenté comme une synthèse dynamique qui met en relation les différents éléments recueillis. Il s’agit d’identifier les problèmes, les ressources de la personne et de son environnement, pour formuler une compréhension globale de la situation.

Partie II : L’Intervention Sociale Individuelle (Case Work)

Cette deuxième partie est une immersion complète dans la méthode d’aide individualisée. Elle détaille les spécificités de cette approche, décortique son outil principal, l’entretien, en explore les techniques et les méthodes, et prépare l’élève à accompagner une personne seule ou une famille dans son parcours de résolution de problèmes.

Chapitre 5 : Le Cas Individuel et son Contexte

5.1. Définition et caractéristiques du cas individuel

Un « cas individuel » est défini comme une situation unique vécue par une personne ou une famille, nécessitant une aide personnalisée. Le cours souligne que derrière chaque « cas », il y a avant tout une personne singulière avec son histoire et ses ressources.

5.2. Avantages et difficultés de l’approche individuelle

L’approche individuelle permet un travail en profondeur et sur mesure, mais elle peut être longue et ne pas traiter les causes structurelles d’un problème. Ses avantages et ses limites sont analysés pour permettre un usage éclairé de la méthode.

5.3. Aperçu historique de l’assistance sociale individuelle

Un bref historique retrace l’émergence du Case Work aux États-Unis et en Europe. Cette perspective permet de comprendre l’évolution de la méthode, passant d’une approche moralisatrice à une démarche scientifique et humaniste.

5.4. L’approche systémique

L’élève apprend à ne pas considérer l’individu de manière isolée. L’approche systémique invite à analyser la personne comme faisant partie d’un ensemble de systèmes en interaction (famille, quartier, travail), et à comprendre que le problème peut se situer au niveau de ces interactions.

Chapitre 6 : L’Entretien comme Outil Principal

6.1. Définition et nature de l’entretien d’assistance sociale

L’entretien d’aide est défini comme une communication intentionnelle et asymétrique, centrée sur l’usager et visant à l’aider à explorer sa situation et à trouver ses propres solutions. Sa nature spécifique le distingue de toute autre forme de conversation.

6.2. Les attitudes à adopter

La posture de l’intervenant est cruciale. 👂 Sont développées les attitudes d’écoute active, de manifestation d’intérêt sincère, d’acceptation et de non-directivité, qui encouragent la libre expression de la personne.

6.3. Les attitudes à éviter

À l’inverse, certaines attitudes sont des obstacles à la communication. Sont analysées les erreurs classiques comme transformer l’entretien en interrogatoire, en discussion d’opinions, en discours moralisateur ou en simple conversation de salon.

6.4. Les conditions matérielles d’un entretien réussi

L’environnement de l’entretien influence sa qualité. L’élève apprend l’importance de garantir un cadre qui assure la confidentialité, le confort et une durée suffisante, sans interruptions, pour favoriser un échange de qualité.

Chapitre 7 : Les Techniques de l’Entretien

7.1. L’art d’observer

L’observation du langage non-verbal (postures, gestes, expressions faciales) est présentée comme une source d’information essentielle. Elle permet de percevoir les émotions de l’interlocuteur et de déceler d’éventuelles contradictions avec le discours verbal.

7.2. L’art d’écouter

L’écoute active est une technique qui va au-delà du simple fait d’entendre. Elle implique des techniques comme la reformulation (redire en d’autres termes ce que la personne a dit) et le reflet des sentiments (nommer l’émotion perçue) pour montrer sa compréhension.

7.3. L’art de poser les questions

Le questionnement doit être utilisé à bon escient. L’élève apprend à utiliser les questions ouvertes pour encourager le développement, les questions fermées pour préciser une information, et à éviter les questions suggestives ou accusatrices.

7.4. L’art d’interpréter et de synthétiser

L’intervenant doit périodiquement faire des synthèses pour s’assurer de sa bonne compréhension et aider l’usager à organiser sa pensée. L’interprétation, qui consiste à proposer une nouvelle lecture de la situation, doit être utilisée avec prudence et sous forme d’hypothèse.

Chapitre 8 : Les Méthodes d’Intervention Individuelle

8.1. La méthode traditionnelle à long terme

Cette approche classique vise un changement en profondeur et s’inscrit dans la durée. Elle implique un accompagnement régulier sur plusieurs mois, voire plusieurs années, pour traiter des problématiques complexes et ancrées.

8.2. La méthode d’intervention brève

Orientée vers les solutions, cette méthode se concentre sur un problème précis et vise des résultats rapides en un nombre limité de séances. Elle cherche à identifier et à mobiliser les compétences de la personne pour atteindre un objectif concret.

8.3. La gestion de crise

L’intervention de crise est une forme spécifique d’aide brève et intensive. 🆘 Elle s’applique à des situations d’urgence (violence, deuil, etc.) et vise à apaiser la situation, à assurer la sécurité et à rétablir la capacité de la personne à faire face.

8.4. L’accompagnement des personnes en rupture sociale

Cette section aborde les spécificités de l’intervention auprès de publics marginalisés (personnes sans abri, sortants de prison). L’approche doit être pragmatique, centrée sur le rétablissement des droits fondamentaux et la reconstruction progressive du lien social.

Partie III : L’Intervention Sociale de Groupe (Group Work)

Cette troisième partie explore la deuxième grande méthode d’action sociale. Elle fournit les bases théoriques pour comprendre ce qu’est un groupe et comment il fonctionne, avant de détailler les principes, les cadres et les techniques spécifiques de l’intervention qui utilise le collectif comme moteur de changement individuel et social.

Chapitre 9 : Notions Fondamentales sur le Groupe

9.1. Définition du groupe

Un groupe est défini comme un ensemble d’individus en interaction, ayant des objectifs communs et un sentiment d’appartenance. Les différents modes de constitution d’un groupe, qu’ils soient spontanés ou organisés, sont analysés.

9.2. La typologie des groupes

L’élève apprend à distinguer les groupes primaires (famille, amis), caractérisés par des liens affectifs forts, des groupes secondaires (classe, équipe de travail), organisés autour d’un but. La distinction entre groupes formels (avec une structure officielle) et informels est également abordée.

9.3. Les propriétés du groupe

Tout groupe possède des caractéristiques dynamiques. Sont étudiées sa tendance à la cohésion, à la durée, à la croissance, ainsi que sa capacité à s’organiser en développant des normes de fonctionnement et une répartition des rôles.

9.4. La dynamique fonctionnelle et la maturité d’un groupe

Le cours décrit les différentes phases de la vie d’un groupe : la constitution, la tension, la normalisation et la production. Comprendre ces étapes permet à l’intervenant d’adapter son animation pour accompagner le groupe vers sa pleine maturité et productivité.

Chapitre 10 : L’Assistance Sociale des Groupes et Collectivités

10.1. Définition et caractéristiques du travail social de groupe

Le travail social de groupe est défini comme une méthode d’aide aux personnes à travers des expériences de groupe intentionnellement conçues. Ses caractéristiques incluent la présence d’un animateur, un objectif partagé et l’utilisation consciente des interactions.

10.2. Les objectifs de l’assistance

Les objectifs sont multiples : il peut s’agir de favoriser la croissance personnelle de chaque membre, de développer des compétences sociales, de résoudre des problèmes communs ou de mener une action collective sur l’environnement.

10.3. L’intégration de l’individu au sein d’un groupe

Le groupe est présenté comme un microcosme social où l’individu peut expérimenter de nouvelles manières d’être en relation. Le travailleur social aide chaque membre à trouver sa place, à s’exprimer et à bénéficier du soutien du collectif.

10.4. L’apport spécifique du groupe comme outil de changement

Le groupe offre des possibilités uniques : le soutien mutuel, le partage d’expériences, l’apprentissage par les pairs et l’effet miroir. L’élève comprend comment ces phénomènes de groupe peuvent être de puissants leviers de changement.

Chapitre 11 : Les Principes et Normes du Travail de Groupe

11.1. Les principes dominants de la technique

Le cours énonce les principes qui guident l’action : partir des besoins et des intérêts des membres, utiliser le programme comme un moyen et non une fin, et considérer les relations interpersonnelles comme le matériau principal du travail.

11.2. Le groupe comme espace démocratique

L’animateur doit favoriser un fonctionnement démocratique où chaque membre peut participer aux décisions qui concernent la vie du groupe. Cela développe l’autonomie, la responsabilité et les compétences citoyennes.

11.3. La nécessité d’un centre d’intérêt commun

Pour qu’un groupe fonctionne, il doit être fédéré autour d’un but ou d’un intérêt partagé. Ce peut être la résolution d’un problème commun (ex: un groupe de parents à Bandundu), la pratique d’une activité ou le partage d’une même condition.

11.4. L’importance de la liberté et de la régularité

La participation au groupe doit rester volontaire pour garantir l’implication. La régularité des rencontres est également une condition essentielle pour permettre la construction de la confiance et la progression du travail collectif.

Chapitre 12 : Les Cadres et Publics du Travail de Groupe

12.1. L’intervention de groupe en milieu urbain

Les spécificités du travail de groupe en ville sont analysées. Il peut s’agir de groupes de jeunes dans un quartier de Kinshasa, de groupes de femmes dans une association, ou de groupes de soutien pour des personnes confrontées à une même problématique.

12.2. Les spécificités de l’intervention en milieu rural

En milieu rural, le travail de groupe s’appuie souvent sur les structures communautaires existantes. Il peut prendre la forme de groupements de développement agricole, de comités de gestion de l’eau ou de tontines.

12.3. Les services utilisant le groupe comme moyen thérapeutique

Le groupe est également un outil utilisé dans les institutions de soin. 🏥 Des exemples sont donnés, comme les groupes de parole dans les hôpitaux pour des patients atteints de maladies chroniques, ou les groupes d’activités dans les hospices.

12.4. Les différents publics

Le cours montre que la méthode de groupe peut s’adresser à des publics variés. Les « socio-normaux » peuvent y trouver un espace de développement personnel, tandis que les « socio-anormaux » (personnes en conflit avec la loi, etc.) peuvent y trouver un support pour leur réinsertion.

Partie IV : Techniques d’Animation et Pratique Professionnelle

La dernière partie de ce cours est résolument tournée vers l’action. Elle se concentre sur les compétences pratiques de l’animateur de groupe, détaille un éventail de techniques pour faire travailler un collectif, et se conclut par des exercices de mise en pratique qui synthétisent l’ensemble des apprentissages du cours.

Chapitre 13 : La Personnalité et les Compétences de l’Animateur

13.1. Les conditions et qualités requises

L’animation de groupe ne s’improvise pas. Elle requiert des qualités personnelles comme la maturité, l’empathie, la créativité et la capacité à gérer les conflits, ainsi qu’une solide formation technique.

13.2. La maîtrise des techniques de communication

L’animateur doit être un expert en communication. Il doit savoir écouter, questionner, reformuler, mais aussi donner des consignes claires, faciliter les échanges et s’assurer que chacun puisse s’exprimer.

13.3. L’utilisation d’un programme d’activités

Le programme (jeux, discussions, activités créatives) est l’outil de l’animateur pour atteindre les objectifs du groupe. Il doit être varié, adapté aux participants et utilisé avec flexibilité pour répondre aux besoins du moment.

13.4. L’usage conscient de sa propre personnalité

L’animateur est lui-même un instrument dans la relation. Il doit être conscient de l’impact de sa propre personnalité, de ses attitudes et de ses réactions sur la dynamique du groupe, et les utiliser de manière professionnelle et constructive.

Chapitre 14 : Les Techniques d’Animation de Réunion

14.1. La réunion-discussion et le tour de table

Ce sont les techniques de base pour favoriser l’échange d’idées. 🗣️ Le tour de table garantit que chacun puisse s’exprimer au moins une fois, tandis que la discussion plus libre permet d’approfondir un sujet.

14.2. La discussion de cas

Cette technique consiste à soumettre au groupe une situation-problème concrète (un cas) à analyser. Elle est très efficace pour développer les capacités d’analyse, de résolution de problème et la prise de décision collective.

14.3. Le symposium et le panel

Ces techniques sont utilisées pour présenter de l’information de manière structurée. Le symposium juxtapose plusieurs exposés courts sur un même thème. Le panel organise un débat entre quelques experts devant un public qui peut ensuite poser des questions.

14.4. Le brainstorming comme outil de créativité

Le brainstorming, ou remue-méninges, est une technique visant à produire un maximum d’idées sur un sujet en un minimum de temps, en suspendant tout jugement critique. C’est un excellent outil pour stimuler la créativité et la production collective.

Chapitre 15 : Les Formats d’Intervention Collective

15.1. Les journées d’études et les séminaires

Ces formats plus longs permettent un travail en profondeur sur une thématique. Ils combinent souvent des exposés théoriques, des ateliers en sous-groupes et des séances plénières de restitution pour une appropriation active des contenus.

15.2. Les congrès de travail

Le congrès est un rassemblement à plus grande échelle qui a souvent pour but de prendre des décisions importantes, de définir des orientations ou d’élire des représentants. Sa préparation et son animation requièrent une logistique et des techniques spécifiques.

15.3. Les déjeuners-débats et autres formats informels

Ces formats plus conviviaux permettent de créer du lien et de favoriser des échanges plus libres autour d’un repas ou d’un café. Ils sont utiles pour le réseautage ou pour aborder des sujets de manière moins formelle.

15.4. L’organisation et l’évaluation de ces interventions

Cette section aborde les aspects pratiques de la planification d’un événement collectif : définition des objectifs, logistique, communication, et surtout, les méthodes pour évaluer son déroulement et son impact auprès des participants.

Chapitre 16 : La Pratique Professionnelle Supervisée

16.1. L’analyse de cas concrets d’intervention individuelle

Les élèves sont confrontés à des études de cas complexes de Case Work. En groupe, ils analysent la situation, posent un diagnostic et élaborent des stratégies d’intervention, sous la supervision de l’enseignant.

16.2. La formulation de propositions de traitement

À partir des analyses de cas, chaque élève est amené à rédiger un plan d’action individualisé. Cet exercice vise à développer la capacité à formaliser par écrit une stratégie d’aide cohérente et argumentée.

16.3. Les exercices pratiques d’animation de groupe

Cette section est consacrée à la mise en situation. 🎭 Les élèves animent à tour de rôle des séquences de travail de groupe (jeux de rôle, discussions) avec leurs pairs, et reçoivent un retour constructif sur leur prestation.

16.4. La rédaction de rapports d’intervention

L’élève apprend à rédiger des rapports professionnels qui rendent compte d’une intervention. Cet écrit doit être factuel, synthétique et analytique, et respecter les règles de la confidentialité. C’est un exercice essentiel de professionnalisation.

Annexes

1. Glossaire des termes de l’action sociale

Un lexique définit les concepts techniques clés du cours (Case Work, Group Work, empathie, diagnostic psycho-social, etc.), offrant un outil de référence pour une maîtrise précise du vocabulaire professionnel. 📖

2. Grille-type pour le recueil de données en Case Work

Un modèle de guide d’entretien est fourni, structuré autour des différents domaines à explorer lors d’une enquête psycho-sociale (identité, famille, logement, santé, etc.). Il sert de support méthodologique pour les premiers entretiens.

3. Fiches techniques d’animation de groupe

Une sélection de fiches pratiques décrit, étape par étape, le déroulement de plusieurs techniques d’animation (brainstorming, photolangage, discussion de cas). Ces fiches sont conçues pour être directement utilisables par les élèves lors de leurs stages.

4. Canevas pour un rapport social

Un modèle structuré de rapport social est proposé, incluant les sections attendues : présentation de la situation, analyse, plan d’action et suivi. 📝 Cet outil vise à aider l’élève à acquérir les compétences rédactionnelles indispensables à sa future profession.