MANUELS SCOLAIRES

COURS DE SOCIOLOGIE GÉNÉRALE, 3ème année, option TECHNIQUES SOCIALES

Edition 2025 / Enseignement primaire, secondaire et technique en RDC.

Préliminaires

1. Objectifs du cours

L’objectif fondamental de ce cours est de doter les élèves d’une « imagination sociologique », leur permettant de déchiffrer les structures, les relations et les dynamiques qui organisent la vie en société. 🧠 L’élève apprendra à analyser les faits sociaux, à comprendre les mécanismes de l’intégration et du conflit, et à porter un regard critique sur les comportements humains en les reliant à leur contexte social, ce qui constitue une compétence essentielle pour tout futur travailleur social.

2. Directives méthodologiques

Une approche pédagogique inductive et active est au cœur de ce programme. Le professeur partira de situations concrètes et familières aux élèves, comme l’analyse des relations de voisinage dans un quartier de Matadi ou l’observation des codes vestimentaires chez les jeunes de Bukavu, pour les amener à construire et à s’approprier les concepts sociologiques. 🔎 La discussion en groupe et les exercices de réflexion sociologique seront des outils privilégiés pour passer de l’observation à la conceptualisation.

3. Compétences visées

À l’issue de cette formation, l’élève sera en mesure de :

  • Définir la sociologie, son objet et sa démarche spécifique.
  • Identifier et caractériser un fait social.
  • Analyser les différentes formes de relations et de groupes sociaux.
  • Comprendre les mécanismes de la stratification sociale et des classes sociales.
  • Expliquer le processus de socialisation et le rôle du contrôle social.
  • Appliquer une grille d’analyse sociologique à des phénomènes concrets comme l’urbanisation ou le travail.

4. Outils et supports didactiques

La transmission des savoirs mobilisera une diversité de supports pour illustrer les concepts sociologiques. 📊 Seront utilisés des extraits de textes de grands auteurs de la sociologie, des articles de presse relatant des phénomènes sociaux d’actualité en RDC, des données statistiques (démographiques, économiques) et des documentaires vidéo pour analyser des réalités sociales spécifiques.

 

 

Partie I : Les Fondements de la Discipline Sociologique

Cette partie initiale installe le cadre de la réflexion. Elle définit ce qu’est la sociologie, son ambition scientifique, son objet d’étude particulier qu’est le fait social, ainsi que les méthodes et les outils intellectuels que le sociologue emploie pour observer et analyser le monde social de manière rigoureuse.

Chapitre 1 : Introduction à la Sociologie

1.1. Définition de la sociologie

La sociologie est présentée comme la discipline scientifique qui se donne pour objet l’étude des êtres humains dans leurs relations mutuelles, ainsi que les formes et les structures de la société qu’ils créent.

1.2. L’objet de la sociologie

L’objet de la sociologie est d’étudier l’homme en tant qu’être social, en analysant ses manières d’agir, de penser et de sentir qui sont influencées par le groupe auquel il appartient, et comment, en retour, ces actions façonnent la société.

1.3. L’émergence de la sociologie

Un bref aperçu historique retrace la naissance de la sociologie au XIXe siècle en Europe, en réponse aux bouleversements de la Révolution industrielle et de la Révolution française, et la nécessité de comprendre scientifiquement les nouvelles formes de la vie sociale.

1.4. La sociologie et sa relation avec les autres sciences sociales

La sociologie est positionnée par rapport à ses disciplines voisines. Sa distinction et sa complémentarité avec l’histoire, l’anthropologie, la psychologie et l’économie politique sont expliquées pour délimiter son champ de pertinence.

Chapitre 2 : Le Fait Social

2.1. Les caractères du phénomène social : Extériorité et contrainte

Le concept de fait social, selon Émile Durkheim, est introduit. L’élève apprend qu’un fait social est extérieur à l’individu (il le précède et lui survit) et exerce sur lui une contrainte, l’incitant à se conformer aux manières d’agir du groupe.

2.2. Les autres caractères : Collectif et durable

Le fait social est également collectif, car il est partagé par l’ensemble ou une majorité des membres d’une société. Il présente en outre une certaine durabilité ou régularité dans le temps, ce qui permet de l’étudier scientifiquement.

2.3. Les formes matérielles du fait social

Les faits sociaux peuvent s’incarner dans des substrats matériels. Le cours donne comme exemples les formes architecturales d’une ville, les voies de communication ou encore les textes de loi, qui sont des manifestations concrètes de l’organisation sociale.

2.4. Les formes immatérielles

Cette section aborde les faits sociaux qui relèvent de la conscience collective. Sont étudiées les représentations collectives (mythes, croyances religieuses) et les valeurs sociales (honnêteté, solidarité) qui guident les conduites.

Chapitre 3 : Les Outils du Sociologue

3.1. Les méthodes quantitatives

Les méthodes quantitatives visent à mesurer les phénomènes sociaux. 📈 Sont présentées les techniques comme le questionnaire par sondage et l’analyse de données statistiques, qui permettent de décrire la répartition et l’évolution des phénomènes à grande échelle.

3.2. Les méthodes qualitatives

Les méthodes qualitatives cherchent à comprendre le sens que les acteurs donnent à leurs actions. Sont étudiées des techniques comme l’entretien semi-directif et l’observation participante, qui permettent une analyse en profondeur des logiques sociales.

3.3. La démarche sociologique

La démarche scientifique en sociologie est décomposée en trois temps : la rupture avec les prénotions et le sens commun, la construction d’un objet d’étude et d’hypothèses, et la constatation par la confrontation des hypothèses avec les données du terrain.

3.4. La posture de neutralité axiologique

L’élève apprend que le sociologue doit s’efforcer de mettre de côté ses propres jugements de valeur pour analyser les faits sociaux tels qu’ils sont. Cette posture de neutralité, définie par Max Weber, est une condition de l’objectivité scientifique.

 

 

Partie II : Les Formes du Lien Social

Cette deuxième partie explore les différentes manières par lesquelles les individus sont connectés les uns aux autres pour former une société. Elle part des rassemblements les plus simples pour arriver à la notion complexe de société, en analysant en détail les relations sociales et les groupes qui en constituent la trame.

Chapitre 4 : Des Agrégats à la Société

4.1. Les rassemblements éphémères : La foule et la masse

Une distinction est opérée entre les agrégats physiques et les sociétés. La foule est un rassemblement momentané de personnes en un même lieu, tandis que la masse est un ensemble d’individus dispersés mais soumis aux mêmes influences, comme les téléspectateurs.

4.2. Les publics et les auditoires

Le public est défini comme un groupement plus organisé que la masse, uni par un centre d’intérêt commun (le public d’un journal). L’auditoire est une forme de public rassemblé physiquement pour assister à un événement (conférence, spectacle).

4.3. Définition de la société

La société est présentée comme un ensemble organisé et structuré d’individus, unis par des liens d’interdépendance, des institutions et une culture commune, et qui assure sa propre pérennité par la reproduction de ses membres et de ses formes sociales.

4.4. Le concept de lien social

Le lien social est défini comme l’ensemble des relations qui unissent les individus au sein d’une société. Ses différentes dimensions sont explorées : le lien de filiation, le lien de participation élective (amitiés), le lien de participation organique (travail) et le lien de citoyenneté.

Chapitre 5 : Les Relations Sociales

5.1. Définition et notion de l’interaction sociale

L’interaction sociale est l’unité de base de l’analyse sociologique. Elle est une action réciproque entre deux ou plusieurs individus, qui modifie leur comportement ou leurs pensées.

5.2. La classification : Relations primaires et secondaires

Les relations primaires sont des relations directes, intimes et affectives, typiques de la famille ou du groupe d’amis. Les relations secondaires sont plus formelles, impersonnelles et fonctionnelles, comme celles entre un fonctionnaire et un usager à la mairie de Lubumbashi.

5.3. La classification : Relations communautaires et sociétaires

Cette distinction de Ferdinand Tönnies est expliquée. La relation communautaire est fondée sur le sentiment d’appartenance et les liens traditionnels (village), tandis que la relation sociétaire est basée sur l’intérêt et le contrat rationnel (entreprise).

5.4. La classification : Relations fonctionnelles et dysfonctionnelles

Une relation est fonctionnelle lorsqu’elle contribue à l’intégration et au bon fonctionnement du système social. Elle est dysfonctionnelle lorsqu’elle génère des tensions ou des conflits qui peuvent perturber cet équilibre.

Chapitre 6 : Les Groupes Sociaux

6.1. Définition et caractéristiques d’un groupe social

Un groupe social se caractérise par des interactions régulières entre ses membres, une conscience d’appartenance collective et des objectifs ou des valeurs partagés, ce qui le distingue d’un simple agrégat d’individus.

6.2. La structure du groupe

Tout groupe développe une structure interne. 👨‍👩‍👧‍👦 Sont étudiés les statuts (les positions des membres), les rôles (les comportements attendus liés aux statuts) et les normes (les règles de conduite du groupe).

6.3. La typologie des groupes sociaux

L’élève apprend à distinguer le groupe d’appartenance (celui dont on fait objectivement partie) du groupe de référence (celui auquel on s’identifie et dont on adopte les valeurs, même sans en être membre).

6.4. La dynamique des groupes et l’influence sociale

La dynamique de groupe étudie les forces et les processus qui opèrent au sein d’un groupe. Le phénomène de l’influence sociale, par lequel le groupe exerce une pression à la conformité sur ses membres, est analysé.

 

 

Partie III : La Structure Sociale

Cette troisième partie analyse l’architecture de la société. Elle explore la manière dont les sociétés sont organisées en positions hiérarchisées (stratification), comment se forment les classes sociales, et le rôle des grandes institutions qui encadrent la vie collective et assurent la stabilité de l’édifice social.

Chapitre 7 : La Stratification Sociale

7.1. Définition : La hiérarchisation des positions sociales

La stratification sociale est le processus par lequel toute société est divisée en strates ou couches hiérarchisées, entraînant une distribution inégale des ressources et des opportunités entre les individus.

7.2. La distinction entre différenciation et stratification

La différenciation sociale est la simple existence de différences entre les individus (âge, profession). La stratification y ajoute une dimension hiérarchique, où ces différences sont traduites en termes d’inégalités de prestige, de pouvoir ou de richesse.

7.3. Les facteurs de stratification

Les principaux critères qui fondent la hiérarchie sociale sont examinés. Il s’agit principalement de la richesse (critère économique), du pouvoir (critère politique) et du prestige ou de l’honneur (critère symbolique).

7.4. Les systèmes de stratification historiques

Le cours présente les grandes formes historiques de stratification : le système des castes en Inde (fondé sur la naissance et la religion), le système des ordres dans l’Europe féodale (fondé sur l’honneur) et le système des classes des sociétés industrielles.

Chapitre 8 : Les Classes Sociales

8.1. L’analyse marxiste des classes sociales

L’approche de Karl Marx est présentée. Les classes sociales sont définies par leur place dans le processus de production (propriétaires des moyens de production versus prolétaires) et sont engagées dans un rapport de conflit fondamental (la lutte des classes).

8.2. L’approche wébérienne

L’analyse de Max Weber est plus multidimensionnelle. Il distingue trois ordres de stratification : l’ordre économique (les classes), l’ordre social (les groupes de statut, fondés sur le prestige) et l’ordre politique (les partis).

8.3. La notion de classe sociale dans la RDC contemporaine

Cette section applique les concepts à la réalité congolaise. Elle invite à une réflexion sur la structure sociale actuelle du pays, en identifiant les différentes strates (élites politiques et économiques, classes moyennes émergentes, masses populaires).

8.4. La mobilité sociale

La mobilité sociale est la possibilité pour un individu de changer de position sociale au cours de sa vie. 🚶 L’élève étudie la différence entre la mobilité ascendante et descendante, ainsi que les facteurs qui la favorisent ou l’entravent (école, héritage).

Chapitre 9 : Les Institutions Sociales

9.1. Définition d’une institution

Une institution est définie comme un ensemble de règles et de pratiques établies et durables, qui organisent un aspect fondamental de la vie sociale et sont considérées comme légitimes par les membres de la société.

9.2. L’institution familiale

La famille est présentée comme l’institution de base de la société, chargée de la reproduction biologique et sociale. Ses transformations contemporaines en RDC (évolution des modèles familiaux, crise de l’autorité parentale) sont analysées.

9.3. L’institution scolaire

L’école a une double fonction. 🏫 Sa fonction manifeste est d’instruire et de qualifier, mais elle a aussi une fonction latente de socialisation (transmission des normes) et de sélection, en orientant les individus vers différentes positions sociales.

9.4. L’institution politique

L’institution politique, incarnée principalement par l’État, est celle qui est chargée d’organiser le pouvoir, de maintenir l’ordre et de prendre les décisions qui s’appliquent à l’ensemble de la collectivité.

 

 

Partie IV : Culture, Normes et Comportements Sociaux

Cette quatrième partie se concentre sur les mécanismes par lesquels la société façonne les individus. Elle explore les concepts de culture et de socialisation, explique comment la société régule les comportements par le contrôle social, et analyse la manière dont les individus se positionnent et agissent au sein de cette structure.

Chapitre 10 : La Culture et la Socialisation

10.1. Définition sociologique de la culture

La culture est définie au sens large comme tout ce qui est appris et transmis socialement : les connaissances, les croyances, l’art, la morale, les lois, les coutumes et toutes les autres habitudes acquises par l’homme en tant que membre d’une société.

10.2. Le processus de socialisation

La socialisation est le processus par lequel un individu intériorise les normes, les valeurs et les manières d’agir de sa culture, ce qui lui permet de devenir un membre compétent de sa société.

10.3. Les agents de socialisation

Les différentes instances qui participent à ce processus sont identifiées. La famille est l’agent principal de la socialisation primaire, relayée et complétée par l’école, le groupe de pairs, les médias et les institutions religieuses ou professionnelles.

10.4. Socialisation primaire et socialisation secondaire

La socialisation primaire est celle qui a lieu durant l’enfance et qui est la plus fondamentale. La socialisation secondaire se poursuit tout au long de la vie, à chaque fois que l’individu intègre un nouveau milieu social (entrée dans une profession, migration, etc.).

Chapitre 11 : Le Contrôle Social et la Déviance

11.1. La régulation sociale : Normes, mœurs et lois

La vie sociale est rendue possible par l’existence de règles. L’élève apprend à distinguer les normes informelles, les mœurs (normes à forte connotation morale) et les lois, qui sont des normes formelles sanctionnées par l’État.

11.2. Le contrôle social

Le contrôle social est l’ensemble des moyens par lesquels une société assure la conformité de ses membres à ses normes. Il peut être formel (exercé par la police, la justice) ou informel (exercé par le regard d’autrui, la rumeur, le ridicule).

11.3. La déviance

La déviance est le comportement qui transgresse les normes d’un groupe social. Le cours explique que la déviance est relative : un acte est déviant non pas en soi, mais parce qu’il est défini comme tel par le groupe à un moment donné.

11.4. Les processus d’étiquetage

La sociologie interactionniste montre que la déviance n’est pas seulement une propriété de l’acte, mais le résultat d’un processus social d’étiquetage, par lequel le groupe désigne un individu comme « déviant », ce qui peut l’enfermer dans ce rôle.

Chapitre 12 : L’Individu dans la Société

12.1. Le statut social

Le statut social désigne la position qu’un individu occupe dans une structure sociale donnée (statut de père, d’enseignant, de chef de village). Chaque individu détient simultanément plusieurs statuts.

12.2. Le rôle social

Le rôle social est l’ensemble des comportements et des attitudes attendus d’un individu en fonction de son statut. Le rôle est l’aspect dynamique du statut ; c’est le statut mis en action.

12.3. La pluralité des statuts et les conflits de rôles

La multiplicité des statuts peut entraîner des conflits de rôles, lorsque les attentes liées à deux statuts différents d’un même individu sont contradictoires (ex: une femme manager qui doit concilier ses responsabilités professionnelles et familiales).

12.4. Les opinions et les attitudes

Les opinions (expressions verbales) et les attitudes (prédispositions à agir) sont analysées comme des produits sociaux. Le cours explore comment elles sont façonnées par l’appartenance à des groupes sociaux et par l’influence des médias.

 

 

Partie V : Les Champs de l’Analyse Sociologique

La dernière partie du cours applique les concepts et les outils acquis à l’analyse de grands phénomènes sociaux contemporains. Elle se penche sur la question du changement social, puis propose une initiation à deux branches importantes de la sociologie : la sociologie urbaine et la sociologie du travail.

Chapitre 13 : Le Changement Social

13.1. Définition et facteurs du changement social

Le changement social est défini comme la transformation durable des structures, des organisations et des valeurs d’une société. Ses principaux moteurs sont étudiés : les innovations technologiques, les facteurs démographiques, les conflits sociaux et la diffusion d’idées nouvelles.

13.2. La comparaison entre société traditionnelle et société moderne

Cette opposition classique permet de caractériser les grandes transformations sociales. La société traditionnelle, fondée sur la communauté et la coutume, est opposée à la société moderne, caractérisée par l’individualisme, la rationalité et le changement permanent.

13.3. Les acteurs du changement social

Le changement n’est pas un processus mécanique ; il est porté par des acteurs. Sont analysés le rôle des mouvements sociaux, qui mobilisent une partie de la population pour promouvoir ou empêcher un changement, et celui des élites.

13.4. Les résistances au changement

Tout projet de changement social se heurte à des forces d’inertie et de résistance. Le cours examine les raisons de ces résistances, qui peuvent être liées à la défense d’intérêts acquis, à la peur de l’inconnu ou à l’attachement aux traditions.

Chapitre 14 : La Sociologie Urbaine

14.1. Le phénomène d’urbanisation en RDC

L’urbanisation rapide et souvent non maîtrisée est un fait social majeur en RDC. Le cours en analyse les causes (exode rural) et les conséquences sur l’organisation de l’espace et de la société.

14.2. Les modes de vie et les relations sociales en ville

La ville est le lieu de nouvelles formes de sociabilité. 🏙️ Sont étudiés l’anonymat, la diversification des contacts et la naissance de nouvelles solidarités de voisinage ou associatives, par exemple dans les grandes métropoles comme Kinshasa ou Lubumbashi.

14.3. Les problèmes sociaux urbains

La croissance urbaine rapide engendre des défis spécifiques. Sont analysés les problèmes de logement précaire, de gestion des déchets, de développement de l’économie informelle et de la ségrégation spatiale entre les quartiers riches et pauvres.

14.4. La ville comme lieu d’innovation

Malgré ses problèmes, la ville est aussi un formidable lieu de créativité et de changement social. C’est en milieu urbain qu’émergent souvent les nouvelles tendances culturelles, les nouvelles formes d’organisation politique et les innovations économiques.

Chapitre 15 : La Sociologie du Travail

15.1. Le travail comme fait social total

Le travail est analysé comme une activité qui dépasse la simple dimension économique. Il est un facteur d’identité, un lieu de socialisation, un support de statut social et un organisateur central du temps et de l’espace de la vie.

15.2. L’organisation du travail

Les différentes manières d’organiser le travail (taylorisme, fordisme, modèles plus flexibles) sont étudiées, en analysant leurs conséquences sur les conditions de travail, la santé et la motivation des salariés.

15.3. Les relations professionnelles

Ce champ s’intéresse aux rapports entre employeurs, salariés et syndicats. Il analyse les formes de coopération et de conflit au sein de l’entreprise et la manière dont les règles du travail sont négociées et appliquées.

15.4. Le chômage et la précarité

Le chômage est analysé non seulement comme un problème économique, mais aussi comme un fait sociologique qui peut entraîner la perte de statut, la rupture du lien social et la désaffiliation. La montée des formes d’emploi précaires est également étudiée.

 

 

Annexes

1. Glossaire des termes sociologiques

Un lexique définit de manière simple les concepts clés de la discipline (anomie, socialisation, stratification, institution, etc.), fournissant un outil de référence indispensable pour maîtriser le vocabulaire du sociologue. 📖

2. Biographies succinctes des auteurs fondateurs

De courtes notices biographiques présentent les figures majeures de la sociologie (Auguste Comte, Émile Durkheim, Karl Marx, Max Weber), en résumant leur apport principal à la discipline.

3. Guide pour une observation sociologique

Une fiche méthodologique simple est proposée pour guider les élèves dans un exercice d’observation. Elle détaille les étapes : choix d’un lieu, définition d’une grille d’observation, prise de notes sur le terrain et rédaction d’un compte-rendu analytique.

4. Canevas d’un entretien semi-directif

Un modèle de guide d’entretien est fourni. 📝 Il montre comment construire une trame de questions ouvertes autour de quelques thèmes, afin de mener un entretien qualitatif tout en gardant une ligne directrice, un outil essentiel pour la pratique du technicien social.